Jusqu’au samedi 2 mai 2026, le Pavillon des Arts de Châtenay-Malabry accueille L’Angle et la Courbe, une exposition consacrée au sculpteur Medjid Houari. Celle-ci s’inscrit dans le Printemps de la Sculpture et l’hommage que la ville veut rendre à un artiste de renommée internationale.
Jeux d’équilibre
Né à Paris en 1950, formé à l’École des Beaux-Arts, il conçoit très tôt des projets dans l’espace public. Ses sculptures ne sont pas seulement faites pour être regardées : elles occupent un lieu et dialoguent avec leur environnement.
Son travail repose sur des formes géométriques fabriquées dans l’acier, le cuivre, le laiton ou l’inox. Les lignes, les courbes et les volumes créent des jeux d’équilibre inattendus, donnant parfois l’impression que le métal flotte.
Il jouit d’une reconnaissance attestée par les ventes. Le Parisien, dans son édition du 14 février 2022 signale qu’il vit son art « à tel point qu’il vient d’acheter un terrain de deux hectares à Port-Mort (Eure), non loin du Château-Gaillard aux Andelys, pour y exposer ses œuvres emblématiques. »
Des œuvres de toutes dimensions
Le site Houari-Sculpteur propose des photos et des vidéos qui présentent parfaitement son travail. En particulier, celui-ci en montre le volet monumental. La caméra joue entre plans rapprochés sur le métal et plans larges où l’œuvre devient un élément du paysage.
Mais au Pavillon des Arts, les formats sont certes plus petits. Sinon, ils n’entreraient pas dans les trois salles qui lui sont consacrées 😉. L’inspiration est semblable avec soudures, arêtes, torsions, et jeux de rencontres entre plaques de létal. Mais elles peuvent se poser sur une table ou un buffet. Elles donnent à comprendre, tout autant que les formats urbains, ce que Medjid Houari veut dire quand il parle de « formes épurées pour des réalités complexes ».
Il sera présent lors du vernissage, le 3 avril à 19h au Pavillon des Arts.

