Châtenay-Malabry. Après le succès de l’année dernière, on a remis le couvert. De longues tables ont été dressées dans le cours du Commerce vers l’angle avec les Jardins de LaVallée. Le quartier s’est remis en blanc et 600 personnes se sont retrouvées pour le déjeuner. La chance a voulu que le temps fût ensoleillé et sans canicule, parfait.
Il est toujours émouvant de trouver dans ce quartier juste sorti de terre, une foule attablée dans la rue qui rend le lieu bien vivant et chaleureux. Beaucoup d’enfants, des conversations animées, des voisins qui, pour certains, se rencontrent pour la première fois….
Une scène de vie collective
A l’heure de l’apéro, le groupe MG ouvre les hostilités festives avec une playlist bien dosée sur une quarantaine d’années (mais la musique a pour elle de s’installer dans les têtes très longtemps). ADHEL, l’ardente asso des résidents, offre un verre de vin, du café ou de l’eau. Et une rose pour ces dames.
Les familles apportent leur frichti, mais ADHEL a anticipé. En concoctant la journée, elle a prévu des hot-dogs fumants, des crêpes dorées et même des barbes à papa. En face du stand, il y a un glacier. Attendu que non loin de là, on pouvait rapporter de chez Ono des plats japonais, de chez Nabucco des pizzas et des pâtisseries de chez Mathilde Fréville.
A 13h45, (45 pas 46), appel à la population pour le madison collectif. Toutes affaires cessantes, on est convié devant le barnum de MG, à une formation express (la danse est facile) puis à la « choré » en live. Plus tard, ce sera une autre « choré », plus cabaret télé, échafaudée par le « staff ADHEL » (entendez la task force qui a organisé la journée).
La joie des enfants
Les enfants ont l’espace de LaVallée et ses agrès habituels. Mais ils ont surtout des stands qui les accueillent, l’un pour des dessins et des coloriages, un autre pour des maquillages, encore un autre pour s’initier aux échecs (les adultes aussi).
ADHEL a beaucoup imaginé. C’est un spectacle de marionnettes à fils dans un décor digne de Guignol. Et comme dans le jardin du Luxembourg, les yeux des petits s’écarquillent devant la mise en scène. Des rires et des cris fusent et se diffusent.
Comme l’année précédente, on procède à la « cérémonie » du gâteau, une tour de Babel construite par Mathilde Fréville. Ce sont trois bons étages qui, découpés en tranches, offrent 150 peut-être 200 parts à partager par les familles. Lesquelles familles ont fait honneur à rester groupées devant le photobooth qui leur tire un joyeux portait.

Puis la tombola arrive, alimentée par les commerçants locaux. Des pizzas de chez Nabucco, d’autres de chez Basilic & Co, des bons achats Darty, des coffrets de chez Perene, des soins de l’Institut de beauté, des bières de Beers. Quand tout à coup, surprise ! Hommage. Une fanfare sort ses cuivres. Pas n’importe laquelle. Celle d’étudiants de l’Ecole centrale que le quartier a remplacée après son départ à Saclay.
L’invisible orchestration
Derrière la simplicité et la douceur de l’après-midi se cache (pour la bonne cause) une organisation millimétrée. Trente membres du staff de l’ADHEL ont œuvré dans l’ombre pour que tout soit au top. A défaut de les nommer tous, citons le bureau de l’association, notamment Karim, Catherine, Jonathan et Ahmed, qui par leur investissement complet dans l’élaboration et la conduite de la journée, montrent la force des riverains quand ils prennent leur quartier à cœur. Et ils n’étaient pas seuls. Le maire, Carl Segaud, la responsable de la communication, Véronique Boutrelle, des élus présents, les policiers veillant à la sécurité, montrent que la municipalité a vraiment soutenu l’initiative des habitants. Dès le matin, elle avait fait installer les barnums, les tables et chaises, les barrières pour dévier la circulation.
Une belle escouade de scouts et guides de France apporte une énergie juvénile et met la main à la pâte (de crêpes) mais pas seulement. Ils bougent en fonction des besoins d’une organisation qui s’adapte sans cesse aux flux et aux demandes. N’oublions pas les MG qui ont fait vibrer des reprises bien choisies et ont engagé vers la piste de danse improvisée devant eux.
Au fil des heures, LaVallée passait de l’ensemble de bâtiments neufs, à un lieu, un milieu bonne franquette, simple et accueillant. Un déjeuner en blanc, savamment organisé, et… voilà que le quartier prend une vie particulière. C’est peut-être cela le vrai succès de la journée : avoir montré qu’un quartier, avec ses immeubles et ses rues, tient aussi à tous ceux qui prennent le temps d’y dresser une table.


Quel magnifique article pour retracer cette superbe journée en blanc! Merci beaucoup Maurice!😍☀️☀️