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Le Judo club scéen a le vent en poupe

Sport Olympique

En 2019, la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA) était la quatrième fédération sportive olympique française par le nombre de licenciés. Si son effectif a baissé un peu avec le Covid, il reste aujourd’hui à plus d’un demi-million, réparti dans près de 5700 clubs. Dont celui de Sceaux !

La discipline a aussi fait parler d’elle lors des récents jeux Olympiques de Tokyo, dont elle est revenue avec 8 médailles.

Sport de loisirs

La compétition n’est pour autant pas forcément le but principal des pratiquants du judo, qui le voient souvent comme un sport de loisirs. Le judo club de Sceaux est donc avant tout un club de loisirs, les membres étant pour certains amenés à participer à des compétitions pour l’obtention de la ceinture noire. En 2019, dernière année avant Covid, 4 jeunes du club ont obtenu leur ceinture noire. Pas de compétition, mais le combat fait partie du judo, il y en a donc à chaque cours.

Les cours sont pris en charge par le directeur technique et professeur Norikazu Kawaishi. Celui-ci a été biberonné au judo, puisqu’il n’est rien moins que le fils aîné du fondateur du judo en France Mikinosuke Kawaishi. La page Wikipédia sur ce dernier nous apprend qu’il est enterré au Plessis-Robinson.

Un entraineur reconnu nationalement

Norikazu Kawaishi, qui a atteint le 7ème dan de judo, intervient au niveau national comme juge technique et comme juge d’examen pour les passages au 5ème et 6ème dan. Il est également formateur de professeurs de judo au CREPS de Chatenay Malabry. Il a longtemps exercé ses talents de professeur au sein de la MJC, avant de créer en 2001 sa propre structure. Mais c’est sa femme, Stéphanie Boesch-Kawaishi, trésorière du club et ancienne compétitrice de haut niveau elle-même, qui a répondu à mes questions.

Un sport ouvert à tous

L’équipe de France nous l’a montré depuis longtemps : le judo n’est pas réservé aux garçons. C’est vrai aussi au judo-club de Sceaux, qui compte de nombreuses filles. La trésorière se souvient d’une année où elles étaient largement majoritaires dans l’un des cours !

Elle-même a voulu commencer le judo dès l’âge de 6 ans. Pourquoi ? Elle ne sait plus, mais cela ne venait pas de son entourage, elle ne connaissait personne qui en faisait ! Las, à l’époque, il fallait attendre d’avoir 7 ans. Elle a été très déçue de ce refus, mais elle est revenue l’année suivante et n’a plus arrêté depuis. Elle semble avoir beaucoup aimé la compétition, mais n’en fait plus aujourd’hui.

Aujourd’hui l’âge minimal a été abaissé à 5 ans. C’est suffisant pour apprendre quelques gestes de base et surtout à tomber. La trésorière a reçu plusieurs témoignages de jeunes qui ont été peu touchés lors d’un accident, tout simplement, car ils savaient tomber. Elle observe que son propre fils, ceinture noire de judo, mais aussi rugbyman, ne s’est jamais blessé en 16 ans de rugby !

Un club énergique et chaleureux

Le club fonctionne les lundi, mercredi et jeudi : toutes les informations à ce sujet se trouvent sur le site. Comme les autres clubs français, il a souffert de la période Covid et les effectifs ont un peu baissé : d’environ 130 avant la pandémie ils sont actuellement autour de 110. Mais ce nombre peut augmenter en cours d’année.

Le club comprend de nombreux enfants et jeunes, mais aussi des adultes. Les jeunes ont tendance à suspendre leur activité quand ils deviennent étudiants, surtout s’ils mènent des études très prenantes.

La fin de l’année scolaire est l’occasion d’une petite fête, avec des démonstrations pour les parents. Tout cela donne l’impression d’une ambiance sympathique, familiale et chaleureusement sportive.

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