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J’habite les Blagis … et j’en parle

Habitant le quartier depuis bientôt soixante ans, je ne peux qu’être concerné par le cycle Parlons ensemble des Blagis lancé par la mairie. La première conférence en ligne a eu lieu, comme annoncé, le mardi 9 mars de 19 heures à 20 h 30.

Elle a été enregistrée et reste visible, pour ceux qui ont la possibilité de se connecter à Internet, à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=SnVyedNIiVw. Les bonnes âmes qui le peuvent et connaissent des personnes privées des moyens de se connecter pourront ainsi leur proposer de venir avec leur portable ou leur tablette partager cette rencontre conviviale en respectant les contraintes covid.

Cette vidéo est la première d’une démarche de 7 rencontres programmées jusqu’au 1er avril. Le plateau installé en mairie était animé par une consultante, Charifa Assad, et accueillait notre maire Philippe Laurent, son adjointe Chantal Brault, et trois témoins, Laurence Azzam, Dior Tall et Mohammed Ghali. Enfin, plusieurs témoins en ligne sont intervenus au fil des sujets abordés et des questions posées.

Première impression : une bonne animation, un déroulé plutôt réussi malgré quelques retours audio inaudibles. « On ne vous entend pas, c’est pas grave ! » assure l’animatrice (ce sera vite réparé), des témoignages sincères et clairs.

En introduction, Philippe Laurent rappelle les objectifs de ces démarches Parlons ensemble
« Pour cette première rencontre de Parlons ensemble des Blagis, pour ce quartier qui le mérite, par son histoire, sa culture, son dynamisme, nous souhaitons le valoriser au maximum pour une meilleure qualité de vie pour l’ensemble de ses habitants ». Il ajoutera pour finir : « Nous comptons vraiment sur vous pour construire ensemble… parce que… une ville, c’est d’abord et avant tout ses habitants ».

Les témoignages se succèdent présentés sous forme d’extraits du reportage en images effectué le mois passé et des interventions des personnes présentes en plateau ou connectés en visioconférence. La présentation des témoignages est construite en 3 grandes parties : Le vécu – Ce qui ne va pas – Ce qu’il faudrait faire.

Jeunes et moins jeunes s’expriment, sans langue de bois, avec sincérité et sans agressivité. Le cu et Ce qui ne va pas se rejoignent. Les plus âgés regrettent un quartier d’autrefois vivant et dynamique, les actifs expriment leur amertume devant un quartier qui leur semble « laissé à l’abandon », les plus jeunes piaffent en attendant qu’on leur propose des choses… à vivre.
Les insatisfactions portent surtout sur la dégradation du centre commercial et les problèmes d’insécurité. On note quand même quelques témoignages plus positifs et même de satisfaction parce que « Les Blagis, c’est mieux que ce j’ai connu ailleurs ».

Quant à Ce qu’il faudrait faire, les idées ne manquent pas.

La conclusion est laissée aux élus. Chantal Brault reprend une question posée par un témoin : « Quel rôle les Blagis peuvent jouer pour Sceaux ? » « Vous vous rendez compte ? » ajoute-t-elle, presque étonnée, comme si elle découvrait une question importante. Alors que le quartier fait débat depuis des décennies.

Philippe Laurent, termine en admettant que « ceci est un constat que nous partageons et dont nous sommes conscients ». Toutefois fait-il remarquer « On ne peut pas faire seuls. Il y a plusieurs partenaires importants qui sont présents sur le quartier et que nous ne maîtrisons pas. On a des discussions, mais… Il est très, très important que l’ensemble des habitants soit mobilisé. Il ne s’agit pas de protester, il s’agit de construire ensemble ».

J’en ressors avec le sentiment qu’il y a encore beaucoup à débattre, car les habitants des Blagis attendent beaucoup (trop ?) de leurs élus et ceux-ci, par la voix de leur maire, semblent attendre beaucoup des habitants. De part et d’autre, on a bien conscience qu’il y a beaucoup de choses à faire, mais on ne sait pas encore très bien qui a le pouvoir… de faire.
Et ça fait beaucoup de beaucoup !

À suivre…

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