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Le club de fleuret des Hauts-de-Seine

A Bourg-la-Reine, l’escrime, et plus précisément le fleuret, est une institution. L’immense et magnifique salle d’armes des Bas-Coquarts accueille aussi bien des sportifs de haut niveau que des adultes et adolescents de la section loisirs ou des enfants qui découvrent ce sport : chacun y pratique l’escrime au niveau où il le souhaite.

Trois armes possibles pour l’escrime

Au temps des Mousquetaires (XVIIe siècle), ces derniers utilisaient une épée pour combattre. Le fleuret, arme plus légère, a été inventé comme arme d’entrainement des épéistes. De leur côté, les cavaliers utilisaient une autre arme, le sabre, dont le tranchant est utilisé pour porter des coups. Aujourd’hui, les maîtres d’armes sont formés aux trois armes. Pour des raisons principalement historiques, le fleuret est massivement l’arme la plus pratiquée à Bourg-la-Reine par les licenciés du club d’escrime. Un groupe d’épée actif et dynamique existe aussi.

Un club important

Les 60.000 licenciés français sont répartis entre environ 800 clubs, ce qui fait une moyenne de 75 licenciés par club. Le club de Bourg-la-Reine compte 360 licenciés. Il se flatte aussi d’être le plus suivi sur les réseaux sociaux (Instagram et Tik-Tok).

Le club compte aussi des athlètes de haut niveau, certains membres de l’équipe nationale, qu’il a formés et qui y sont toujours licenciés, même s’ils fréquentent aujourd’hui le CREPS ou l’INSEP. Ce sont les filles qui ont ouvert la voie du haut niveau au club, avec un titre de championne de France, puis du monde et un titre olympique.

Si la compétition est pratiquée par une petite moitié des adhérents (avec plus ou moins d’intensité), elle n’est pas un passage obligé.

Apprentissage découverte et loisirs

Le club propose des cours pour débutants aux 6-7 ans et aux 8-10 ans. Il est également possible de débuter dans le groupe loisirs. Ce sont souvent les parents qui proposent l’inscription à leur enfant. Les enfants viennent d’abord pour s’amuser. Pour les plus introvertis, le masque protège du regard des autres. L’escrime exige de l’endurance, de la vitesse et de l’explosivité, de l’équilibre et de la coordination. L’exigence est aussi mentale : analyse tactique, gestion des émotions, prise de décision. Le jeu fait progresser les jeunes.

La deuxième année, les jeunes passent dans le groupe confirmé. On démarre très vite les combats, le meilleur moyen de découvrir le jeu de l’escrime : toucher sans se faire toucher. Il faut respecter l’arbitre et accepter son jugement. Les jeunes apprennent très vite à arbitrer, à observer à prendre des décisions, à les exprimer.

Le club participe à des actions de développement dans le département des Hauts-de-Seine, notamment auprès de personnes ayant des handicaps divers : 250 jeunes sont ainsi rencontrés chaque année.

La section loisirs est assez développée, avec environ 80 adhérents. Le cas échant, ils participent à quelques compétitions locales.

Compétitions

Le club est présent dans toutes sortes de compétition, depuis la compétition locale jusqu’aux compétitions internationales. La compétition existe à partir de M9 jusqu’aux vétérans (plus de 40 ans).

Au niveau international, on trouve une petite dizaine de jeunes quasi professionnels, avec deux entrainements par jour à l’INSEP. C’est pour accéder à ce niveau que c’est le plus difficile pour les meilleurs adolescents : ils ont besoin d’aménagements de leurs études. Pour les meilleurs jeunes, les plus motivés, le parcours est exigeant avant un éventuel accès au CREPS ou à l’INSEP : il n’existe pas de système d’études aménagées pour pouvoir pratiquer le sport, à part des écoles privées hors contrat. Les conditions d’un double projet sont à améliorer en France.

Encadrement

Pour pouvoir enseigner et diriger une salle d’armes, les maîtres d’armes français doivent légalement être titulaires d’un Brevet d’Etat d’éducateur sportif (qui permet d’enseigner le sport de son option à titre professionnel), et doivent pouvoir enseigner les trois armes (fleuret, épée et sabre) ainsi que l’escrime de spectacle et les escrimes adaptées aux personnes en situation de handicap.

Le club compte quatre maîtres d’armes à plein temps. Trois autres maîtres d’armes sont cadres au sein de la fédération française (notamment le directeur de l’institut de formation) et enseignent à temps partiel au club. Les cours peuvent être collectifs ou individuels.

L’arbitrage des compétitions est assuré par des escrimeurs ayant suivi la formation nécessaire, mais c’est une fonction très partagée comme on l’a vu, la compétition étant un moyen de progresser aussi dans l’arbitrage. L’arbitre est un élément essentiel du combat au point de pouvoir dire que l’escrime se fait à trois, deux tireurs et un arbitre. Le club dispose d’arbitres pouvant intervenir dans des compétitions internationales.

En résumé, un très grand club, accessible à tous.

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