Le 11 novembre, au cimetière de Sceaux à 11h, le Souvenir français participera à la commémoration de l’armistice organisée par la ville en présence de son maire, Philippe Laurent, et de nombreux élus de la majorité comme de l’opposition. Le Souvenir français se recueillera devant un rosier encore tout petit qui demande à grandir.
Le « rosier de mémoire »
Le rosier ne fait guère que quelques centimètres. Il faut encore le couver. Voyons-y un symbole de l’attention à mobiliser. Pourquoi le rosier ? C’est qu’à la Libération, l’association des Déportées résistantes présidée par Geneviève de Gaulle créa la rose Résurrection. Le Souvenir français a repris la figure. Son « Rosier de la mémoire » ajoute une forme simple, modeste et durable : une fleur pour honorer les morts, mais aussi pour transmettre la vie. Il ne nie pas la mort, mais lui oppose la persistance du vivant. Ses racines s’enfoncent dans la terre où repose le soldat ; ses branches se tournent vers la lumière ; ses fleurs reviennent quand les saisons le permettent. Et ses épines rappellent que cette beauté n’est pas sans douleur. Planter un rosier, c’est orner une sépulture d’un lien entre les disparus et les vivants, entre l’histoire nationale et les histoires familiales.
Porter le drapeau
Le 11 novembre, le Souvenir français aura son porte-drapeau à côté de ceux des anciens combattants et du drapeau national. Cette date du souvenir conserve un sens fort que les villes s’attachent à conserver en associant les enfants aux cérémonies. Présence des générations passées et des générations futures auxquelles la date rappelle leurs origines.
Un porte-drapeau est un symbole de la transmission. C’est aussi une personne qui s’investit physiquement, quel que soit le temps, à soutenir la charge. Mine de rien, avec les heures qui passent, le drapeau devient lourd. Mais sans porte-drapeau, une cérémonie n’aurait pas la même âme. Elle serait dépouillée, sans couleurs et sans incarnation. Le porte-drapeau du Souvenir français, comme tout porte-drapeau témoigne de la continuité des choses par son emblème même.
Voilà donc un visage du passé et du présent qui s’incarne dans l’homme ou la femme qui, debout, imperturbable, affiche son appartenance au passé qu’il ne veut pas oublier, un passé militaire ou civil, mais toujours avec la nation au cœur.
Le souvenir, germe d’avenir
Savoir d’où on vient pour savoir où on va. Si le passé n’aide pas à anticiper vers le futur, on n’avance pas vers le futur si on oublie le passé. Si demain tout s’arrêtait, si nous n’honorions plus nos morts, notre histoire, nos armistices et nos traités… si nous n’avions plus de mémoire, si on en finissait avec les commémorations, si « nos anciens, nos aînés qui sont battus pour la liberté n’apparaissaient plus dans l’espace public », qu’aurions-nous gagné dans cette amnésie ?
Les tragédies ont existé. Le Souvenir français rappelle que 14-18 et 39-45 n’ont pas été de la science-fiction. Les générations qui vivent aujourd’hui, qui croisent les tombes, doivent se rappeler que des personnes sont mortes pour que la France soit libre et continue d’exister. Et si les enfants, les petits-enfants le savent, la relève le saura. Mais le passé n’est pas le seul souvenir de la menace, de la mort ou des heures sombres de notre histoire. C’est encore (et il faut qu’il le soit) celui de lumières et de mille coutumes qui façonnent l’identité, l’originalité française. C’est celui auquel on veut appartenir pour l’estimer et le rendre meilleur. Le jeune rosier du cimetière de Sceaux demande une attention semblable : prendre soin de ses racines pour lui donner un avenir.
Pour en savoir plus
Le site du Souvenir français

