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Carnets de campagnes municipales. Janvier 2026 2

Le premier tour les municipales est dans un mois et demi et il reste beaucoup à faire pour chaque liste. La partie administrative est importante avec des délais impératifs pour le dépôt de la liste. Il faut dans le même temps convaincre le maximum d’électeurs. Tandis que la vie politique nationale continue.

Déposer une liste

Le dépôt de liste devra se faire en préfecture du jeudi 12 au mercredi 25 février de 8h30 à 17h00, et le jeudi 26 février de 8h30 à 18h00 (pour le premier tour) et le lundi 16 mars de 8h30 à 17h00 et le mardi 17 mars de 8h30 à 18h00 (pour le second tour). Un mémento de 112 pages ( !) rappelle l’ensemble des règles encadrant la prise de candidature et la campagne électorale.

Pour chaque liste, cela signifie trouver à temps autant de candidats qu’il y a de places au conseil municipal (voire un ou deux de plus comme le permet la loi), tout en respectant la parité. Des candidats qui doivent être éligibles et justifier d’une attache avec la commune où ils candidatent. Il faut aussi un mandataire financier.

On peut imaginer que les listes qui se sont déclarées depuis longtemps ont eu le temps de trouver suffisamment de colistiers. Ce sont pour la plupart des listes conduites par des personnes qui ont l’habitude des procédures. Cela peut être plus difficile pour les dernières listes à s’être déclarées. Claire Bourdier note ainsi dans son tract diffusé à mi-janvier : il reste quelques places sur notre liste.

Les maires sortants ont plutôt le problème inverse : beaucoup de personnes aimeraient être sur leur liste (la probabilité d’être élue est élevée). Ils ont aussi besoin de renouvellement, ce qui suppose de dire à certains qu’il est temps de passer la main. Un proche d’un maire sortant m’explique qu’ils ont reçu 15 nouvelles candidatures féminines !

Informer et mobiliser les électeurs

En 2025, à plus de 3 mois (voire 6) des élections, les listes déjà déclarées ont multiplié les réunions publiques de réflexions communes et les tractages au cœur des villes, sur le marché. C’était le moment de commencer à se faire connaître, mais aussi de renforcer les équipes au gré des rencontres et des réunions. Certaines ont fait du porte-à-porte, une action moins visible, mais qui peut donner des résultats, à condition de disposer de suffisamment de militants pour le faire.

En 2026, avec l’approche du scrutin, à côté de la présence sur les marchés, on voit de nouvelles méthodes se développer. La première consiste à distribuer une lettre à tous les habitants. C’est une méthode efficace (on touche tout le monde) mais chère (sauf exception, il faut payer la distribution). La seconde, c’est l’affichage, avec le problème que les emplacements sont en nombre limité et qu’une affiche peut être recouverte par une équipe concurrente quelques heures seulement après sa pose !

Autre solution, diversifier les lieux de tractage. Par exemple, à Sceaux, la partie piétonne de la rue Houdan permet de toucher beaucoup d’électeurs. Mais probablement pas la majorité : ce sont un peu toujours les mêmes personnes que l’on voit. La solution est d’être présent aussi ailleurs : au centre commercial des Blagis, devant les commerces de Robinson et à la sortie des gares. Mais cela demande des effectifs de militants motivés que toutes les équipes n’ont pas.

Les réunions publiques changent aussi progressivement. On passe de réunions thématiques à des réunions de présentation du programme. Christophe Bonazzi l’a fait samedi 17 à Bourg-la-Reine et Brice Gaillard le mercredi 21 à Châtenay-Malabry. Ce dernier a réuni plus de 80 personnes, mais il a été handicapé par une sono déplorable. Les autres listes vont forcément le faire aussi.

Autre solution, intermédiaire entre la réunion publique et le porte à porte : la réunion d’appartement, où celui qui accueille le candidat invite des proches, des amis, des voisins. On m’apprend ainsi que Jean-Noël Chevreau, ancien maire de Bourg-la-Reine, a fait une réunion d’appartement avec Cécile Andrieux. On y aurait en particulier parlé sécurité.

Contexte national

Jeudi 22 janvier, le député de la 13e circonscription (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux) Christophe Mongardien présente ses vœux, aux côtés de Maud Bregeon dont il était le suppléant aux législatives de 2022 et 2024. Jean-Yves Senant, maire d’Antony, les accueille à l’Espace Vasarely. Il y a là peut-être 200 personnes, dont Philippe Laurent et Patrick Donath, respectivement maires de Sceaux et de Bourg-la-Reine.

Le député évoque notamment la situation du moment à l’Assemblée nationale : après l’adoption de la partie dépenses du budget, le Premier ministre a engagé la responsabilité du gouvernement pour la partie recettes, provoquant le dépôt de deux motions de censure (par LFI et ses alliés d’une part, par le RN et son allié UDR d’autre part). Celles-ci échoueront le lendemain vendredi 23 janvier. Christophe Mongardien prévient : il y en aura d’autres dans les semaines qui viennent, en raison des navettes avec le Sénat. Le député explique qu’il y a une vraie recherche de compromis entre les groupes qui acceptent de discuter pour cela. C’est le résultat de l’absence de majorité à l’Assemblée, mais ce n’est pas vraiment une habitude française, contrairement à d’autres pays voisins.

Maud Bregeon intervient à son tour, de manière claire et simple comme elle le fait dans les médias. Elle explique à la fin de son discours qu’il est indispensable que le centre et la droite présentent un seul candidat commun en 2027.

Procès dit « Le Pen » : le parti, en tant que personne morale, ainsi que onze autres prévenus, sont rejugés par la cour d’appel de Paris du 13 janvier au 12 février 2026. Il y a un peu plus d’intérêt médiatique que la première fois, ce qui donne la possibilité aux citoyens de comprendre ce qui leur est reproché et qui a abouti à l’inéligibilité de la présidente du RN. D’autant plus que certains prévenus semblent avoir modifié leur défense. Ce n’est plus « on n’a rien fait de mal » mais « on ne savait pas que c’était mal ». Voire « vous comprenez, on ne s’attendait pas à être élus, on n’était pas prêts ».

On observe aussi une séparation de plus en plus nette entre LFI et le reste de la gauche. A l’Assemblée nationale comme l’expliquait Mongardien. Mais surtout aux municipales. Tout semble indiquer que l’un des objectifs de LFI serait de faire perdre le reste de la gauche. On verra entre le 15 et le 22 mars si cela se confirme.

A propos des municipales :

Carnets de campagnes municipales. Janvier 2026. 1

Carnets de campagnes municipales- premier semestre 2025

Carnets de campagne. Municipales- deuxième semestre 2025

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  1. Stéphanie Pasplomb Stéphanie Pasplomb 4 février 2026

    Dans votre chapitre sur le contexte national, vous parlez essentiellement des députés. Or, les élections municipales n’ont rien à voir avec l’Assemblée nationale. Par contre, un point sur le Sénat aurait été apprécié, puisque les maires élisent les sénateurs.

    Et puis, si le seul reproche que vous avez à faire à un candidat, c’est un problème de son… c’est que sa réunion publique était un vrai succès, que cela vous plaise ou non !

    • Gérard Bardier Gérard Bardier Auteur de l’article | 4 février 2026

      C’est drôle, j’ai croisé hier un adjoint au maire de Châtenay-Malabry et il avait pris la remarque sur le son pour lui…En réalité, j’ai simplement relayé une remarque que plusieurs personnes m’avaient faite

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