Dans moins de 48 heures, le 15 mars au matin, le scrutin des municipales sera ouvert. A Châtenay-Malabry, on sait qu’il n’y aura qu’un tour, puisqu’il n’y a que deux listes en présence. A Bourg-la-Reine, Fontenay-aux-Roses et Sceaux, il faut s’attendre à un second tour le 22 mars. Pour le deuxième tour, la date limite de dépôt des listes est le mardi 17 mars à 18 h 00.
Ce qui frappe dans ces trois villes, c’est le nombre élevé de listes en présence : cinq à Fontenay-aux-Roses, six à Bourg-la-Reine comme à Sceaux.
Faut-il interpréter ce nombre élevé de listes comme un signe de bonne vie démocratique ? Je n’en sais rien. On peut simplement noter qu’un nombre élevé de citoyens ont décidé de s’engager dans cet exercice démocratique puisqu’il fallait 35 candidats pour chaque liste (plus d’éventuels suppléants), soit 210 personnes quand il y a 6 listes.
Quels seront les résultats ? Je me garderai de faire le moindre pronostic. Gardons en mémoire cette définition bien connue des cruciverbistes pour le mot « urne » : en quatre lettres, boite à surprises.
Lundi 9 mars
En raison des vacances scolaires, beaucoup de candidats ont concentré leurs dernières réunions publiques dans la deuxième semaine. Résultat : je me trouve à devoir aller à deux ou parfois trois réunions le même soir. Je choisis dans ce cas de ne rester que pendant une partie de la réunion.
Lundi 9 mars, Angélique Khaled est à l’Agoreine. La salle est particulièrement confortable pour le public mais, avec ses 300 places, elle donne le sentiment que le public n’est pas nombreux. Une bonne soixantaine de personnes pour Angélique Khaled, plus d’une centaine le lendemain, dans la même salle, pour Cécile Andrieux.
Mardi 10 mars
Lors de cette réunion publique, Cécile Andrieux a fait intervenir Flavien Poupinel, tête de liste à Sceaux, pour évoquer le projet avorté d’une relation plus étroite entre Bourg-la-Reine est Sceaux. Cécile Andrieux a en effet joué un rôle important dans l’arrêt de ce projet, en mettant en minorité la majorité municipale sur la nomination d’une directrice générale des services communes aux deux villes. Y avait -il un projet de fusion après cette nomination ? On s’est écharpé sur le sujet à l’époque à Sceaux. La Gazette avait alors analysé les conditions juridiques et les conséquences d’un tel projet. Tout indique que le projet est abandonné et que les deux maires ont compris qu’il serait rejeté par la population. Mais pour les opposants, il peut être de bonne guerre d’affirmer que l’intention et donc le risque persistent. D’autant plus que le doute semble encore présent chez certains électeurs si j’en crois une question entendue à Sceaux.
Je quitte la réunion avant la fin pour aller écouter Gilles Mergy à la salle Sainte-Barbe de Fontenay-aux-Roses. Salle pleine à craquer, plus de 100 personnes présentes. Gilles Mergy présente des points clés de son programme et des membres de sa liste viennent dire tout le bien qu’ils pensent de lui. C’est bien fait et le candidat connait bien ses sujets au regard des questions auxquels il répond.
Mercredi 11 mars
Je retourne à l’Agoreine pour la réunion organisée par la liste menée par Christophe Bonazzi. Ce dernier a invité la première adjointe à la maire de Châtillon, le sénateur Pierre Ouzoulias et Brice Gaillard, candidat aux législatives de 2022 et 2024 dans la circonscription. Un peu plus de présents que pour Cécile Andrieux la veille.
L’intervention de Pierre Ouzoulias porte notamment sur la situation internationale. Il évoque l’Ukraine, le régime répressif iranien, les bombardements israéliens et américains(qu’il condamne) au Liban et en Irak. Il pointe l’actuelle montée de l’antisémitisme, alors qu’après la guerre on avait dit « plus jamais ça ».
Florence Maurice, 2e de liste et conseillère municipale sortante lance un vibrant appel pour aider tous les jeunes à bâtir leur avenir, en dressant une liste impressionnante d’actions possibles pour arriver à ce résultat.
Je n’écoute pas la suite : je rejoins la réunion de la liste conduite par Liliane Wietzerbin à l’ancienne mairie de Sceaux. J’arrive à la fin de la présentation. Il y a ensuite une série de questions. A la fin de la réunion, discussion avec une personne du public qui ne me semble pas voter pour cette liste, mais qui juge que c’est la première fois qu’elle rencontre une liste qui ne fait pas de démagogie. Le même pense que la liste fera entre 30 et 35%. Samedi dernier, j’ai rencontré un bon connaisseur de la ville prêt à parier qu’elle fera moins de 20%. Il y en a au moins un des deux qui se trompe. De la difficulté à faire des prévisions !
A Fontenay, dans la salle Pierre Bonnard, il est difficile d’entrer. Le fond de la salle est occupé par les gens debout. Laurent Vastel a invité Georges Siffredi, président du Conseil départemental, Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine, et Jean-Didier Berger, qui malgré sa charge de ministre, est venu apporter son soutien. Si Laurent Vastel détaille son programme et rappelle ce qui a été réalisé pendant sa mandature, il a tenu à apporter une touche d’humour à son meeting de fin de campagne du 1er tour. C’est Vincent Azé qui, dans un stand-up joliment ironique, apporte dans son final son soutien de Fontenaisien, à la liste Fontenay au cœur de Laurent Vastel.
Jeudi 12 mars
Je retourne à Bourg-la-Reine, aux Colonnes cette fois, pour la dernière réunion de Patrick Donath. Plus de 200 présents. La réunion est très habilement construite pour répondre discrètement aux critiques formulées par les diverses oppositions. Maryse Paresys, ancienne n°2 de Jean-Noël Chevreau vient dire tout le bien qu’elle pense de Patrick Donath, Sébastien Van Pradelles, jeune membre de l’équipe municipale de 2014 à 2020 ayant déménagé ensuite en fait autant. Un quiz permet de faire participer la salle tout en citant quelques chiffres qui démentent autant d’affirmations de l’opposition. On termine par des photos anciennes où on reconnaît (plus ou moins facilement) des membres actuels de la liste. J’apprends au passage que 23 des personnes présentes sont nées à Bourg-la-Reine. Un peu plus de 10% des présents. La réunion est agréable à suivre, quand ce genre d’exercice peut vite virer à l’opération rébarbative. Bien joué.
A Châtenay, Carl Segaud a rempli les deux étages du Rex. Les membres de sa liste, du moins une vingtaine, font une courte présentation de leur parcours personnel et de leur expérience de la ville. Sur le grand écran du cinéma, les noms et les photos défilent. Carl Segaud a joué collectif. Évidemment, Jean-François Lamour fait un effet remarqué. L’ancien ministre des Sports, médaille d’or en sabre aux Jeux olympiques, champion du monde, dit en peu de mots la raison de son engagement aux côtés de Carl Segaud. Georges Siffredi rappelle l’état désastreux de Châtenay quand il est devenu maire en 1995. Et le programme que Carl Segaud que décline ensuite est présenté dans la continuité de l’action de Georges Siffredi auquel il est beaucoup fait référence.
Vrai ou faux ?
En février, à Fontenay-aux-Roses, Gilles Mergy a diffusé un tract accusant le maire de lui attribuer de manière mensongère certaines propositions, et proposant de distinguer le vrai du faux sur huit des propositions de sa liste.
Début mars, c’est le maire de Bourg-la-Reine qui propose lui aussi de rétablir les faits face à la désinformation.
On comprend la volonté de rectifier des mensonges. Mais j’ai entendu pendant cette campagne des affirmations que je considère comme fausses, sans être des mensonges : parfois pour des questions de présentation, assez souvent pour des à-peu-près, et très souvent parce qu’on ne reprend parmi les faits que ceux qui nous arrangent, donnant une image déformée de la réalité. On sait (loi de Brandolini) qu’il quasiment impossible de redresser ces faussetés. La seule chose que s’efforce de faire la Gazette, c’est d’être rigoureuse et factuelle, notamment dans ces analyses. Et de rectifier ses erreurs quand elle en fait.
Article par liste
Comme je l’avais expliqué dans cet article paru en janvier, nous avons décidé de réaliser un article par liste, en rencontrant le premier de liste et en posant toujours les mêmes questions. Nous avions aussi expliqué pourquoi nous ne voulions pas donner la parole aux représentants des extrêmes (LFI, RN, Reconquête).
Nous avions décidé de laisser les candidats s’exprimer librement dans le cadre assez souple constitué par nos questions, et je ne regrette pas ce choix.
La qualité des réponses était de fait variable. Pour une raison très simple : une mairie traite un nombre élevé de sujets. L’un des maires m’a dit qu’il y avait 65 métiers différents parmi les employés municipaux. Les maires sortants et leur équipe ont forcément une bien meilleure connaissance de cette grande diversité de sujets. Ceux qui ont participé pendant 6 ans aux séances du conseil municipal ont eu connaissance des dossiers. Les équipes qui n’ont pas bénéficié de cette connaissance sont forcément moins pertinentes, du moins sur une partie des dossiers. Il faut cependant saluer le travail énorme réalisé par chaque liste, à la fois pour produire un programme généralement très complet et pour le faire connaître.
Articles par thème
La qualité de certaines propositions se ressent du manque de compétences dans certains domaines. Cela peut aller jusqu’à proposer des actions qui ne sont pas de la compétence des maires. Ou des actions dont le coût est largement sous-estimé. Ou même des actions qui sont déjà en place. Fallait-il le faire remarquer dans l’article ? Cela n’a pas été notre choix.
La solution que nous avons adoptée a consisté à faire une analyse transverse aux listes de certains sujets, en essayant d’y apporter de l’information plutôt que de l’opinion. Deux articles ont déjà été publiés, sur la question des maisons ou centres de santé, sur le rôle de VSGP. Nous prévoyons d’en publier d’autres après les élections, sur des sujets mis en avant pendant cette campagne par plusieurs listes, à la fois importants et compliqués, où il est utile que la réflexion se fasse sans le prisme et la pression d’une échéance électorale.
Une campagne très présente dans la Gazette
La campagne a commencé très tôt et la Gazette s’en est fait l’écho. Je me suis focalisé sur l’action et la présence des listes sur le terrain. J’ai fréquenté les marchés pour rencontrer les militants et les candidats. J’ai assisté (souvent partiellement aux réunions publiques. J’ai choisi de ne pas rendre compte de ces réunions, évoquant seulement l’ambiance ou l’organisation, pour ne pas favoriser les candidats que j’avais pu entendre au détriment des autres.
Cela a donné les articles suivants :
- Listes définitives et carnets de campagne
- Carnets de campagne première quinzaine de février 2026
- Carnets de campagnes municipales. Janvier 2026 2
- Carnets de campagnes municipales. Janvier 2026. 1
- Carnets de campagne. Municipales- deuxième semestre 2025
- Carnets de campagnes municipales- premier semestre 2025
- Municipales 2026 : contexte politique
- Règles pour les élections municipales de 2026
Articles par ville
Bourg-la-Reine
- Municipales à Bourg-la-Reine
- Avec vous, pour Bourg-la-Reine, avec Patrick Donath
- Bourg-la-Reine Autrement avec Angélique Khaled
- « La Ville en Partage » avec Christophe Bonazzi
- Bourg-la-Reine à cœur avec Cécile Andrieux
Châtenay-Malabry
- Municipales 2026 à Châtenay-Malabry
- On est si bien ensemble à Châtenay-Malabry, avec Carl Segaud
- Réinventons Châtenay-Malabry avec Brice Gaillard
Fontenay-aux-Roses
- Municipales à Fontenay-aux-Roses
- Fontenay au cœur avec Laurent Vastel
- Mieux vivre Fontenay avec Pauline Le Fur
- L’élan citoyen pour Fontenay ! Avec Gilles Mergy
- Pour Fontenay, liste associative, écologique, citoyenne avec Michel Faye
Sceaux


Je réagis au passage sur la situation désastreuse des finances publiques à chatenay malabry « au cause de la gauche » comme se plaît à le dire le maire sortant. Il oublie de mentionner le fait que lui et mr siffredi se sont plantés dans les grandes largeur avec les emprunts toxiques (des taux qui montaient jusqu’à 35%). Et d’autres emprunts particulièrement risqués (swaps) continuent de courir.