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Entre la Coulée verte et Robinson

11 mai, tôt le matin. La Coulée verte est rouverte aux vélos. La gare de Robinson va-t-elle être assiégée? La fin de confinement s’annonce difficile en Ile-de-France. Avec 9373 hospitalisés dont 1171 en soins intensifs, la région est en rouge sur la carte : beaucoup de précautions sont prises un peu partout.

D’après une étude de l’INSEE, en 2016, sur 8219 actifs habitant Sceaux, seuls 1320 (soit 16,1%) travaillent dans leur commune de résidence. En revanche 4174 des 5494 emplois de la ville sont tenus par des non-résidents.
Pour ceux qui ne sont pas en télétravail, Scéens travaillant ailleurs ou non-résidents travaillant à Sceaux, comment faire pour se déplacer ?

  • Les transports en commun ? Les règles mises en place par la RATP correspondent à 1 passager au m2 quand la moyenne se situe à 8 en heures de pointe.
  • La voiture et les bouchons qui vont avec?
  • Les deux roues?

Un peu après 7 h, j’attrape l’un des masques que ma femme a fabriqué et je sors. Premier constat immédiat, on ressent encore la fin des intempéries du weekend : un peu de pluie, du vent, pas terrible pour le vélo !

Un bus passe, avec deux ou trois personnes. A la Coulée verte, trois vélos passent en dix minutes (dont un dans la rue Houdan). Manifestement, ce n’est pas la bonne solution du jour !

Une dizaine de personnes entrent successivement dans la maison de retraite située juste à coté de la Coulée verte. Une vient de descendre d’un bus, deux ou trois descendent de voiture, les autres sont à pied (elles viennent peut être d’un arrêt de bus un peu plus loin). Surtout des femmes. Une seule ne fait pas partie de ce qu’on appelle pudiquement « minorités visibles » : on sait qui est à l’œuvre pour des tâches souvent ingrates !

Direction la gare de Robinson. Sur le chemin, un piéton me demande son chemin. Manifestement on embauche dans le coin (un commerce alimentaire). Je ne sais pas s’il sait lire le français, mais il a envie de travailler !

Pour prendre souvent le RER vers cette heure-là, je sais qu’habituellement plus de la moitié des places assises sont prises dès le départ de Robinson. Et pas la peine de rêver d’en trouver une à Bourg-la-Reine. Ce lundi, entre les voyageurs vers Paris et ceux qui arrivent à Sceaux, c’est une petite trentaine de personnes. Plutôt des jeunes de 25 à 35 ans.

Des âges plus divers parmi ceux qui arrivent. Les habituels étudiants des lycées ou de la fac de droit ne sont évidemment pas là.
De nombreux bus arrivent ou partent de la gare. Mais ils ne contiennent qu’un nombre très restreint de personnes, à rebours de ce qui se passait avant le confinement.

La reprise de la mobilité se fait doucement !

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