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Réaction à un article sur la 5G

LGdS a reçu un long commentaire réagissant à un article que nous avons publié le 20 mars sur la 5G. Son auteur est Jarosalv Podser, dont l’action militante est connue à Sceaux, en particulier aux Blagis. Sa réaction est de fait une volée de bois vert contre la position que l’article exprime. Nous la publions cependant car elle traduit des craintes, des refus qui sont, même si le regrettons, assez répandus : craintes devant les effets supposés des ondes, méfiance de principe devant les évolutions technologiques, stigmatisation des intérêts privés. Cette réponse, dans son esprit, ne reflète pas les positions de la Gazette et nous y répondrons sans doute. Il n’empêche qu’elle ouvre sur un débat nécessaire et qu’il serait vain d’éviter.

Attiré par votre article sur les Blagis qui exprimait bien de nombreux ressentis des participants, je découvre les autres articles de votre gazette.
Mais sur celui de la 5G vous « planez » bien monsieur.

Je m’explique. Il me semble que vous faites une charge contre une expression autre que la vôtre. Vous êtes libre sur votre blog, mais si vous voulez un échange argumenté, inutile de vous servir d’un appât avec Binoche.

Vous vous appuyez sur des affirmations liées au déploiement de la 5G bien que la discussion soit encore actuellement en cours dans notre ville. Mais attention, le bulldozer des grands travaux est en route. Déplacez-vous ! Ici la vidéo de l’orang-outan qui s’en prend à une pelleteuse détruisant son habitat amazonien, me vient à l’esprit.

Vous dépréciez les réseaux. Mais sur les réseaux il y a tout et n’importe quoi, nous le savons. C’est ce n’importe quoi qui vous intéresse et vous l’employez.

La première phrase donne le ton, la réalité est forte et sans conteste, appuyé alors par le dénigrement des réseaux sociaux. Les 3 milliards € de recettes des fréquences vendues aux opérateurs. L’argument qui a du poids. Je rajoute – avant même l’avis des autorités sanitaires, avant la discussion organisée sur le sujet et contre avis de CCT. Qui contredit alors ?

Vous voulez ridiculiser, mais avez-vous juste un peu cherché sur ces réseaux fallacieux et bavards ?
Il y en a pour tous les goûts, je le redis, c’est vrai. Allant des médias dit « grand public », que je n’apprécie pas mais je ne les ignore pas non plus, aux médias avec des journalistes d’investigation, dont la qualité primordiale consiste dans leur indépendance à propos des oligarchies médiatiques et industrielles liés, entre autres, à la problématique de G5, jusqu’aux canaux spécialisés.

Ainsi même le public suspendu sur l’écran magique, lors des soirées chips & Hanouna, peut apprendre les choses. Ici, l’invité est de qualité, les chiffres avancés sont officiels. L’émission sert à sensibiliser à la question:
• https://www.youtube.com/watch?v=aomArtEepd8
Ainsi le public qui n’aime pas être servi mais de se servir, trouvera aussi plus sur le sujet :
• https://www.youtube.com/watch?v=qIjm8df06ac
Le public qui veut chercher et savoir tombera inévitablement sur des sites où de nombreux scientifiques alertent :
• https://emfscientist.org/index.php/emf-scientist-appeal
Nombreuses sont les études sur l’impact santé, par exemple. :
• https://www.biorxiv.org/content/biorxiv/early/2016/05/26/055699.full.pdf

La sensibilité électromagnétique n’est plus le délire des babacools ou des lanceurs d’alerte, mais l’objet de recherches. Oui, notre espace est saturé des ondes. Les ondes et les vibrations sont un sujet majeur de la physique, de l’univers et possiblement même de la vie. Les références ne manquent pas, mais c’est pour un autre échange. Le sujet est forcément complexe mais regardons le chemin déjà déblayé un peu: celui des produits chimiques. La question des doses et les ingrédients minimes créant le cocktail mortifère est désormais le sujet reconnus, malgré le travail persévérant d’occultation des industries chimiques.
Oui les cocktails, les panachages, les mélanges, les alliances, mais jamais la panacée. Seulement les résultantes, les produits et les forces motrices d’un capitalisme boulimique :
• https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26372109/

Lors du 1er rdv sur la 5G organisé par la mairie, les invités, spécialistes, n’ont pas été capables d’avancer les arguments, publiquement désirables, tangibles, qui démontrent en quoi il est bon de déployer le nouveau réseau et de nous saturer d’ondes. Ils se sont cantonnés aux sujets techniques de fonctionnement… sans expliquer pourquoi alors accepter l’exploitation des ressources naturelles, encore et encore, d’accroitre la production de CO2, de charger l’environnement, dans le temps où les enjeux de la protection de notre milieu de vie et d’un équilibre à trouver entre les activités humaines et celles des autres vivants est le gage de notre survie même, dans les temps où le public y est de plus en plus sensibilisé. La 5G est-elle si unique qu’elle fera donc l’exception ?

Ces invités ont également soigneusement omis de mentionner pour qui ils travaillent et quelle main les nourrit. La question possède tout son intérêt, spécialement aujourd’hui, car la déontologique et la morale (pas de la moraline !) sont brouillées et sont même expulsées comme hors sujet.

Nous ainsi, assaillis par la propagande, dans l’espace saturé des spécialistes de santé, eux, avec des conflits d’intérêts prononcés, pour exemple le conseil scientifique ad hoc dont les membres avec des revenus vénus de big pharma, sommes moins bien capables d’analyse et toujours habiles de distinguer entre le sujet (ici donc 5G), le locuteur et ses raisons de nous parler.

Ainsi, moi aussi, je dois dire, que je suis animé, par mon intérêt propre à la question, bénévole et actif, également membre de CCT de la ville et du groupe de travail sur le sujet de la 5G.

Pour la beauté du texte et pour une idée à marquer vous vous saisissez de Brice Couturier.
Je me permets d’user le même exercice afin de ramener vers une unique, simple idée à la fin.
Confucius a dit : « Celui qui sait ne doute pas ; celui qui est bon n’est pas inquiet; celui qui est brave n’a pas peur ».
Cette belle phrase possède le pouvoir d’être employée par tous et pour tout. Pour le déploiement de la 5G, pourquoi pas ? Confucius a modelé les esprits, ses idées sont chéries par les puissants. En son temps, dans le temps de création des empires, il a fallu aussi les crédules : allez suivez, devenez héros de la vie de tous les jours, écoutez ce qui disent les autorités. Travaillez, contribuez, ne vérifiez pas. L’empire a besoin de vous.
Je continue avec un autre : « Доверяй, но проверяй ». « Aie confiance, mais contrôle ». Vous vous en doutez, peut-être, c’est Lénine qui a dit ça. Ce qui pourra me faire incriminer de gauchiste révolutionnaire, mais quand Reagan a dit la même chose… « Faîtes confiance, mais vérifiez… » j’apporte par-là la preuve que mon esprit reste ouvert, surtout à l’accent léger de votre texte. Restant dans l’allégorique, regardez les films S-F, en l’an 2049, c’est pour bientôt, tout le monde conversera téléphoniquement via sa main – gauche. Ah… J’oubliais, avant eux, déjà en 1982, E.T. a communiqué par son doigt – droite.

Le dernier que j’ai envie d’avancer est Miguel De Unamuno: « Une foi qui ne doute pas est une foi morte » qui me ramène vers une posture que je conseille à adopter. Je suis avec les citations sur le terrain de la foi, de la religion, de l’idéologie. Les arguments, une petite partie d’eux, ils sont dans les liens, plus haut.
Et c’est justement la question : sommes-nous face aux arguments ou face à une autre religion, le techno-optimisme en l’occurrence, ou encore un autre, subalterne, appuyé par des arguments d’un terrible retard déficitaire de notre économie, de la ville, de notre vie ?

Pour la posture, je dis, la devise plutôt, non seulement de tous les philosophes, mais encore des hommes sensés de tous les pays et de tous les temps : « En cas de doute, je m’abstiens ». Le proverbe, si judicieux, qu’il nous vient du fond des âges. Savoir douter peut-être, en bien des circonstances, un acte de raison et de justice, ou simplement de bonne santé mentale et, vu le sujet, de la santé physique autant.

Jaroslav Podser

  1. Stéphane Stéphane 28 avril 2021

    Avoir peur des ondes, je peux comprendre. Mais coller là-dedans Lénine, Reagan et Confucius, ça dérape grave.

    • Jaroslav PODSER Jaroslav PODSER 28 avril 2021

      Bonjour Stéphane, le G5 vous intéresse donc pas ? Cordialement

  2. Jaroslav PODSER Jaroslav PODSER 28 avril 2021

    Bonjour Stéphane, le G5 ne vous intéresse donc pas ? Cordialement

    • Stéphane Stéphane 29 avril 2021

      Si, la 5G m’intéresse. Comme n’importe qui. Ni plus ni moins. Je l’utiliserai si le réseau de mon opérateur m’y pousse. Mais je laisse Lénine dormir là où il est.

      • Jaroslav PODSER Jaroslav PODSER 30 avril 2021

        Stéphane, je pense que le 5G n’intéresse pas, en ces enjeux, en son essence, le grand monde.
        Mon constat est que :
        – pour les nombreux c’est que la suite des chiffres. Après 2, 3, 4 c’est 5, et 6. Le 6 en développement déjà. Pourtant, les deux derniers ne sont pas, technologiquement parlant, la même chose que les trois précédents.
        – pour les autres c’est le reflet de ce qu’on nomme Le Progrès. Pas d’opposition sur ce terrain de ma part, je ne suis pas un qui se déplace à cheval. Mais entendons-nous sur ce que le progrès est et sur ses vertus : la proposition est en bas de ce message.
        – pour les autres encore c’est la compétitivité mis en jeu. Nous prenons un retard. Le groupe de travail sur 5G de CCT de Sceaux a entendu ces arguments à tour de rôle des invités.
        D’abord sur quel terrain ? Communication, industrie, crise Covid et la chance de la relance économique. C’est du lourd. Entendu. D’abord est-ce la seule solution technologique comment communiquer valablement ? Puis, le retard n’est pas démontré, notre société transmet, reçois, gère, sans la perte de la vitesse. Mais l’envie, coriace, des intéressés, nous pousse vers un concours olympique : « plus vite, plus haut, plus fort ».
        – pour les autres autant, c’est du business sec. Sans regarder ailleurs plus qu’utile afin de conserver le rendement attendu. Les milliards sont en jeu ce qu’il ne faut pas perdre de vue.
        – enfin tant d’autres intérêts s’y trouvent, comme avec toute technologie qui risque d’impacter fortement la société.

        Puisque le bouleversement est attendu et avancé par les messagers de ce bonheur dans l’air, pourquoi sera-t-il illégitime de se poser les questions sur les coûts de cette affaire ? C’est normal : rentrant versus sortants.
        Les coûts d’investissement et de rendement – je ne les cherche pas, mais je veux bien savoir, si quelqu’un veut s’y atteler.
        Mais en termes des coûts environnementaux, sociaux, urbains, paysagers ou esthétiques ?

        Pourquoi sera-t-il illégitime de se poser la même question concernant la santé ?
        Il est bien impossible de déclarer qu’il n’y aura aucun impacte, n’est ce pas ?
        Pourtant cette question frôle l’hérésie. L’interrogation est saisie avec l’intérêt par des contradicteurs des opposants de 5G, le tout emballé dans le pack d’un boutiquier raffiné : je vous la fait dans le papier kraft Amish, ratafia et une belle fleur en encre de betterave apposé en douceur par le tampon en patate ciselé ? Oh je vois, vous préférez plutôt la feuille aux couleurs nordiques, plus expressionnistes, celles de la Crie de peur ? Mais attendez, voilà, le paquet en cellophane de la transparence des intérêts privés industrielles, altruistes, comme chacun sait ? Le marchand possède le choix encore plus large..

        Pourquoi sera-t-il illégitime de se poser les questions sur la nécessité même de 5G ?

        Vous dites pousser. Sommes-nous les clients ou les bonnets des opérateurs ?
        Avez-vous entendu parler de la disparition de 2, 3 et même 4G ? Ces trois générations qui nous procurent déjà le plaisir, assez de connexion, sans parler de réseau optique, le plus fiable, à la bande passante carrément gigantesque par rapport de toutes GG.

        Ainsi nous pouvons opiner sans fin.
        Alors voilà ce que je vous propose. Pas seulement à vous, mais à tous dans cette discussion. Il aura des opposants, comme moi, et des partisans, comme vous ou comme Maurice, l’auteur et initiateur à qui j’adresse cette réponse également.
        Vous, forcément plus au courant des bienfaits de cette histoire, car vous les défendez, pourquoi ne pas les nommer, les identifier, ou alors y réfléchir simplement, pour exposer aux autres, à tous, alors aux opposants, ce qu’ils ne savent pas ?
        Moi, je propose de faire pareil. De coté à la charge de 5G. Vous également vous allez apprendre les nouveautés.
        Comparons, pesons. Essayons nous à l’exercice factuel et sourcé. Avançons ensemble et non pas contre nous. Hormis le fait que le ciel et l’air est notre bien commun, le juste milieu de la solution existe. Si non, qui voudra contredire ?

        Dernier point, personnellement je ne m’interdit pas les ressenties ou les métaphores, pourvu que nous restons courtois. C’est pour alléger les échanges lourdes du sujet, et puis nous ne sommes pas les robots.. Ainsi ne vous insurgez pas contre Lénine. Il dort tranquille, malgré toutes forfaits qu’il a commis. Je peu vous la confirmer, je l’ai vu. Il est d’ailleurs tout petit. Malgré ce qu’on imagine !

  3. Maurice Zytnicki Maurice Zytnicki 28 avril 2021

    Jaroslav, il y a selon moi deux types de doute. Celui qui, ne sachant pas, se méfie et refuse a priori. Celui qui, fort de son savoir, le remet en cause et invente quelque chose de nouveau. Le premier se contente de bloquer sans effort particulier, le second est créateur.
    Tout ça pour dire que le doute n’est pas en soi une vertu. Encore faut-il qu’il soit du côté de l’inventivité. C’est bien loin d’être le cas avec le refus de la 5G.

    • Jaroslav PODSER Jaroslav PODSER 30 avril 2021

      Bonjour Maurice, remettre en cause n’est pas fatalement lié à la proposition de la solution. Dans la recherche, scientifique notamment, nous avançon pas à pas, le résultat, de surcroît souvent temporaire, se trouve quelque part sur route d’un chercheur. Les impasses y sont nombreuses. La qualité d’un ardu sera de remettre en cause son cheminement pour en trouver la voie plus juste.
      Mais je rappelle que nous ne sommes pas ces chercheurs de la technologie nouvelle. Ne mélangez pas nos rôles. Nous sommes les consommateurs pouvant se poser la question sur l’utilité d’un joujou technologique, et nous sommes les citoyens pouvant se poser la question sur les impactes avant y consacrer nos bien communs, l’environnement et les ressources en premier lieu.
      Le doute soit la vertu des candides, eux égarés sur le chemin..Soit. Approuvez-le.
      Quittons les généralités : listez les biens de 5G, les études à l’appui.

      • Maurice Zytnicki Maurice Zytnicki 6 mai 2021

        Jaroslav, bien d’accord sur le fait que le déploiement de la 5G n’est pas une affaire de chercheurs. C’est bien une affaire de consommateurs. Laissons-les s’exprimer. Sur la base d’une information claire sur le produit. C’est bien cette information qui est en débat.

  4. AliceD AliceD 28 avril 2021

    Parfaitement d’accord. Tant que la non nocivité n’est pas prouvée, il faut le moratoire. On ne connaît pas les impacts des antennes 5G sur la santé>. Il faut appliquer le principe de précaution. C’est ce que demandent plusieurs partis.⁦

  5. François Brun François Brun 30 avril 2021

    La 5G pose le problème de la virtualisation de nos vies. La rapidité d’accès que promet la 5G (mais celle de la 6G je ne vous dit pas !) rendra bientôt intolérable tout délai mis entre le désir et la satisfaction du désir. l’accès instantané aux doudous de la consommation d’objets virtuels fait de nous de futurs impatients, rageant de ne pouvoir obtenir sur le champ ce qui nous est promis. C’est destructeur, et notamment de la vie en société car vivre en société c’est négocier pour obtenir, discuter pour préciser une demande, surseoir pour être sûr d’un choix. Avons nous besoin de cette instantanéité, oui, nous la désirons et c’est amazo qui vous livre du soir pour le lendemain matin avec bientôt des offres de livraison par drone dans la demi-heure. Un concurrent s’est promis de lui damer le pion en livrant en 10mn je ne sais plus quoi.

    Est-ce qu’il est possible de résister à ça ? Est-ce que c’est légitime ? Est-ce que c’est concevable ? Est-ce que la satisfaction du désir enfantin du tout tout de suite est sage ou fou ? Est-ce que penser que le toujours plus, plus vite, avec plus d’automates, plus d’outils nous rendra, osons le mot, plus résilients face aux crises qui s’annoncent.

    Et si un jour prochain on nous demande de ne pas utiliser l’électricité par manque d’approvisionnement, si elle est coupée en cas de crise d’approvisionnement majeure, que deviendrons ces promesses du tout et toujours plus vite ? Le confinement a été un sevrage très partiel puisqu’il n’a concerné que nos déplacements. Il nous a fait revivre dans des conditions qui étaient celle d’une vie de village, sociabilité limitée à celle des voisins et circulation à pied à une demi-heure de marche au plus (si on s’affranchissait du km). Qui l’aurait imaginé ? Est-ce que d’autres sevrages ne sont pas à venir ?

    La virtualisation du fonctionnement social est très dangereuse. Je travaille avec une société qui a été hackée en janvier. Une grosse, plusieurs centaines de salariés. Elle a mis plusieurs mois à redémarrer (elle gère des logements sociaux, ceux-ci ne se sont pas évaporés quand le propriétaire s’est trouvé réduit à n’être qu’un écran sur le web qui n’ouvrait plus sur rien). Je travaille également avec une collectivité (un EPCI) également victime d’un ransomware, un mois et demis d’arrêt. Plus rien ne se passe, plus de paiements, plus de services, rien.

    Nous sommes extraordinairement vulnérables. Le déploiement du Web des objets ne va que faire augmenter cette vulnérabilité, que ce soit vis à vis d’actes hostiles ou de l’hostilité des réalités énergétiques qui se manifesteront inévitablement, et ça m’inquiète.

    • Maurice Zytnicki Maurice Zytnicki 6 mai 2021

      L’exposé des craintes est toujours légitime. Cela vaut pour tout. Pour la 5G comme pour le reste. Va-t-on pour autant interdire tous les usages? Il est vrai que les circonstances nous ont fait reprendre la marche à pied, réinvestir la proximité (je n’irai pas jusqu’à dire ce que c’est une vie de village). Mais elles ont, en parallèle, fait exploser les visioconférences, elles ont démultiplier les rencontres…. virtuelles justement…. de cette virtualité dont on salue à l’envi l’impact sur la réduction des transports. Comme quoi, en matière sociétale, les équations sont toujours un peu compliquées.

      • Jaroslav PODSER Jaroslav PODSER 13 mai 2021

        Maurice,
        L’utilisation industrielle est peut-être justifiée. Allons-y donc, équipons les ZI et des usines. Mais nous parlons ici de la ville..Ville de Sceaux, en occurrence avec prés de 0% de l’industrie ou la production apparenté.
        Trouvez donc, SVP, les arguments pour la sphère privé, dont il s’agit ici.
        Proximité & virtuelle..Vous n’y voyez aucun contresens ?
        De quel transport parlez-vous ? Public ? Probablement pas. Personnelles ? Plus logement. Pour diminuer ce dernier..il ne fait pas encore détériorer le premier..
        Le transport des marchandises ? Routier oui. Il pèse quelques % sur la production des émissions globales de GES. Savez-vous combien ? Je vais vous le dire :
        Le transport tout compris vaut env.24% des GES globales, dont personnelle fait 60% de ces 24%. L’aérien fait 2% du total de 100% des GES globales. La navigation pareille. Le transport strictement personnel signifie 11% des GES globales. Le rail à peine 0,2%.
        Il sera alors logique de rénover les rails, dont le réseau est bâti depuis des générations, avec un grand succès économique pour les pays. L’impacte écologie est un plus value compris et révélé avec le questionnement sur les GES. Mais les lignes de rail de fret commercial sont supprimées au profit des camions. Le transport en commun au profit des voitures. Essayez-vous à une explication !
        En parallèle il est également profitable de se tourner vers la production locale, mais vous voyez que le fret commerciale n’est pas le problème principale or c’est nos voitures et notre confort nous évitant les RER bondés.
        Les rencontres virtuelles : vous présentez leur coté positive de notre vie social. Mais dans les gigabits échangés dans les bandes passantes et stockés dans les data centres, combien pèsent ces rencontres, qui n’ont pas que la qualité mais également une pente glissante du virtuelle ?
        Déjà aujourd’hui les émissions des GES liées à Internet polluent autant que l’avion. Oui, 2% des GES globales c’est l’Internet avec une progression allant à 4% en 2030 et 7% seulement 5 ans après.. Sur cela, les vidéos des gentils chats de toute nature et toutes espèces, y compris humain, pèsent la moitié.
        Cordialement

        • Maurice Zytnicki Maurice Zytnicki 17 mai 2021

          Jaroslav,
          Il me semble que votre post fait référence à une étude d’un lab américain citée dans Futura Science:
          https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-emissions-co2-liees-internet-polluent-autant-avion-43802/

          La conclusion en est toutefois assez optimiste.
          « D’après les chercheurs, rendre la consommation énergétique des installations plus efficace, utiliser plus d’équipements à basse consommation énergétique et faire appel aux énergies renouvelables sont les trois facteurs déterminants dans la réduction des émissions de CO2. L’amélioration de la précision des modèles permettra aux industries et aux gros réseaux de télécommunications d’optimiser leur consommation d’énergie. »

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