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Philippe Laurent: du local au national

Maire de Sceaux depuis 2001, Philippe Laurent a une double formation d’ingénieur et de Sciences Politiques. Entré en politique depuis une trentaine d’année, il s’est spécialisé dans la gestion et les finances publiques. Il est vice-président de l’AMF (Association des maires de France) et président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale. Il répond au questionnaire que la Gazette de Sceaux lui a proposé.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? En particulier, pour quelle raison vous présentez-vous aux élections et pourquoi avec cette étiquette ?

Je me suis porté candidat à cette élection pour représenter les habitants de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine à l’Assemblée nationale. Depuis plus de 20 ans, je gère la ville de Sceaux avec une majorité municipale équilibrée, composée de membres de l’UDI, de LR et de personnalités non encartées aux sensibilités très différentes. J’ai le soutien de l’UDI et de nombreux élus notamment de Patrick Donath, maire de Bourg-la-Reine et Jean-Yves Senant, maire d’Antony. Mon suppléant, Saïd Ait-Ouaraz, a été élu de Châtenay-Malabry et est aujourd’hui adjoint au maire d’Antony, membre de LR. Nous poursuivons ainsi cette longue tradition d’alliance située au centre droit.

Mes fonctions nationales, notamment de vice-président de l’Association des maires de France et de président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, m’ont permis d’approcher de très près le fonctionnement de l’Etat et de son administration, ainsi que le Parlement. Cela m’a convaincu de l’absolue nécessité, pour l’avenir de notre pays et son bon fonctionnement, d’une indispensable « reconnexion » entre le local et le national, que seules des personnes disposant d’une certaine expérience peuvent conduire. Pour faire de bonnes lois, adaptées et applicables, il faut bien connaître les gens, leurs besoins, leurs aspirations, leurs rêves aussi …

Comment percevez-vous la situation de la circonscription et de sa population?

Notre circonscription, qui entoure le parc de Sceaux, reste particulièrement agréable à vivre et dispose d’un cadre de vie à bien des égards exceptionnel, grâce notamment à l’action des équipes municipales des quatre communes et du Département des Hauts-de-Seine. Sa population dispose aussi de nombreux équipements publics, de commerces et de services abondants et diversifiés. La mixité sociale est aussi l’une des richesses de ce territoire qui accueille 140.000 habitants.

Les crises que nous traversons et avons traversées ont montré le rôle essentiel et la réactivité des élus locaux, notamment des maires, dans la vie quotidienne des habitants, ainsi que l’engagement de nombreuses associations. Face à la crise sanitaire, face à la lourdeur administrative, les maires et leurs équipes ont rapidement déployé des plans d’action pour répondre à l’urgence et apporter une aide concrète, aider les commerçants et les entreprises, organiser avec les bénévoles les réseaux de solidarité. En outre, les maires ont été capables de travailler ensemble, en excellente coopération, en ouvrant par exemple le centre de vaccination commun de l’espace Vasarély.

C’est donc une circonscription où les choses fonctionnent plutôt bien, et dont il convient de préserver le caractère agréable et le cadre de vie privilégié.

Si vous êtes élu, quelles sont les attentes de la population de la circonscription que vous aurez à cœur de porter ?

Je pense profondément que notre circonscription des Hauts-de-Seine a besoin d’un député qui ne triche pas, avec une véritable expérience, des réussites et parfois des échecs, qui la connaît bien ainsi que ses habitants, et qui saura les protéger. Avec les maires qui me soutiennent, je crois au caractère irremplaçable de l’expérience. La bonne gestion des affaires publiques ne se réduit pas à de la communication : elle requiert du fond, de l’expertise et une grande expérience humaine.

Les enjeux de notre circonscription, c’est d’abord la préservation du cadre de vie, en évitant une trop grande densification notamment qui pourrait nous être imposée par la loi. C’est aussi la qualité du réseau de transport public, à laquelle il faut veiller en permanence. C’est la diversification du tissu économique, en axant nos efforts sur la présence d’emplois auprès des personnes, le commerce et l’artisanat de qualité, et en même temps sur la recherche et l’innovation, avec la présence accrue de l’université, notre territoire étant tout proche du plateau de Saclay. C’est l’engagement déterminé dans la transition écologique et énergétique, comme nous le faisons déjà, chacun à son niveau, en promouvant par exemple une « culture vélo » dans nos communes. C’est enfin la santé, en développant encore davantage l’offre de soins et la médecine de proximité.

Comment jugez-vous la situation du pays ? Si vous êtes élu, quels seront pour vous les dossiers prioritaires ?

La situation de notre pays est difficile, naturellement, chacun le sait. Et beaucoup de nos concitoyens en souffrent déjà, ou redoutent d’en souffrir. Mais nous avons de nombreux atouts, pour peu que nous en soyons conscients et que nous sachions nous mobiliser collectivement.

Homme loyal et engagé, depuis des années, je milite pour une droite modérée, intelligente, ouverte, européenne et sociale.  Je crois en la liberté, au progrès et à l’innovation. Soucieux de l’intérêt général, je crois également au dépassement des clivages artificiels et au rassemblement de toutes les bonnes volontés au service de notre pays. Je crois aussi à la nécessité d’un service public puissant, universel et accessible, ciment de la nation, permettant la mutualisation des risques et l’expression de la solidarité et l’égalité de traitement des citoyens. Il doit être renforcé, modernisé, parfois humanisé.

Les priorités qui guideront mon action à l’Assemblée nationale sont ainsi :

  • Permettre la transition écologique et énergétique qui protégera notre cadre de vie
  • Lutter contre les déserts médicaux et garantir l’accès à un médecin à tous
  • Faire de l’accès à l’éducation et à la culture une priorité majeure
  • Développer et promouvoir des services publics de qualité, de la petite enfance au grand âge
  • Encourager les initiatives en supprimant les normes inutiles, et renforcer notre attractivité économique
  • Augmenter les moyens de la justice et mieux lutter contre les incivilités et la délinquance pour notre sécurité
  • Protéger les plus fragiles, agir pour le pouvoir d’achat et permettre des retraites décentes
  • Consolider notre système démocratique en faisant évoluer nos institutions et leur pratique afin de mieux associer tous les citoyens aux décisions

Quel message principal souhaiterez-vous adresser aux électeurs ?

J’invite les électeurs, les 12 et 19 juin, à voter pour un député expérimenté, à l’écoute et en action, qui vous connaît, qui connaît vos difficultés, vos aspirations et vos projets. Un député que vous connaissez de longue date, qui est auprès de vous, qui sera présent pour vous répondre, vous soutenir, vous protéger et relayer vos idées au niveau national. Un député qui saura être constructif lorsqu’il le faudra, mais toujours exigeant lorsque l’intérêt général est en jeu.

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