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Carnets de campagnes municipales- premier semestre 2025

Dès le début de l’année 2025, les municipales de mars 2026 sont au centre des préoccupations des élus locaux et des militants politiques. Mais les électeurs ne commencent à s’y intéresser qu’à la fin de l’année. A La Gazette, nous avons très vite décidé de suivre la campagne sur les 4 villes que nous suivons d’habitude. Je suis chargé par la rédaction d’assurer ce suivi. J’ai prévu rapidement de commencer par une description des règles et du contexte, puis une présentation des listes et de l’historique sur chaque ville. Mais tout cela ne se fera que plus tard.

Dans les quatre villes confondues, pour garder un certain équilibre entre les listes, j’évite de publier un article sur les réunions publiques auxquelles j’assiste. Mais j’y observe un certain nombre de comportements des candidats, des militants, de ceux qui viennent aux réunions ou des citoyens dans les rues qui me paraissent intéressants, au-delà des programmes des uns et des autres. Le but de ces carnets est de partager certaines rencontres et impressions.

Au tout début de l’année 2025, je rencontre des responsables de l’opposition municipale dans les 4 villes pour partager sur leur rôle et leur pratique d’élus d’opposition. Cela donnera deux articles. Mais dans la discussion, j’apprends que ces responsables ont commencé à réfléchir aux élections de 2026, avec comme objectif d’être globalement prêts après l’été. D’ici là, ils s’adresseront aux seuls militants, pas à la population. Je tire la conclusion qu’il n’est pas utile de publier sur le sujet avant l’été.

Des événements se produisent pourtant déjà. Au premier semestre 2025 arrivent les premiers positionnements de listes et de têtes de liste pour les municipales de 2026 : Cécile Andrieux à Bourg-la-Reine, Liliane Wietzerbin et Flavien Poupinel à Sceaux, Brice Gaillard à Châtenay-Malabry, Pauline le Fur et Gilles Mergy à Fontenay-aux-Roses.

Bourg-la-Reine

J’assiste à la séance du 12 février 2025 du conseil municipal de Bourg-la-Reine. Nous avons depuis longtemps fait le choix de ne pas assister systématiquement aux réunions des différents conseils municipaux. Les débats sont toujours difficiles à suivre pour le public qui n’a pas, comme les élus, les éléments du débat sous les yeux. Mais la Ville de Bourg-la-Reine se distingue : elle fournit au public le texte des résolutions à voter, ce qui rend le suivi des débats beaucoup plus facile. Ce jour-là, elle avait de plus sorti les écrans pour projeter les éléments budgétaires en discussion.

Quand j’assiste à un conseil, c’est généralement pour un sujet précis, ce qui me permet de partir dès que celui-ci a été traité. Les élus doivent suivre en entier ces longues réunions dont l’aspect formel est essentiel. On y traite de sujets d’importances très variées.

Ce 12 février, le cœur de l’ordre du jour est le vote du budget. La présentation de sa logique de construction par l’adjoint aux finances, Joseph El Gharib, est lumineuse, tant mieux. Les critiques des élus de l’opposition annoncent assez clairement ce qui devrait être leurs thèmes de campagne en mars 2026. Cécile Andrieux et Daniel Rupp, jusqu’alors membres de la majorité municipale, votent contre le projet autour de deux idées principales : le maire décide trop seul et les impôts sont devenus trop lourds. Il apparaît évident que Cécile Andrieux présentera une liste en 2026. J’en fais un article, en m’efforçant de présenter les points de vue des uns et des autres sans prendre parti.

Sceaux

En 2020, La République En Marche (devenue depuis Renaissance) présente une liste avec Jean-Christophe Dessanges comme tête de liste. Depuis les relations entre Renaissance et le maire ont évolué, avec notamment le soutien de Philippe Laurent à la candidature de Maud Bregeon aux législatives de 2024. L’abstention des 3 élus de la liste Renaissance de 2020 lors du vote du budget 2025 (alors qu’ils avaient voté contre en 2024) est un signe clair de cette évolution et du futur soutien de Renaissance à la liste du maire en 2026.

Vers la fin du semestre, on apprend que l’association La Voix des Scéens a un nouveau président, Flavien Poupinel. C’est un net rajeunissement. Le nouveau président lance des ateliers de travail ouverts pour préparer un programme municipal. De son côté, Liliane Wietzerbin, élue en 2020 sur la liste Sceaux en commun, lance également un processus de réflexion. Nous décidons de ne faire écho ni à l’un ni à l’autre, estimant que les citoyens ne s’intéressent pas encore à l’élection, trop lointaine.

Avec le recul, je ne sais plus si nous avions pris conscience dès le début du fait que la candidature de Poupinel était aussi une manière de tourner le dos à Xavier Tamby, premier de la liste portée en 2020 par La Voix des Scéens. Et que cela rendait très difficile une liste menée par Numa Isnard et Xavier Tamby, comme leur comportement en conseil municipal pouvait le laisser supposer.

Châtenay-Malabry

La situation semble plus simple que dans les autres villes. On sait depuis les législatives de 2024 que Brice Gaillard, membre du parti socialiste, alors candidat du Nouveau Front populaire, s’est implanté à Châtenay-Malabry. Il travaille avec les élus de la liste Collectif citoyen Châtenaisien présentée en 2020. Il se confirme début 2025 qu’il mènera une liste face à Carl Ségaud.

Fontenay-aux-Roses

Contrairement à ses collègues des autres villes qui démarrent leur campagne assez tard, Laurent Vastel se lance en avance avec ce numéro du Mag de Fontenay d’avril 2024 où il s’exprime sur « dix ans d’actions au service des Fontenaysiens ». Assez rapidement, il apparaît qu’il y aura deux listes de la gauche démocratique, comme en 2020, mais avec des alliances différentes : les écologistes s’allient cette fois avec les socialistes, quand ils avaient coopéré avec Gilles Mergy en 2020. Ce dernier se présente de nouveau et lance des ateliers avant l’été. On apprend que Pauline le Fur dirigera la liste commune socialistes-écologistes.

Parmi les 4 villes que nous suivons, c’est clairement à Fontenay-aux-Roses que la gauche a le plus de chance de gagner et le maire sortant le plus grand risque d’être battu (il suffit de regarder les résultats des législatives pour s’en convaincre). Les candidats y sont donc particulièrement sensible au rôle des médias locaux.

Un exemple (parmi d’autres). Les Restaurants du Cœur de Fontenay organisent une « porte ouverte » pour ceux qui ont participé à leur opération de collecte. Je m’y retrouve et je croise Gilles Mergy (que je connais) à qui j’explique notre politique éditoriale : rien avant l’été et il y aura un article par liste. Pauline Le Fur est également présente. Nous nous connaissons vaguement de vue (j’ai assisté à un ou deux conseils municipaux). Elle vient se présenter. Je lui dis la même chose qu’à Gilles Mergy, mais le lien est établi.

A suivre !


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–> Règles pour les élections municipales de 2026
–> Municipales 2026 : contexte politique
–> Municipales 2026 à Sceaux
–> Municipales 2026 à Châtenay-Malabry

  1. Gérard Bardier Gérard Bardier Auteur de l’article | 9 janvier 2026

    Bonjour
    Il n’est écrit nulle part dans l’article que les élus Sceaux Ensemble soutiendront le maire.
    Dans mon article, j’écris d’une part que les trois élus de Sceaux Ensemble se sont abstenus lors du vote du budget (je mets le lien vers le compte rendu de la séance), d’autre part que Renaissance (à ma connaissance) soutiendra le maire. Ce n’est pas la position des 3 élus de Sceaux Ensemble (« À ce jour, il n’existe aucune convergence entre les élus et Philippe Laurent »). Dont acte.

  2. Jean-Christophe Dessanges Jean-Christophe Dessanges 8 janvier 2026

    Je suis étonné que l’auteur de cet article n’ait pas sollicité l’avis des élus de Sceaux afin de présenter une analyse objective de la situation, comme il le fait sur d’autres sujets.

    À ce jour, il n’existe aucune convergence entre les élus et Philippe Laurent. Les choix politiques concernant Sceaux Ensemble relèvent exclusivement des élus qui y siègent.

    Les élus de Sceaux Ensemble sont les seuls habilités à engager leur collectif.

    Affirmer le contraire ne fait que servir des intérêts particuliers et brouiller la compréhension de la situation réelle.

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