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Quoi de neuf dans le Bulletin des Amis de Sceaux ?

A l’occasion des journées du patrimoine des 18 et 19 septembre, l’association des Amis de Sceaux a tenu un stand dans la rue Houdan, qui lui a permis de présenter aux Scéens ses activités ainsi que ses dernières productions. C’est ainsi que je me suis procuré, pour la modique somme de 12 euros, son bulletin n° 37, daté de l’année 2021.

Le bulletin donne des nouvelles de l’association et comprend un hommage appuyé à Thérèse Pila, ancienne bibliothécaire at membre de l’association.  Dans la parte « travaux et recherche » on trouve des témoignages sur le déroulement de Mai 68 au lycée Lakanal, ainsi qu’un très détaillé et très documenté dossier sur l’histoire de la ligne de Sceaux.

Mai 68 au lycée Lakanal

Le témoignage principal est ici celui de Jacques Girault, qui était à l’époque professeur au lycée ; militant syndical communiste, il explique comment les enseignants et la direction ont essayé de gérer dans le calme une période complexe. Il donne aussi à voir sur les différents courants partisans qu’on pouvait observer à l’époque. C’est ce dont j’étais a priori le plus curieux.

Le témoignage montre bien comment les deux forces stables de l’après-guerre, le parti communiste et l’Eglise catholique, sont en plein bouleversement. Du côté de la gauche, mai 1968 est aussi l’aboutissement d’une formidable remise en cause au sein des forces de jeunesse, que ce soient les jeunesses communistes (JC), l’union des étudiants communistes (UEC) ou l’UNEF. Les groupes trotskistes et communistes se constituent, qui donneront naissance au parti d’Alain Krivine d’un côté et au Libération de Serge July.

Dans le témoignage suivant, Gilles Candar, ancien élève de Lakanal explique que le groupe largement dominant chez les élèves est celui de l’Humanité Rouge, un groupe prochinois qui restera toujours complètement marginal en France.

Histoire de la ligne de Sceaux

Le récit proposé par Thierry Dindeleux prend 70 pages dans la revue. Abondamment illustré, il ne peut être résumé tellement il est riche : on ne peut que conseiller à tous ceux qui s’intéressent à cette histoire de se procurer le bulletin des Amis de Sceaux. On ne reprendra ici que quelques-unes des informations présentées.

La ligne de Sceaux, une des plus anciennes en France, doit son lancement à l’obstination de son concepteur, le polytechnicien Jean-Claude-Républicain Arnoux. Celui-ci voulait trouver une occasion de tester son système articulé destiné à contourner les terrains accidentés.

La première ligne, qui aboutissait près de ce qui est aujourd’hui l’ancienne mairie, se terminait par plusieurs courbes extrêmement serrées, par exemple une courbe avec un rayon de seulement 63 m, à comparer aux 800 mètres minimaux des chemins de fer de l’époque. La ligne n’avait qu’une voie : les trains ne pouvaient donc s’y croiser. Les rails avaient aussi un écartement de 1,751m, quand le standard était de 1,435, ce qui fera qu’elle devra plus tard être reconstruite pour être conforme.

On apprend bien d’autres choses à la lecture : les causes de dépassement du devis initial lors de la construction, la date de l’inauguration, les rivalités avec Fontenay, les raisons du choix du terminus actuel, l’attitude de Michel Charaire à propos de ce choix, mais aussi la caractéristique des rails, des gares ou des locomotives ! On découvre un Sceaux rural, les bals de Sceaux et de Robinson qui expliquent en partie la fréquentation de la ligne.

Pour en savoir plus, il faut lire le dossier !

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