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Écoquartier à Bourg-la-Reine : avec les parents d’élèves de l’école la Faïencerie

C’est la représentante de l’une des trois associations présentes dans les deux écoles de la Faïencerie, Marine Coron, qui a pu répondre aux questions de la Gazette. Les trois associations, représentées toutes les trois dans le Comité de Suivi des Usagers, ont adopté une position commune sur ce dossier.

A propos de l’école

L’école comprend depuis l’origine deux bâtiments, qui sont maintenant reliés en continu, avec la partie cantine au centre. Selon les années et les effectifs, une classe peut passer de l’élémentaire à la maternelle et réciproquement.

Elle est vraiment vétuste, au point qu’une fenêtre est un jour tombée dans la cour et qu’il a fallu demander des travaux d’urgence. L’école n’est plus fermée au courants d’air, c’est en effet une passoire, à la fois thermique et phonique. Tous ceux qui la connaissent de l’intérieur sont persuadés qu’il est impossible de la réhabiliter, il faudrait tout refaire.

Cela fait au moins 10 ans qu’un projet en ce sens est évoqué, c’était un peu l’arlésienne. Mais du temps de l’ancien maire, Jean Michel Chevreau, seule l’école était concernée.

Le projet global

La mairie a vu dans la démarche « Inventons la Métropole du Grand Paris » une opportunité (pour avoir des subventions ?) et l’a saisie. Il y a eu en 2019 des ateliers participatifs où ont pu aller tous ceux qui le voulaient. Puis la mairie a mis en place le CSU pour la concertation (avant le Covid). La particularité est qu’on y trouve des associations très diverses, avec des intérêts divergents : les riverains, des associations écologistes et les parents d’élèves. Il y a eu des injonctions contradictoires entre les participants :

  • Les retraités du quartier veulent un grand parc ouvert à tous
  • Les riverains veulent du silence et du calme
  • Le maire veut des logements et un grand parc
  • Les parents d’élèves voulaient des grandes cours pour les écoles (espaces végétalisés et arbres de hautes tiges) , et conserver les grands espaces des écoles actuelles respectant nos contraintes propres

Le tout était animé par un cabinet, payé par la mairie, qui a rédigé les conclusions de cette concertation. L’une des premières conclusions approuvait l’idée de cours partagées entre riverains et écoles.

 On était contrarié de ces premières conclusions : pour les parents d’élèves comme pour les enseignants, il paraissait difficile d’avoir quelque chose de partagé. S’il n’y a pas de clôture de l’espace de récréation, cela devient très difficile à gérer pour les enseignants. Si tout le monde peut utiliser les lieux en fin de semaine, on fait comment pour s’assurer de la propreté et de la sécurité des lieux le lundi matin ?

Nous aurions bien sûr voulu aussi garder les grandes cours actuelles, mais on a compris que la mairie tenait à son parc, qui était une promesse de campagne (« un parc d’un hectare »)

Ensuite les discussions ont continué, débouchant sur un appel d’offres à un programmiste. La mairie a choisi et nous n’avons pas vu les différentes réponses. Le programmiste a proposé trois scénarios : le 1 avec deux cours au sol, le 2 avec une cour au sol et une en étage et le 3 avec les deux cours en étages.

Nous avons toujours demandé que les enseignants soient écoutés, et à leur suite, nous voulions des cours de récréation au sol. Tous les spécialistes de la petite enfance nous ont dit que les petits (notamment maternelles) ont besoin d’être ancrés au sol donc on a voulu le scénario 1. On acceptait une réduction des cours existantes mais on a compris que les cours des 2 écoles sont la première variable d’ajustement pour le parc

Il y a eu un consensus des membres du CSU pour ce projet 1.  

Des membres du conseil municipal (on ne sait pas qui) ont attribué des notes aux trois scénarios selon des critères qu’on n’a pas compris. Le scénario 1 obtenait la moins bonne note, les deux autres étant quasiment à égalité, ce qui a permis au maire de choisir le scénario 2. C’est comme cela qu’il l’a présenté au CSU.

Nous avons remis en question le process du CSU et nous avons pointé que son avis majoritaire n’avait pas été retenu. Le scénario 2 voyait les élèves de maternelle au 2ème étage. Il fallait déjà une demi-heure pour faire monter les enfants de 2 à 3 ans en début de journée !

Nous avons fait des motions en ce sens en conseil d’école le 10 et 17 février, et on l’a fait savoir le plus possible autour de nous.

Le maire a donc décidé de recevoir le 14 février successivement les directrices d’écoles puis les associations de parents d’élèves. Nous l’avons compris comme un essai pour diviser. Nous nous sommes exprimées : nous avons bien expliqué notre mécontentement.

Contre toute attente le maire a entendu et a dit qu’il allait faire un 4ème scénario avec le programmiste.

Le 14 mars le maire nous a revu (toujours en 2 groupes) pour présenter un scénario qui mixait le 1 et le 2 :  avec les deux cours au sol et les petites sections de maternelles en bas, les classes élémentaires en haut et les autres sections de maternelles au premier étage. Cela répondait à nos demandes même si nous regrettons la diminution de cours par rapport à ce qui existe actuellement.

Il reste une petite terrasse qui n’est pas destiné à être une cour de récréation « pour laisser libre cours à la fantaisie de l’architecte ». Il est hors de question que cette terrasse devienne une cour de récréation. On compte à ce que ce soit clairement indiqué à l’architecte. Peut-être un rucher ou un jardin partagé pourquoi pas, mais une cour cachée, non.

L’enfant au cœur du projet ?

Dans les premières présentations figurait tout un discours sur « l’enfant au cœur du projet », mais on a vite compris que c’était du vent. Tout l’aspect pédagogique a depuis disparu du système

Il y avait des membres de l’EN qui avaient des grandes idées sur le numérique et sur l’idée d’une ouverture de l’école sur le monde avec le square partagé, mais quand un enseignant se retrouve avec 29 élèves, tout cela n’a pas de sens. Il y avait l’idée d’un labyrinthe de verdure : une des intervenante de l’éducation nationale a demandé comment elle faisait pour retrouver tous les enfants ! Avec des plus jeunes, on ne peut pas avoir ce genre de délires « pédagogiques ».

Retour à l’article « Résultat de nos rencontres« 

Article de présentation générale du projet

Pour mémoire, ci-dessous le texte de la pétition du 17 février.

Conseil école élémentaire faïencerie 17 février 2022 

MOTION SUR LE PROJET NOUVELLE ECOLE dans l’ECOQUARTIER FAIENCERIE présentée par les équipes éducatives de l’école maternelle et élémentaire de la Faïencerie, les 3 associations parents d’élèves de la Faïencerie, (FCPE, LPA et PEEP) 

L’équipe enseignante et les parents d’élèves élus, au sein du conseil d’école maternelle du 10 février s’opposent au choix du scenario retenu par la mairie, présenté à la réunion du Comité de Suivi des Usages dans le cadre du projet Faïencerie du 31 Janvier 2022. Les associations de parents d’élèves (LPA, FCPE et PEEP) comme les enseignants demandent depuis le début de ce projet :

  • Des cours au sol, spacieuses et ombragées pour l’école élémentaire ainsi que pour l’école maternelle,
  • Une école sécurisée dans ses accès (plan Vigipirate) ;
  • Une école fonctionnelle adaptée aux besoins des enfants et des enseignants ;
  • Un rez-de-chaussée pour les petites sections qui montent difficilement les escaliers et pour lesquels les parents doivent pouvoir les accompagner dans les classes ;
  • Une cantine séparée pour la maternelle et l’élémentaire, avec un accès direct à la cour de récréation pour faciliter la gestion des roulements de classes pour la pause méridienne.

Pour cela, des surfaces suffisantes doivent être allouées à l’école. L’équipe enseignante et les parents d’élèves élus rappellent que le groupe scolaire de la Faïencerie représente aujourd’hui près de 600 élèves. Or, les 3 projets présentés au comité de suivi des usagers (CSU) tels qu’en l’état imposent une réduction drastique de la surface dédiée à l’école au profit de l’espace vert public et de la construction de logements. 

L’équipe enseignante et les parents d’élèves élus demandent donc que le projet retenu prenne en compte l’ensemble des points suivants : aucune cour de récréation en terrasse (plein sud et au vent), une maternelle petite section au rez-de-chaussée, et des locaux permettant une école fonctionnelle pour le travail des élèves, des enseignants, animateurs et personnels de cantine. Dans le projet (scénario 2) présenté au CSU du 31 Janvier, la maternelle est au premier étage, ce qui impose à des enfants de 2 à 6 ans de monter les escaliers 4 fois par jour (matin, récréation, retour cantine, récréation après-midi), sachant qu’il faut 10 minutes pour monter une classe entière de petite section.  A cela s’ajoute, un aspect sécuritaire à ne pas négliger (évacuation des locaux, intrusion…). L’équipe indique que ce scenario est inacceptable pour les équipes éducatives et les parents d’élèves des 2 écoles. L’équipe enseignante et les parents élus admettent que le scénario 1 est compatible avec deux cours au sol (rez-de-chaussée) compte tenu de la vaste superficie de ce projet. Quelques aménagements au projet présenté le 31 janvier pourraient être suffisants pour une école de qualité acceptable. 

Nous souhaitons continuer à instaurer le dialogue avec la mairie pour une école de qualité, avec de l’espace pour nos enfants….

Mais non à l’École au rabais !

Priorité à la scolarité et au bien-être de nos enfants

NON aux cours sur le toit  

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