Le parcours de Didi Beni raconte l’envers du décor des télécrochets. Avec son frère jumeau, il a incarné une génération placée sous les projecteurs avant même d’avoir le temps de s’y ancrer. De Graine de Star à X Factor, des scènes de Disneyland aux projets indépendants, son itinéraire dessine une tension persistante entre notoriété et invisibilité. Lors d’un déjeuner, il revient pour La Gazette sur sa carrière. Il s’est réinventé, loin des promesses éclair de la célébrité immédiate.
Pierre Bozzonne. Grandir dans une famille monoparentale et commencer la scène avec votre frère jumeau, est-ce que cela répondait à un besoin de reconnaissance, comme si chanter permettait d’être vu, reconnu ?
Didi Beni. Je pense que cela nous a procuré une sensibilité différente. Jusque dans notre manière de chanter, de raconter notre histoire. Cela fait partie de notre ADN, notre façon de poser les ots, notre fragilité. Il était important de communiquer aussi là-dessus. Dans mon dernier album, j’ai d’ailleurs réalisé un duo avec ma mère, et j’en suis très fier. C’était une manière de lui rendre hommage. Elle est à l’origine de tout, celle qui a toujours cru en nous et nous a portés. J’aurai l’occasion d’y revenir.
Enfants, bercés par les voix de Céline Dion, Mariah Carey et Whitney Houston, vous projetiez déjà un idéal de réussite et de visibilité ?
Dans notre pays d’origine, on est issu d’un milieu plutôt aisé. Mais lorsque ma mère s’installe en France, on se retrouve dans le monde ouvrier. On n’a donc pas les moyens d’aller au spectacle, au théâtre, d’avoir accès à la culture. Il y avait donc l’écran de télé qui nous reliait au monde. Un jour j’emprunte à mon oncle, une cassette de Céline Dion et soudain, là, c’est une révélation. Quelque chose se produit.
Ne pouvant pas prendre des cours de chant pour des raisons économiques, c’est sur ses chansons, puis après sur les voix d’autres grandes artistes internationales que j’apprends à chanter, à placer ma voix. On hurlait avec mon frère pour choper leur timbre, on observait aussi leurs gestuelles pour nous en imprégner.
Quelques années plus tard, à Las Vegas, en famille, j’ai réalisé mon rêve de la voir se produire sur scène. J’ai même repris avec mon frère un titre d’elle dans l’hôtel Harris, I’m alive.
Comment ça ?
On arrive à Vegas dans un lieu où on peut chanter. On demande si on peut le faire. Est-ce le fait d’être à deux, d’être jumeaux ? ils nous prennent en sympathie. On était habillé pareil, je me souviens. Ça renforçait une forme de complicité. On chante à deux, relayé sur une avenue, sur grand écran. A l’époque, un choc esthétique et émotionnel formidable.
À 14 ans, lorsque vous montez sur scène, seul pour la première fois, dans une fête de quartier et que vous interprétez Dieu m’a donné la foi, est-ce que vous ressentez cette sensation d’exister plus fort. Notamment au moment où le public vous applaudit ?
Ce qui se passe dans ma petite tête d’ado est une grosse hésitation. « Je ne peux pas chanter en public, je n’y arriverai pas. » Et puis, pris par le jeu, je me dis : pourquoi pas, j’y vais, on s’éclate ! Là, on parle d’une fête de quartier ! Un esprit festif, des gens plus ou moins attentionnés (sic).
C’était où ?
A la périphérie de Saint-Etienne. Et donc je monte sur scène, je me lance. Et là, tout à coup, j’observe un tas de filles qui se retournent sur moi, qui mettent l’ambiance, qui chantent et crient ! J’ai adoré cette sensation de partage, de communion avec un public, d’être encouragé, d’être devenu la petite star du moment.
Des années plus tard, sur l’émission Pop Star, je rencontre Ophélie Winter (qui m’a toujours donné d’excellents conseils scéniques), je lui ai raconté cette histoire. Nous en avons ri. Depuis, je crois à une certaine forme de logique dans mon destin, je veux dire : comment les choses s’organisent pour moi. Comme pour Céline Dion, lorsque je réalise mon rêve de la voir sur scène à Las Vegas.
Votre frère de son côté, est attiré par le dessin : comment vous rejoint-il et comment vous construisez-vous une identité commune ?
Un plus un égal trois. Au départ, il y a Didi et Sam et en face, il y a notre couple artistique qu’on fabrique ensemble. Un effet de synergie. A cette fête de quartier, il était présent. Il a partagé avec moi, à distance, les mêmes vibes. Je crois qu’il a observé d’abord l’engouement que cela produisait autour de moi et autour des chanteurs en règle générale. Il a sûrement été attiré par cet aspect en premier lieu.
Chez les jumeaux les ressentis sont très forts. On est très proches. Pour l’anecdote lorsque j’ai chopé l’appendicite, le lendemain, il l’a eu à son tour !
Comment débarquez-vous ses les plateaux de Graine de Star ?
Notre mère, est la première qui croit en notre talent. Elle nous encourage à participer aux nombreux concours de chants de la région. Ce sont à chaque fois des déplacements en voiture mémorables. Mais, on y va, avec la même foi chevillée en nous. On décroche des coupes, des cagnottes, à droite et à gauche. C’est notre école de formation et nos sorties de week-end. C’est notre école de formation. Notre premier terrain artistique. Quand tu arrives premier sur ce genre de concours, tu finis par être repéré.
Sabine Galaciotto, grand agent artistique, décédée depuis (à laquelle je veux rendre hommage), nous repère dans le sud de la France. « Les jumeaux, il faut à tout prix envoyer votre cassette à Graine de Star. » On rejoint son agence. Elle nous met en contact. C’est là que de notre province, on débarque pour la première fois dans la capitale.
Quand vous partez tenter votre chance en Angleterre dans The X Factor, est-ce un pari artistique ou une quête intime de reconnaissance ?
Entre temps, on s’était déjà rapproché de deux maisons de disques. C’est-à-dire que nous avions atteint les majors de deux labels (EMI, Naïve) devant lesquels on avait dû interpréter nos propres compositions. Deux gros coups de cœur artistiques de leur part qui n’avaient finalement pas abouti. Deux aventures qui nous ont nourris et qui nous ont aussi déçus, évidemment, mais qui ont forgé une décision : celle de succomber à l’aventure internationale. Avec très peu d’argent en poche, on a pris l’Eurostar, direction Londres.
On s’est inscrit préalablement en ligne, on a franchi toutes les étapes. On a passé trois auditions avant de passer devant le jury final des Judges’ houses ; qui était l’étape finale d’avant le Prime, devant Simon Cowell. On avait en face de nous, la concurrence du boys’band One Direction . Une formation purement anglaise. Le gap était difficile. On a échoué. Simon ne nous a pas conduits sur la partie duo, mais nous a rassurés : « Don’t stop ! » N’arrêtez surtout pas, n’arrêtez jamais.
J’ai l’impression que le fait d’être jumeaux touche les programmateurs. La séduction du fait que vous arriviez à deux sur scène ?
Ça nous a aidés, incontestablement. On a réalisé les premières parties d’Amel Bent, Nicole Croisille, Daniel Guichard, etc… On y va à fond. Oui, cela a un côté attachant, mais ça ne se réduit pas à cela évidemment.
Le passage à ce concours, son relatif échec puis le retour à Paris crée-t-il la volonté de revanche, d’aller plus loin ?
Pour la France, notre passage dans la version anglaise de X Factor est vu comme un coup de maître. La compétition là-bas étant beaucoup plus difficile que dans la version française. On est donc très vite contacté par X Factor France. C’est, pour leur prod, comme une obligation.
Le fait d’être repérés par la version française de The X Factor nourrit-il quelques espoirs ?
On y va pour la notoriété. On y va pour faire connaître notre musique, faire reconnaître notre talent. On pense avoir des choses à raconter. Une fois de plus, on accepte. Les débuts avec M6 sont conflictuels. Ils ne respectent pas du tout notre vision artistique, mais tentent de nous imposer un format que nous trouvons en décalage avec notre image.
Genre ?

The Rhythm of the Night de Corona! On vit très mal leurs injonctions. La prod nous impose une image, celle des Jedwards – les jumeaux de l’édition anglaise du XFactor. Ils ne veulent prendre aucun risque, mais créer de l’audience sur un format déjà en place et qui fonctionne. Ils nous obligent à offrir une image artistique différente de la nôtre, de celle que nous défendons.
On lutte, on objecte et on se dit qu’il faut quand même tenter…Ça échoue. On quitte l’aventure au moment du tout premier Prime après une interprétation de Quand on a que l’amour, le seul titre que nous avions réellement choisi de chanter. Ça crée des souffrances. Ces télécrochets sont à double tranchant. Ils vous mettent en lumière, mais en même temps, tentent de vous formater, d’annihiler vos personnalités. On n’est pas très loin du phénomène du Loft qui a détruit Loanna.
Comment rebondissez-vous par la suite ?
C’était la mode des projets participatifs, alors nous nous sommes lancés sur KissKissBankBank avec un projet de financement impliquant notre communauté de fans, pour produire enfin notre premier album. On obtient tout le financement nécessaire. Merci encore aux fans !
On a alors plein d’opportunités qui s’offrent à nous. On tourne à droite à gauche. D’où les premières parties évoquées tout à l’heure. Mais on a un rêve de gamin : Disneyland.
Vous êtes engagés à Disneyland Paris pour deux saisons. Comment décrochez-vous cette opportunité et que vous apprend la scène quotidienne face au public ?
On tombe sur une annonce où le Parc recherche des artistes circassiens, pluridisciplinaires. On répond par un mail ayant pour seul objet : « Jumeaux Chanteurs ». A notre grande surprise, ils souhaitent quand même nous rencontrer. On passe les auditions. Ils ont un vrai coup de cœur. Ils nous proposent de couvrir la période de Noël. Ils souhaitent qu’on couvre l’ensemble des points emblématiques du Disney Village, de nous produire dans les différents hôtels du parc ainsi que sur le podium central. On leur propose un catalogue artistique : une trentaine de chansons de Noël, accompagnées des chorégraphies, des discours, tout en anglais.
Qu’avons-nous appris ? Et bien que Disneyland est le monde merveilleux que son image diffuse. On ne doit jamais faire part de ses états d’âme, ne jamais faire la gueule. Être lisse, sans vulgarité. Rester constant. Produire une image heureuse en toute circonstance.
On nous demandait de proposer un Christmas show résolument “happy”. Un exercice finalement assez naturel pour nous. Mon frère et moi sommes beaucoup dans ce qu’on appelle « la pensée positive ». Et c’est juste magique ! un rêve qui se réalise. Quelques années plus tard, cette expérience m’a servi lors de ma résidence artistique au Secret Garden, face à une centaine de personnes chaque samedi soir, avec toujours cette même envie de transmettre de la joie. Mais cette fois, c’était différent : moins lisse, encore plus singulier. J’ai laissé apparaître mes failles et une émotion nouvelle est née avec le public. J’avais enfin trouvé ma maîtrise sur scène en solo.
Pourquoi cette expérience s’arrête-t-elle ?
Au bout de deux saisons, ils renouvellent naturellement leur catalogue artistique. C’est commun à tous les parcs.
Passer du duo à une carrière solo, est-ce une reconstruction ou une perte de repères ?
Plutôt une affirmation de soi. A deux, le public avait tendance à faire des comparaisons, comme dans un couple. Me retrouver seul sur scène m’a permis de m’émanciper, révéler mon individualité. Repartir sur des bases nouvelles.
Se peut-il que vous vous reformiez un jour ?
Bien sûr. Twem Music Corp. est notre société. On y travaille ensemble. On produit des spectacles, des accompagnements artistiques, j’y développe mes activités de coachings dont j’aurais l’occasion de revenir. Aussi dans l’humanitaire : une collaboration avec Jenny Hippocrate et son association qui lutte contre la drépanocytose. On participe à ses galas de charité.
En multipliant les expériences – comédies musicales, animation, coaching –Avec l’émission Réveille-toi en mode musique, que vous coproduisez et animez en recevant Jimmy Cliff et Ayọ, est-ce une manière de reprendre le contrôle de votre visibilité ?
Oui, c’est une manière de reprendre le contrôle. Ce qu’on comprend avec tout ce qui est observatoire de la musique et du divertissement est que notre casquette peut être multiple. Ne pas se cantonner au chant. Mais se diversifier.
Chacun de nos projets se bâtit autour d’un objectif professionnel. Les rêves plein la tête qu’on avait au départ on finit par s’estomper. On a réalisé notre statut d’intermittent. On voulait construire des projets différents, pousser nos limites. Ça a été une forte et belle expérience. Se dire qu’on ne se limite pas. Et puis le rêve d’inviter des légendes comme Jimmy Cliff, des vedettes comme Ayo qui nous ont fait rêver.
Quel investissement demandait cette émission au quotidien, et comment gérez-vous concrètement le plateau, entre image, son, montage et écriture, surtout avec peu de moyens ?
On a vendu le format à BDM TV, la chaîne de la diversité européenne. On avait un challenge: décrocher des interviews avec des grands noms de monde artistique. Notre parcours s’est mué en une démarche de plus en plus professionnelle au fur et à mesure que nous avancions. Au départ, tu démarres avec très peu de moyens. Surtout des idées. Un business plan à défendre à la chaîne qui nous accueille. Lorsqu’il est validé, nous sommes garants de la bonne réalisation du projet. Être animateur TV c’était vraiment passionnant.

Dans un milieu où personne ne vous attend, comment décrochez-vous des opportunités : le talent suffit-il ou faut-il aussi savoir se vendre ?
L’audace. C’est l’audace qui compte.
Donc, savoir se vendre.
Le facteur X. Le truc original qui va plaire. Mais aussi la volonté de pousser des portes, de se vendre en effet. Faut savoir toucher en plein cœur. Et puis à titre plus personnel, j’ai la foi et je pense que chaque épreuve que nous traversons est là pour nous faire grandir et nous rendre plus forts.
Lorsque votre voix est repérée en ligne pour des auditions autour de Starmania, voyez-vous cela comme une nouvelle chance d’être reconnu ?
La prod contacte plusieurs voix pour interpréter SOS d’un terrien en détresse. Je me présente à l’audition. Mais ils trouvent ma voix trop timbrée. Ils recherchaient d’abord un physique puis une voix beaucoup plus blanche, plus claire. La mienne est écorchée, plus rugueuse. Elle n’était pas adaptée au personnage qu’ils envisageaient. J’ai essayé de faire l’effort, mais je n’étais pas dans la tonalité. Là aussi, pas de désillusion. Je ne m’attendais à rien, je n’ai couru aucun casting. J’étais hyper flatté qu’on pense à me contacter.
Votre participation à “Tribute to Broadway” naît comment, et comment se vit cette expérience à deux sur scène ?
On est contacté par 27 Saville qui est une troupe qui ne met en scène que des grands classiques de Broadway. Ils organisent une audition pour reprendre les plus grands tableaux des comédies musicales américaines. On passe les auditions et on est pris. Grosse discipline, grande régularité là aussi. Mais une expérience très riche, nous qui sortions fraichement de l’expérience Disney à ce moment-là
Le Tremplin des voix se présente comme une famille artistique qui révèle de jeunes talents et leur offre une première exposition médiatique : dans ce type de dispositif, la scène devient-elle réellement un accélérateur de carrière, ou reste-t-elle là aussi, surtout une vitrine éphémère où la visibilité ne garantit pas la durée ?
La Voix en scène en est à l’origine. On a participé à la 3e saison du tremplin. On a été les vainqueurs. Depuis, j’en suis devenu l’un des animateurs. C’est sûr qu’on a créé ici aussi des contacts professionnels. Mais on y rencontre aussi de vrais talents. Des pépites artistiques en herbe, comme Lou Deleuze, la gagnante de l’Eurovision Junior de cette année… beaucoup de talents continueront à émerger. J’en suis convaincu.
Vous avez par la suite rejoint une troupe gospel. Pouvez-vous en parler davantage ?
On était invité à produire un show case artistique au Réservoir à Bastille. On rencontre cette troupe : Les Voice2Gether. Une chorale laïque qui a accompagné plusieurs projets de Mariah Carey. J’avais envie d’approfondir ma technique vocale, autour des harmonies, des tierces, etc. A l’issue des auditions, nous avons été pris. Je poursuis maintenant seul l’aventure. On se produit pour Dior, pour Cartier, dans des concerts ou des évènements qu’ils signent, produisent et régissent. Dernièrement pour Christina Aguilera.
Comment expliquez-vous que votre parcours reste confidentiel malgré la richesse et la diversité de vos expériences? Est-ce dû à un manque de visibilité, une absence de relais médiatiques, ou une difficulté à entrer dans les circuits dominants ?
Mon parcours n’est pas du tout confidentiel. Il est divers et varié. Je m’adresse aux Scéens notamment (rire). Ce qui compte n’est pas de rentrer dans une hyperconnexion, mais vivre dans la real life, se diversifier. J’ai rappelé mon parcours. Expliqué qu’au fond, ma représentation scénique aujourd’hui correspond à 15% de mon activité. Je fais plein de choses à côté. Essentiellement dans le domaine artistique. J’ai trouvé ma place. Je suis libre et indépendant. Les rêves plein la tête qu’on avait au départ ont fini par s’estomper. On est sur la construction de projets multiples. Aucune aigreur d’aucune sorte. Juste le développement d’un parcours personnel. Le mien et celui de mon frère.
Aujourd’hui, quelle est votre actualité ?
Outre le fait que je cherche une résidence artistique sur Sceaux ? (rire) Du coaching vocal. Je propose une méthode différente. Ce que j’ai intitulé le Didi Booster. Ça s’adresse à des personnes qui ont peu de temps à consacrer au chant et qui veulent avoir des résultats rapides, sur leur voix, leur présence scénique, leur prisme identitaire. Et un tarif super avantageux. J’en profite pour faire ma promo (rire).
Mon album, Ma novela. Un album qui raconte des histoires. Je propose toute une palette de couleurs personnelles. Je suis très inspiré par le monde hispanique (Espagne, Amérique du Sud). L’inspiration des Télé Novelas y est hyper présente. C’est un patchwork que je défends : il y a des titres en français, en anglais, des ballades, des morceaux plus rythmés. Un album qui m’incarne assez bien je trouve. Mes « didilovers » sont au rendez-vous et ça me touche.

Mon frère Sam sort son magnifique premier album solo en avril Music Desk, destination les étoiles. Je suis trop fier de lui et du duo Romance que je vous laisserai découvrir.
De mon côté, j’ai également un futur album en élaboration. Plus vocal. Plus épuré. Allant directement droit au but. Si tout va bien, il sortira courant deuxième semestre de cette année.
J’en profite pour saluer le cabaret Lou Diprey qui m’a ouvert sa scène. Sur un piano voix excellent, j’ai pu interpréter librement tous mes titres.
J’ai rechargé mes batteries et je vous donne à tous rendez-vous, pour interpréter mon nouvel album.
Et j’en profite pour envoyer une proposition aux scènes ouvertes de Châtenay et de Sceaux pour me produire en concert s’ils souhaitent me contacter.

