Entamée au son d’une fanfare et close par un feu d’artifice, la fête du quartier Ladislas Lewkowicz, à la limite de Sceaux et de Châtenay-Malabry, a réuni une bonne quarantaine de personnes. Un temps pour se rencontrer entre voisins.
Fanfare et feu d’artifice
Ce 13 juin en fin d’après-midi, dans les rues Marguerite et Guynemer à Châtenay-Malabry, on entendait le son d’une fanfare. Un couple de cyclistes, qui descendait la rue Pierre Curie, tourna dans la rue Garros pour en savoir plus et s’arrêta devant une rue barrée, la rue Pegoud. Quelques mètres plus loin, une dizaine de musiciens jouaient une musique qu’écoutaient des personnes assises un peu plus loin dans la rue. Sa curiosité satisfaite, le couple repartit et les musiciens continuèrent à jouer.
La fin de l’après-midi et le début de la soirée se continuèrent tranquillement. Derrière les chaises installées pour écouter la fanfare, plusieurs tables étaient dressées pour recevoir la nourriture et la boisson que les participants apportaient. De temps en temps, une personne ou une famille débouchaient au coin de la rue, tenant un plat fait maison pour partager avec les autres participants.
La soirée s’est terminée avec un feu d’artifice, énorme à l’égard de la taille du quartier.
Lors d’une pause musicale, une conversation avec l’un des musiciens lui donna l’occasion d’expliquer son rapport à la musique. Il venait d’une famille où la musique n’était pas présente. A 25 ans, alors qu’il gagnait correctement sa vie, il entendit une fanfare étudiante qui jouait devant la tour Montparnasse. Il resta longtemps à écouter, séduit par la variété des airs joués. Au moment de partir, l’un des musiciens vint vers lui pour discuter et finalement lui proposer de rejoindre le groupe. C’est ainsi qu’il acheta un instrument, qu’il utilise toujours 50 ans plus tard.
Le mois de juin est propice aux rencontres de proximité, repas de rue ou fête des voisins. La Gazette a rendu compte de celle de l’ARPS et de celle de LaVallée, des fêtes rassemblant plusieurs centaines d’habitants chacune. D’autres fêtes, tout aussi importantes pour ceux qui y participent ont lieu, aussi bien dans les zones pavillonnaires que dans les immeubles et résidence. Des fêtes importantes pour le vivre ensemble, un élément notable de la qualité de vie.
L’histoire toujours présente de Ladis Lewkowicz
Le quartier où s’est déroulée cette fête a une histoire et une spécificité architecturale : saconstruction s’est déroulée de 1924 à 1926. Il y a quelques années, des habitants ont décidé d’en savoir plus sur cette histoire.
Les recherches, ont mobilisé cinqpassionnés de l’histoire du quartier : François Thevenet (l’historien, l’homme du site et du livre), Florence Loyrette, architecte et archiviste scrupuleuse du groupe, Julien le trésorier qui veille sur les comptes et Michèle Nahori petite fille de Ladis qui a permis d’accéder à des archives personnelles de la famille. Et bien sûr, le président de l’association, David Sullivan et sa femme Agnès, pour toutes les démarches juridiques/relecture.
L’aide de la ville a également été précieuse, en particulier celle de l’archiviste Marjorie Ruffin. Les efforts de tous ont abouti à l’exposition qui s’est déroulée au Pavillon des arts en novembre/décembre 2025.
Ultime étape de ces travaux, le livre Ladis Lewkowicz et les 100 ans du quartier des Sablons qui vient de sortir et que l’on peut acheter directement sur le site de The BookEdition.com, avec ce lien : https://www.thebookedition.com/fr/ladislas-lewkowicz-p-431264.html
Mais l’objectif de l’association n’est pas qu’historique comme le rappelle son président, après deux fêtes de Quartier.
« Notre objectif en créant l’association en 2024 était de faire rencontrer des gens, des voisins qui parfois ne se connaissaient pas, autour de l’histoire d’un homme et il nous paraît atteint. Nous allons tenir une AG des adhérents en décembre pour clôturer notre activité associative, mais nous gardons de très bons souvenirs d’avoir atteint l’objectif qui était de savoir qui est la personne cachée derrière les petites plaques bleues portant son nom sur les façades de très nombreux pavillons du quartier des Sablons. »

