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Sylvie, sous toutes ses coutures

Couturière de son état, forte d’une déjà belle expérience, Sylvie veut ajouter à ses travaux sur commandes une nouvelle ambition : avoir ses propres créations. Ce seront des accessoires pour hommes, pour femmes, pour enfants (personne n’est donc oublié). Ce seront des sacs de voyage, des trousses de toilette, des sacs à dos, des sacs à main. Mais aussi de petites lingettes pour démaquillage, des cousettes où ranger le petit matériel de couture, ou encore des coussins. La seule limite sera son imagination et la demande.

A la Manufacture, le Fablab de Sceaux consacré au textile, elle présentait récemment son projet. Elle a déjà fabriqué toute une variété d’objets pour montrer son savoir-faire et le style d’articles qu’elle souhaite vendre demain, quand elle aura lancé son activité commerciale.

Elle est donc dans une phase de démonstration, de présentation, à l’issue de laquelle en fonction des retours, elle prendra la décision d’y aller.

Elle travaille toutes sortes de matière : du simili cuir, des tissus de coton, de l’éponge, des tissus de bambou, de tissus éponges de bambou. On sent la volonté de se positionner sur des articles accessibles au plus grand nombre.

Des couleurs, il y en a plein. Elle aime les imprimés, de petits motifs ou de plus larges reproductions, il y a peu d’uni, à part un sac d’un rouge profond bordé de noir. Mais ce n’est pas un parti pris, elle y viendra peut-être, sans doute, assurément…. L’important n’est pas là : il est dans l’objet lui-même, dans sa confection et son utilité.

C’est au marché Saint-Pierre, le paradis montmartrois des couturières, que Sylvie s’approvisionne. Le plus dur, dans ce temple du tissu, qu’il soit de jersey, de mousseline, de coton, cette caverne d’Ali Baba des imprimés de mille genres, c’est de se réfréner. « Un mètre par-ci, un mètre par-là, la carte bleue chauffe vite ! » dit-elle avec humour. Le lieu est à la couturière ce que la pâtisserie est au gourmand. Heureusement, elle ne dispose que d’un scooter. Cet atout maître de la circulation est aussi une limite naturelle de ce qu’elle peut ramener.

Cette limite présente un autre avantage : par la modération obligée, elle entretient le désir. Et Sylvie a le plaisir des belles étoffes, des rencontres inattendues, des coups de cœur, qui lui donnent envie d’imaginer, de confectionner, de faire ce qu’elle aime.

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