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Comment planter sa boite en 50 leçons

Comment planter sa boîte en 50 leçons est le titre ironique que l’auteur, Hervé Kabla, a choisi pour éveiller les esprits aux embûches naturelles de la vie entrepreneuriale. Le livre s’adresse à qui réfléchit à créer une entreprise, ou vient de la créer, aux curieux de retours d’expérience, aux gourmets de biographie.

Les deux expériences longues et high-level chez Dassault Systems n’ont pas détourné le polytechnicien de ses envies d’initier ses propres projets. Auteur de plusieurs livres, il est connu pour son ton décalé et son approche sans filtre du monde des startups et de l’entrepreneuriat.

Un ami de Sceaux me disait un jour « les meilleures affaires sont les mauvaises qu’on a évitées ». Il y a quelque chose de l’esprit du livre.

Comment planter sa boîte en 50 leçons décrit un voyage « dur, très dur, exigeant, engageant et incroyablement stimulant. » L’intérêt du livre est de situer ces points durs, de les commenter avec des expériences vécues, et de citer de nombreuses références qui complètent une approche par définition personnelle. Une bibliographie donne de quoi compléter ses sources.

Il suffit de parcourir le sommaire du livre pour comprendre que ses 50 « leçons » suivent une  chronologie simple : un « cycle de vie » d’entreprise. Jugez-en, il part de la création et du positionnement des produits, poursuit avec le recrutement, la mise en place du télétravail (ce ne sont que des exemples), le développement des ventes, le choix du nom de l’entreprise, une levée des fonds, la bonne gestion de la réussite, mais aussi du stress et de l’échec. Ou plus tard, le plus tard possible, choisir son successeur, ou bien vendre, eh oui, il en parle aussi, et même du dépôt de bilan, c’est dire que rien n’est oublié. Non qu’Hervé Kabla ait l’humeur lugubre, au contraire, mais il a voulu ne rien négliger de la vie d’une entreprise. Et parler de ses propres mésaventures.

Un guide anti-bullshit

Les 50 « leçons » sont courtes et percutantes, nourries d’exemples et d’anecdotes inspirées de son expérience. En ce sens, le livre est une sorte de vadémécum. Il est concis, structuré en fiches, avec des résumés des points clés. Selon que la phase de l’entreprise à laquelle on s’intéresse (conception, lancement, développement, vente), on se reporte aisément aux récits correspondants. Le parti pris chronologique permet d’accéder facilement aux phases antérieures et aux choix qu’elles supposent.

Hervé Kabla prépare au pire pour mieux situer l’essentiel (les produits, les clients, les équipes). Pas de jargon, des exemples tirés de la pop culture (films, séries), de l’actualité tech, de son vécu.

Sur un ton direct, parfois provocateur, mais plein d’humour, il joue sur l’idée d’échouer (« planter sa boîte ») pour mieux faire passer ses conseils de réussite. Ce n’est pas un manuel technique ni un guide pas-à-pas pour monter une boîte, mais plutôt un recueil de mises en garde et de bonnes pratiques.

Les petits cailloux qu’il sème figurent les risques. L’ensemble donne des façons de retrouver son chemin dans la forêt touffue d’une vie d’entreprise. Suivre les cailloux, c’est repérer des jalons où se retrouve ce qu’il faut éviter de faire.

Il s’adresse aux porteurs de projet, startupeurs ou dirigeants qui veulent éviter les pièges classiques (échecs financiers, gestion humaine désastreuse, etc.) et ainsi qu’à ceux qui cherchent un discours brut et réaliste, loin des discours motivants mais parfois assez creux.

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