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Carnets de campagnes municipales. Janvier 2026. 1

La campagne s’accélère en janvier. Les maires sortants entrent en campagne. De nouvelles listes se signalent. Les candidats utilisent les différents moyens à leur disposition. Les têtes de liste doivent gérer tout cela en même temps que leurs contraintes professionnelles.

Maires sortants

Dès le début de l’année, on pouvait voir les affiches de Philippe Laurent dans la rue Houdan à Sceaux. Il met notamment en avant son expérience. Le samedi 17, une bonne dizaine de ses militants tractent rue Houdan. Et tous les habitants trouvent dans leur boite aux lettres un courrier du maire candidat daté du 16.

A Bourg-la-Reine, Patrick Donath annonce sa candidature le 10 janvier avec une vidéo. Le même jour et le samedi suivant, son équipe est en force au centre-ville pour tracter. A partir du 17, il présente chaque jour un nouveau membre de son équipe sur la page Facebook de la liste. Une réunion de lancement de campagne a lieu le 28 janvier à l’école de la République. Elle réunit 112 personnes (d’après les organisateurs).

Après l’introduction de Donath, six personnes témoignent que la Ville les a aidées à mener leurs projets. Jeanine Manant, de la compagnie de théâtre La Mouette a organisé plusieurs concours de jeunes talents (moins de 25 ans), du théâtre intergénérationnel et l’animation « Toute la ville enquête ». Jean-Paul Gillyboeuf est responsable d’une association patriotique (si j’ai bien compris).  Stéphanye Maillard et son mari Stéphane ont fondé il y a dix ans la Maison Maillard, pâtisserie -traiteur. Yvon Bellec, président de l’association de quartier Bellevue évoque le budget participatif qui lui a permis de lancer l’animation Rue des enfants . Gabriel Levoile, étudiant des Bas-Coquards, souhaite aider les jeunes à s’orienter. François Bieber a développé en 20 ans son entreprise Kwanko, 300 salariés aujourd’hui dans le monde, dont 60 à Bourg-la-Reine.

A Châtenay-Malabry, Carl Ségaud profite d’une galette pour annoncer à son tour sa candidature le 17 janvier. Il commence à décliner son bilan sur une page Facebook créée pour l’élection. Et tous les habitants ont reçu une lettre de sa part dans leur boite aux lettres. Samedi 24 janvier, je l’aperçois en train de tracter rue Jean Longuet : j’en profite pour lui demander un entretien pour un futur article sur sa liste.

A Fontenay-aux-Roses, Laurent Vastel et son équipe ont commencé à distribuer des tracts en 2025. Le 16 janvier ont lieu les vœux du maire au gymnase du parc. Beaucoup de monde. Je croise Julie Charitat, directrice de GéoSud et à ce titre en charge du projet de géothermie. Elle me présente deux nouveaux collaborateurs : un jeune ingénieur et un directeur des opérations qui en est à sa troisième opération de géothermie, après Pantin et Malakoff. Je lui demande si elle attend l’accord définitif pour la subvention de l’ADEME pour rencontrer les représentants des résidences :  elle me répond que 60% ont déjà été rencontrés.

Le 29 janvier, Laurent Vastel présente sa liste et son programme  devant une centaine de personnes, pour la plupart acquises. Dans son introduction, le maire sortant reproche à ses concurrents de proposer des actions qui existent déjà. Puis c’est la présentation du programme, en trois grands chapitres, puis des sous chapitres, puis deux propositions pour chaque sous chapitre, chacune choisie dans l’ensemble des 85 engagements pris par la liste. Chaque sous-chapitre est présenté par l’un des membres de la liste.

De nouvelles listes

A Bourg-la-Reine, la possible existence d’une liste LFI était avancée par certains et démentie par d’autres. Ce sont les premiers qui avaient raison : de grandes affiches montrent la photo de la tête de liste, Margaux Wentzler. Elle n’est pour l’instant pas présente sur le marché. Si l’on en croit un mail envoyé par un membre de cette liste à la Gazette, elle prétend incarner la gauche à Bourg-la-Reine, une attitude de plus en plus fréquente : ce qui n’est pas la France insoumise n’est pas considéré comme de gauche.

A Fontenay-aux-Roses, si la liste LFI n’est toujours pas présente sur les marchés, l’existence d’une liste Ribatto (droite) a été confirmée par sa présence sur le marché le 17 janvier. Pour mémoire, Philippe Ribatto avait présenté en 2014 une liste qui a fusionné avec celle de Laurent Vastel au second tour.

A Sceaux, ce sont trois nouvelles listes qui sont apparues en milieu de mois, dans deux cas par une déclaration dans la boite aux lettres de tous les habitants.

J’ai d’abord reçu la lettre de Maud Bonté, conseillère municipale sortante. En 2020, celle-ci était présente en 4e position sur la liste Aimer Sceaux (présentée au premier tour par la Voix des Scéens). Au second tour, après fusion des listes Sceaux Avance et Aimer Sceauxdans une liste commune Sceaux Ensemble, Maud Bonté, toujours 4e de liste a été élue. Elle a fait partie du groupe Sceaux Ensemble pendant presque toute la mandature et ne s’en est séparée qu’en 2025 après le vote du budget 2025, qu’elle a refusé alors que les 3 autres élus s’abstenaient. Elle est par ailleurs présidente du GHEUS, qui a déposé des recours contre le projet de la place du général de Gaulle. Elle est également présidente d’une association de quartier (les Musiciens). Et elle a pris comme nom de liste Aimer Sceaux. On notera que Joëlle Quintin, qui était en 2028 en 28e position sur la liste Aimer Sceaux tractait samedi 17 rue Houdan pour Maud Bonte.

J’ai ensuite trouvé dans ma boite aux lettres la déclaration de Claire Bourdier, présidente de l’Union des Commerçants et Artisans de Sceaux depuis 4 ans. Elle met deux fois dans son tract ses valeurs en commençant par famille et travail. On s’attend à lire « patrie » ensuite , mais elle ajoute respect et engagement. La première fois, cela finit malgré tout par « Traditions Françaises » (avec des majuscules). Dans la suite de son tract, elle s’affirme contre la montée des extrêmes. Elle évoque deux fois la nécessité de « faire face aux changements sociétaux » sans en préciser le contenu. A suivre donc pour en savoir plus ! Depuis, des affiches de la candidate sont apparues dans la ville.

Quelques jours plus tard, Jean-Christophe Dessanges, tête de liste de Sceaux Avance puis de Sceaux Ensemble se manifeste à son tour en distribuant des tracts devant la gare de Sceaux puis rue Houdan. Il y annonce une réunion publique le lundi 26 janvier, à l’ancienne mairie. J’y passe un moment. Il y a une trentaine de personnes (dont 2 élus de la majorité sortante qui sont manifestement venus voir). Christiane Gautier, autre élue de Sceaux Ensemble, est à la tribune avec Jean-Christophe Dessanges.

Droit de réponse

Le 28 janvier, je reçois une demande de publication d’un droit de réponse à l’article suivre les municipales paru le 26 janvier, « conformément à la loi », de la part d’un membre d’une liste candidate aux municipales.  Je lui réponds qu’il peut commenter l’article. Il me répond en exigeant une insertion dans le corps du site, et ce sans délai. On croit retrouver les méthodes des vendeurs de voitures qui essayaient de vous faire croire qu’il fallait signer tout de suite. En réalité les lois sur la presse donnent un délai de trois jours pour mettre en œuvre le droit de réponse.

Ces lois datent de 1881 et il a fallu les adapter avec l’apparition de nouveaux médias (radio puis télé puis numérique). On comprend qu’une publication en ligne du Monde (par exemple) est soumise au même régime que son équivalent papier. Mais qu’en est-il des sites ou blogs en ligne ? C’est là qu’il faut lire le décret n°2007-1527 du 24 octobre 2007 relatif au droit de réponse applicable aux services de communication au public en ligne. Dans son article 1, il précise :

La procédure prévue par le présent décret ne peut être engagée lorsque les utilisateurs sont en mesure, du fait de la nature du service de communication au public en ligne, de formuler directement les observations qu’appelle de leur part un message qui les met en cause.

J’ai donc répondu au demandeur qu’il pouvait commenter mon article. Je me suis demandé si je devais citer le décret, mais j’ai pensé que ce serait faire insulte à sa capacité de s’informer sur le sujet.

Contraintes professionnelles

J’ai prévu depuis longtemps de publier un article par liste (voir lesquelles dans cet article ). En janvier, je commence donc à contacter les têtes de liste pour programmer un entretien. Pas de problème sur le principe, mais je suis confronté à des problèmes d’agenda de tous mes interlocuteurs. Mener une campagne prend beaucoup de temps et cela s’ajoute pour tous à leurs contraintes professionnelles. Je me demande si les citoyens se rendent compte de l’énergie et du temps dépensé par tous les militants qui se présentent aux municipales ! Sachant qu’à la fin, il y aura beaucoup de battus (surtout si l’on regarde le nombre important de listes dans plusieurs villes).

A suivre : 2ème partie

A propos des municipales :

Carnets de campagnes municipales- premier semestre 2025

Carnets de campagne. Municipales- deuxième semestre 2025

Suivre les municipales : articles par liste

Règles pour les élections municipales de 2026

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Municipales 2026 à Sceaux

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L’élan citoyen pour Fontenay ! Avec Gilles Mergy

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