Chères lectrices, chers lecteurs,
La canicule a officiellement posé ses valises chez nous. Le soleil cogne déjà si fort que même les cailloux ont mal à la tête. Où que vous alliez, prenez de l’eau, de la crème solaire, et de l’ombre en pagaille, pourvu qu’elle se transporte.
Il faudra du matériel. Car il y a des risques. À la plage, le sable brûlera comme une poêle à crêpes oubliée sur le feu, et l’eau de mer, à la température d’une soupe, ne rafraîchira pas plus qu’un sauna finnois. Les glaces se préparent à fondre en caramel mou et les parasols à ne protéger que des mouettes. Oui, il faudra s’équiper. A moins que. Vision optimiste. En haute montagne, ce sera le grand soulagement. L’air sera si frais qu’on en oubliera presque que c’est l’été. Les lacs d’altitude seront si froids qu’on hésitera à y tremper un doigt.
Une pensée pour ceux qui suivent les efforts des Bleus, en particulier ce soir, en quart de finale. Pour ceux qui ne sont pas (encore?) partis, rendez-vous au jardin de la Ménagerie, il y a un écran géant. Une pensée aussi aux cyclistes du Tour de France qui suent sur leurs roues, tandis que les spectateurs suent sur les bords de route à côté de leur glacière, ou sur leur canapé à côté du frigo.
À la Gazette, l’équipe part se mettre au vert (ou au bleu, ou au blanc, selon la destination) là où les ordinateurs surchauffent moins que nous. On ne vous laisse pas sans rien, rassurez-vous.
Juillet et août, ce sera l’heure des rediffusions. On ressortira des articles qui ont pris de la valeur, comme un bon vin… ou comme une clim en pleine chaleur. On proposera de quoi se rafraîchir la mémoire. Et par les temps qui suintent, ce sera notre contribution. Modeste et bénévole.
On revient début septembre, (presque) en forme, les stylos pleins d’encre et la tête pleine d’idées fraîches. D’ici là, bonne hydratation et bonne détente …

