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La fée électricité au jardin de la Ménagerie

Il y a quelque temps, en rentrant de faire quelques courses rue Houdan, je suis passé par le Jardin de la ménagerie. Il faisait beau, l’air était léger, une fin de matinée engageant à la flânerie. Mon attention a été attirée par une tondeuse à gazon qui me paraissait étonnamment silencieuse conduite par un homme dont le visage ne m’était pas étranger. Une bonne occasion pour une rencontre.
Effectivement, ce conducteur appartenait au personnel de la ville.

Je l’avais connu il y a quelques années au gymnase de la rue Léo Delibes. Il y assurait le gardiennage et l’entretien des équipements sportifs, alors que j’y venais jouer au ping-pong et rencontrer des camarades de club qui, plus talentueux que moi, s’entraînaient dur pour les compétitions de tennis de table. Donc cet homme m’était connu et je me permis d’interrompre quelques minutes son travail silencieux.

Au cours de notre discussion, j’ai appris que cette tondeuse à gazon était silencieuse parce qu’elle est électrique. Plus de pollution sonore, donc. Et, évidemment, plus de cette pollution détestable des moteurs thermiques, combinant la production de rejets nauséabonds, de particules réputées cancérigènes et de gaz à effet de serre.

Poursuivant cet agréable échange, j’y appris que par décision du maire, Philippe Laurent, non seulement toutes les tondeuses de la ville étaient progressivement remplacées par des modèles électrifiés, mais que cette décision d’électrification vertueuse s’appliquait également au renouvellement de tous les outils utilisés par les services techniques, entre autres souffleuses de feuilles mortes ou tronçonneuses d’élagage.

Voilà bien un choix exemplaire et une implication forte dans cette dynamique qui nous concerne tous, connue, mais peut-être encore insuffisamment, sous le nom de Plan climat air-énergie territorial (PCAET).

Rentrant chez moi, j’ai fini ma promenade tout songeur en imaginant que ce choix pourrait s’étendre à tout le territoire de Vallée Sud-Grand Paris et pourrait même devenir une règle s’imposant à tous les utilisateurs d’outils motorisés, particuliers et professionnels.

En attendant que nous prenions conscience que tous ces travaux de confort ne sont plus compatibles avec la vie sur une planète que nous souhaitons garder habitable pour tous.

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