Il ne reste que quatre semaines avant le premier tour. De nombreuses réunions publiques ont lieu, dont on ne sait jamais si elles servent à informer les électeurs ou à mobiliser les militants et sympathisants, les deux probablement. Le dépôt des listes est possible depuis le 12 février.
A chaque type de réunion, son organisation
Mardi 3 février, j’assiste à une réunion publique de quartier de Carl Segaud. Et je ne peux m’empêcher de comparer aux réunions auxquelles j’ai assisté très peu de temps auparavant, avec Patrick Donath et Laurent Vastel. Les différences dans le choix des intervenants sautent aux yeux, mais elles s’expliquent pour l’essentiel par l’objectif de la réunion.
Celle de Donath était un lancement de campagne : il a fait une rapide introduction et donné ensuite la parole à des personnes qui ne sont pas sur sa liste, mais qui ont expliqué ce que la Ville a fait pour eux et leur projet. Celle de Laurent Vastel était une présentation de sa liste et de son programme. Le maire sortant a fait une intervention générale, puis des membres de la liste se sont succédé thème par thème. La réunion de Carl Segaud était une des réunions de quartier qu’il a programmé. Il a surtout présenté son bilan et évoqué le programme. Seuls 4 membres de sa liste (les locaux, je suppose) étaient présents et il ne leur a pas donné la parole. Par contre, il a utilisé très à propos la projection d’images.
Autre différence, la durée de la réunion. Une heure pour Patrick Donath et c’était très bien. Plus d’une heure et demie pour les deux autres et c’était long. Et encore, on a pu voir Carl Segaud être moins disert en cours de discours qu’au début, conscient je suppose qu’il était trop long.
Le militant politique est-il un lève-tôt ?
Samedi 7 février, il fait beau, un temps idéal pour les opérations de tractage.
J’ai l’intention d’aller voir à Fontenay-aux-Roses, Bourg-la-Reine et Sceaux. Châtenay-Malabry ne bénéficie pas d’un marché couvert important autour duquel les militants peuvent se concentrer. Je ne suis disponible que jusque midi et je décide de partir assez tôt. Je suis au marché de Fontenay à 9h 45. Pas de militants. Pourtant, il y a des acheteurs, dont je suppose que ces derniers, qui n’aiment pas attendre, viennent assez systématiquement avant qu’il y ait foule.
Je me réfugie au café du marché. Deux personnes sont déjà là, attendant manifestement quelqu’un. Une troisième arrive puis un autre, avec un sac en plastique qui pourrait bien être plein de tracts. Il semble en présenter un aux autres, mais il est de dos. Je me risque et me présente. C’est Philippe Ribatto, que je n’avais pas encore croisé. Il me montre son tract. Je remarque le sigle RPF et lui dit que cela rappelle des souvenirs. Il acquiesce. Je ne suis pas sûr que les autres ont compris. Plus tard, je le situerai précisément en voyant sur son site des encouragements à des élus LR.
Entretemps, je vois arriver des militants de la liste Le Fur et un de la liste Faye. Mais je dois partir. Je croise Léa-Iris Poggi. Je ne suis pas allé à la présentation de sa liste (L’élan citoyen pour Fontenay !) au centre Pierre-Bonnard, pris ailleurs. Elle me dit qu’il y avait plus de monde que pour Laurent Vastel dans la même salle quelques jours plus tôt, que des gens ont dû rester dehors, elle parle de plus de 150 présents. Elle a l’air contente. Je file.
A Bourg-la-Reine, je trouve des militants de toutes les listes dans la rue Roeckel ou devant l’impasse du marché. Je récupère le tract de LFI que je n’avais pas, je discute un peu avec des militants de diverses listes et je repars.
Me voilà à Sceaux, partie piétonne de la rue Houdan. Là aussi des militants pour toutes les listes. Je croise Hélène Loup, présidente d’une association de quartier, qui tracte pour Maud Bonté. Cette dernière m’annonce fièrement que sa liste est complète. Plus loin, je discute avec un militant qui tracte pour le maire. Un autre militant qui tracte pour la liste l’Avenir en commun nous entend et nous demande si je suis de la Gazette. Il me dit la trouver « très factuelle » ; je le prends pour un compliment.
Plus loin, je vois Claire Bourdier, avec deux ou trois personnes dont certaines doivent l’aider. Je commence à lui poser des questions pour comprendre ce qu’elle propose. Je comprends qu’elle trouve que Philippe Laurent est là depuis trop longtemps, n’est plus « dans le réel » et que la ville est trop endettée. Je ne retiens rien de plus de notre courte conversation. A suivre.
Réunion de présentation de la liste Mieux vivre à Fontenay
Mercredi 11février, Pauline Le Fur et ses colistiers se présentent salle de l’église à Fontenay. La salle est pleine, avec entre 100 et 120 personnes (je découvre ensuite qu’elle est prévue pour 80 maximum). Le programme est distribué, chaque membre de la liste est présenté, avec son quartier, son âge, sa profession, ses engagements et son affiliation politique, s’il en a une.
Je remarque un bandeau en bas de la première page, avec la liste des partis qui soutiennent la liste. Il y en a 11 ! On se croit revenu aux années 60. On ne sait pas s’il faut se désoler d’une telle dispersion nationale ou se féliciter d’une telle alliance locale. Les deux ne sont pas incompatibles. En n’oubliant pas qu’il y a aussi une liste LFI et les listes Mergy et Faye…
La réunion est animée classiquement. Une déclaration initiale de Pauline le Fur est suivie de la présentation de chaque thème par une personne différente. C’est propre et on comprend qu’il y a eu un travail (quoi qu’on puisse penser du contenu). Je retiens une chose qui me parait importante : Maxime Messier insiste pour dire qu’il est pour la géothermie en raison de ses avantages et renvoie à l’intervention sur le sport pour le choix du site. On lit dans la plaquette :
Reprendre en main ce projet en concertation avec les habitants, riverains, sportifs et associations. Rénover le Panorama et le terrain de football en préservant la pratique sportive.
Le début du forage est prévu quelques semaines après les élections. Je ne vois pas comment une reprise en main du projet en concertation pourrait avoir lieu dans ce délai.
Je suis fatigué et profite d’un temps de question-réponse au milieu de la présentation pour m’éclipser. Il pleut. Je rentre trempé.
Réunion publique avec David Burel
Ce candidat n’a pas apprécié que je le classe Reconquête et il l’a écrit sur Facebook précisant : « Je suis ce trait d’union entre tous ces partis de Droite, je suis en quelque sorte la synthèse de tous ces partis de Droite dans notre Pays y compris les LR. » On l’a compris, quand il parle de la droite, il inclut même LR, sachant que les autres, ce sont le RN, Reconquête, etc. Ce qu’il appelle « la vraie droite ».
Il tenait jeudi 12 une réunion à l’école de la République et j’y suis allé. 20 personnes dans la salle, y compris des membres de sa liste et des personnes venues « pour voir ». A un moment, la tête de liste a revendiqué le soutien de Marion Maréchal et indiqué qu’il en espérait d’autres. En fin de réunion, il a eu une altercation orale avec une personne de l’assistance, manifestement soutien de Cécile Andrieux. Il a dit que celle-ci ne pouvait se réclamer de droite et qu’il était donc le seul candidat de droite à Bourg-la-Reine.
Se considérer comme légitime pour décider qui est de droite ou pas. Un comportement exactement symétrique à celui de LFI qui se considère légitime pour décider qui est de gauche.
Nouvelle liste LFI ?
Les habitants de Châtenay-Malabry ont trouvé il y a quelques jours dans leur boite aux lettres un tract de LFI annonçant une nouvelle liste intitulée Châtenay-Malabry populaire et invitant à plusieurs réunions publiques. Il n’y a pas de nom d’une éventuelle tête de liste. Le verso du tract indique un certain nombre d’éléments de programme qui sont en réalité des propositions nationales. Il en est de même du tract LFI à Bourg-la-Reine (celui-ci précisant en revanche le nom de la tête de liste).
Dépôt de liste
Depuis jeudi 12 à 8h30, il est possible de déposer les listes en préfecture. Une procédure pas vraiment simple. Il y a bien sûr des formulaires à remplir par la tête de liste. Il faut un mandataire financier. Heureusement, tout cela est précisé dans un document de la préfecture.
Le nombre de candidats de la liste est défini selon le nombre d’habitants. Pour Bourg-la-Reine, Fontenay-aux-Roses et Sceaux, c’est 35. Pour Châtenay-Malabry, c’est 39. On peut prévoir un ou deux remplaçants en plus.
Toutes les listes annoncées arriveront-elles à réunir suffisamment de candidats ? A priori pas un problème pour les listes qui se sont fait connaître depuis longtemps. Moins sûr pour celles qui se sont annoncées en janvier ou en février. Maud Bonte m’affirme le 14 février qu’elle a déjà déposé sa liste. Mais on peut très bien intégrer tous les membres majeurs d’un ménage. A suivre en tous les cas. On le saura en toute certitude après le 26 février, date de clôture des candidatures.
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