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L’expérimentation ZOOV

Parmi le très copieux agenda du conseil municipal d’hier(17 décembre), s’est trouvée la question de l’expérimentation en cours de la société ZOOV, qui propose la location de vélos électrique en libre-service. Depuis quelques temps, LGdS consacre des articles aux initiatives liées au vélo. Aussi, nous a-t-il semblé normal de rendre compte de la discussion et surtout du projet lui-même.

ZOOV est une jeune entreprise qui met à disposition des vélos par un moyen très souple basé sur le smartphone. L’application ZOOV téléchargée sur notre portable transmet notre géolocalisation, ce qui permet de trouver le vélo le plus proche. Rendu au vélo, un simple scan le déverrouille … et c’est tout. On peut rouler et, mieux, un guidage GPS nous conduit à destination.

Ce qui distingue cette offre de celle de Velib est simple : l’électrique et la possibilité de rendre le vélo n’importe où. Ces avantages, malgré le surcoût induit, font que ZOOV se développe sur Sceaux. Présente depuis un an environ, la société cherche à croître et elle sollicite la ville pour y déployer trois stations, dans des lieux clé comme l’IUT.

Ce n’est pas un financement que ZOOV recherche, c’est la possibilité d’expérimenter à ses frais la présence de stations. Celles-ci consistent en de petits parkings ultra‑compacts, installables très rapidement et sur lesquels les vélos « collés » les uns contre les autres prennent très peu de place.

L’intérêt pour ZOOV est de faciliter l’entretien des vélos et de pouvoir proposer de nombreux vélos là où la demande est forte. L’intérêt pour la ville est de disposer d’une offre complémentaire à Velib … et sans frais.

Patrice Pattée, en tant que maire-adjoint en charge des Mobilités, suit le dossier. Il demandait hier le soutien de l’expérimentation. Soutien qu’il a reçu (avec un vote unanime), mais non sans quelques observations.

Le souci exprimé par des élus d’opposition (P. Szynkowski pour Sceaux en Commun, J-C Dessanges et C. Gautier pour Sceaux Ensemble) réside dans le fait de ne pas disposer de pistes cyclables sécurisées entre les différentes stations. L’absence, par exemple, de voirie propre en sortie d’IUT est perçue comme dissuasif pour l’usage du vélo.

Cette revendication est de fait relativement indépendante de l’expérimentation en question. Elle concerne la globalité de la ville dans laquelle ses défenseurs voudraient voir déployées des voiries séparées pour les vélos. En même temps, elle doit être rapportée aux contraintes des infrastructures. Celles-ci résultent de lentes évolutions au fil des siècles; elles ne peuvent sans doute pas être radicalement modifiées en deux temps et trois mouvements, nonobstant les impatiences des deux roues.

Patrice Pattée, qui n’y est pas hostile, rappelle que les grands axes, les premiers concernés, ne sont pas sous la responsabilité de la commune, mais du département. Et s’en faire entendre n’est, semble-t-il, pas simple. Il a évoqué le cas de l’avenue Jules Guesde (le long de laquelle se trouve le quartier rénové des Mésanges). Des pistes vélos y seraient nécessaires, la commune en réclame et accueillerait volontiers le soutien des associations.

On le voit, la séance du conseil d’hier ne mettait pas un point final au sujet. Le vote unanime en faveur de l’expérimentation ZOOV est une bonne décision pour la ville et ses usagers, mais que cela débouche nécessairement sur l’examen attentif de la modification progressive et programmée de l’infrastructure routière de Sceaux, en liaison avec les instances locales concernées.

LGdS compte bien en reparler. Elle reviendra aussi sur le projet « RER V« .


A lire dans la Gazette sur le même sujet :

  1. Herrenschmidt Herrenschmidt 11 janvier 2021

    Quelle est l’empreinte carbone de la voirie de Sceaux, de son entretien, de son adaptation aux modes de transport, etc.? Autant de questions qui devraient soucier les décideurs avant … de décider.

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