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Première bougie

Voilà un an, aussi nombreux que les trois mousquetaires, donc quatre, nous ouvrions la Gazette de Sceaux à la lecture des curieux. La décision avait été prise trois semaines plus tôt. Un réseau d’amitiés nous aide à choisir la plateforme, à la configurer, à s’approprier son fonctionnement. Nous étions en pleine campagne des municipales. Les arguments plus ou moins amènes s’échangeaient de part et d’autre des quatre listes présentes au premier tour et des trois présentes au deuxième. Nous ne nous en sommes pas mêlés. Non par opposition de principe au débat politique municipal, encore moins par dédain (chacun d’entre nous avait ses positions), mais parce qu’aucune valeur ajoutée ne s’est imposée à nous. Les listes se chargent parfaitement de leur communication.

Nous maintenons la distance. Le débat politique a ses lois (politique à entendre au sens partisan), il a surtout ses rituels de polémique et de vindicte. Et ce n’est pas de notre goût. Nous sommes pris dans un déluge audio-vidéo qui leur donne déjà une place plus que suffisante. Je devrais dire omniprésente. Ce qui ne nous empêche de faire écho aux débats municipaux, mais sur notre base et sans intervention partisane. Volonté de n’être pas dans les déclarations laudatrices ou dénonciatrices.

Sceaux compte un nombre de publications d’associations de quartier qui témoignent d’une certaine vitalité locale et de mobilisations de natures diverses, essentiellement touchant à l’urbanisme, aux projets de construction. Elles sont pour nous des sources intéressantes d’information. D’inspiration lorsqu’il s’agit d’événements, d’initiatives. Lorsqu’il s’agit de différends, nous cherchons à restituer le débat avec les parties prenantes et les positions respectives.

Sceaux Mag obéit au format des magazines municipaux de la plupart des communes (à partir d’une certaine taille). Organe de promotion de la municipalité en place, il offre en outre une information relativement exhaustive, bien construite et très bien distribuée. Qu’y ajouter ? Rien par rapport à son contenu qui couvre l’ensemble des événements de la ville, des initiatives municipales, des positions des élus, des services d’urgence et bien d’autres choses. Là encore, le magazine est pour nous une source d’informations. Cela dit, son format laisse bien des espaces à couvrir : réflexions, analyses, discussions. Nous avons une liberté qui ne se fixe d’autre limite que de rester républicaine.

Espace donc pour la parole de Scéens, car la Gazette pense qu’il y a place pour du débat dans notre commune. Débat qui ne s’interdit pas, au contraire, de parler de tous sujets (locaux ou non) qui nous touchent et quoiqu’ils concernent : la Covid, sa diffusion, les mesures barrières, les vaccins, le fonctionnement électoral, la sécurité, l’éducation, les technologies (la 5G), choix d’urbanisme, développement des voiries. La liste, à nos yeux, n’a aucune raison d’être limitative. On parle de tout ce qui nous concerne : de près ou de loin. Et même de très loin. La réflexion citoyenne n’est pas bornée par les frontières communales. Il y a le Territoire, le Grand Paris. Nous en dépendons.

Paroles différentes et donc styles d’articles différents. Positionnements en fonction des inclinations de chacun sur des projets d’où qu’ils viennent, sur des débats en cours, des initiatives. Nous accueillons toutes sortes d’interventions qui peuvent être engagées si elles proposent quelque chose, humoristiques si elles ne sont pas dégradantes, critiques si elles ne sont pas offensantes.

N’allons pas plus loin dans la définition de note positionnement (les théories en la matière sont toujours superficielles). Il se précisera au cours du temps, en faisant, en écrivant. A notre tempo, celui de la lecture.

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