Press "Enter" to skip to content

Début des vélos Zoov

Sceaux Mag d’avril (p.23) signale la mise en place de trois stations Zoov de vélos électriques en libre-service, l’une sur la place de Gaulle devant l’Amiral, une autre devant l’entrée est du RER Robinson et la troisième face à la gare RER de Sceaux. On s’est du coup posé la question de savoir qui est Zoov au juste ?

C’est une startup, créée en 2017 par l’entreprenant ingénieur Eric Carreel, dont la croissance est impressionnante. Vu du client de son service de location, il y a une appli smartphone Zoov. On crée un compte en renseignant son adresse mail, le numéro de téléphone et celui de sa carte de paiement…du standard. C’est comme Uber ou la SNCF.

Quand on veut faire un tour, on saisit sa destination, l’appli localise le vélo le plus proche ; on le déverrouille en scannant son identifiant. Le GPS nous guide pendant le parcours. C’est-y pas beau ? Et après utilisation, on peut le laisser sur une station Zoov ou sur n’importe quel emplacement dans la zone d’utilisation. Pour ce qui concerne Sceaux, elle est au sud du Grand Paris et visible ici.

Du côté des sous, comment ça se passe ? Pas compliqué, c’est 0,20€ la minute avec une facturation minimum de 0,50€. Dix minutes, deux euros. Une heure, 12 euros. Faut faire vite. De toute évidence, le service est orienté petit parcours.

Zoov revendique une autonomie de 50 kilomètres.

La valeur ajoutée de l’entreprise est appréciée des investisseurs. Elle est d’abord du côté de sa technologie et du système de stationnement et de recharge qui a fait l’objet de dépôts de brevet. La station Zoov « fonctionne sur le principe des chariots de supermarché. Une seule borne en forme d’arceau accueille un premier vélo, qui sert lui-même de borne pour un nouveau vélo. Cette solution, qui permet de garer jusqu’à 20 vélos sur une place de parking standard, est extrêmement facile à installer puisqu’elle ne nécessite pas de travaux ou de génie civil. »[1]

La valeur ajoutée est également du côté du vélo lui-même qui a été adopté par Bloom, une autre start-up qui va en proposer à Paris la location pour 59 euros par mois tout compris : livraison du vélo, assurance, réparations à la demande. L’utilisateur peut garder le vélo chez lui et s’en servir comme il veut. Selon le Journal du Net, un tracker GPS permet de retrouver un vélo en cas de vol. « Des capteurs peuvent également détecter automatiquement que le vélo est déplacé sans rouler, suggérant un vol, et envoyer une alerte. Car la roue arrière du vélo est bloquée lorsqu’il n’est pas utilisé et ne peut se déverrouiller que depuis l’application Bloom. » En plus, on a droit à toutes sortes de statistiques sur les trajets : kilomètres parcourus, CO2 économisé, calories brûlées… On est paré.

Aux âmes bien nées, la valeur (ajoutée ou non) n’attendant pas le nombre des années, Zoov après quatre ans d’existence seulement entame une évolution majeure. Elle se rapproche de Smoove, le fournisseur des Velib parisiens, présent dans 23 villes à travers le monde. Selon Capital Finance, via un échange d’actions, ces acteurs s’allient pour peser plus lourd sur le marché de la mobilité. Et le site précise : « Smoove et Zoov préparent ensemble une levée de fonds qui aura notamment pour objectif d’accélérer le développement commercial et de décupler leurs capacités d’innovation. »

Le marché de la location de vélos est en plein boom. Une des raisons, si l’on suit ce que Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) confiait récemment dans le Monde, serait que le vélo apparaît « comme un geste barrière car assis sur une selle, on se tient à distance de la foule, et aussi comme un geste plaisir ». Pourquoi pas ?


[1] Les pépites Tech

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *