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Sceaux Agir en commun avec Liliane Wietzerbin

L’équipe de Sceaux en commun était déjà constituée lors des municipales de 2020. Depuis, elle a enrichi sa vision de la ville avec l’expérience des dossiers des conseils municipaux. Un travail en équipe a débouché sur des propositions portées par Liliane Wietzerbin, dans les domaines de la solidarité, de la démocratie participative et de l’écologie.

La Gazette : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre liste ?

Je travaille dans le domaine de l’énergie (affaires énergétiques au niveau européen). Je vis à Sceaux depuis 25 ans et mes deux enfants y ont fait leur scolarité. Je suis pro-européenne et je défends les valeurs républicaines contre l’extrême droite. Je ne suis affiliée à aucun parti.

La liste que je conduis est une liste citoyenne, qui s’est bâtie autour d’une quinzaine de personnes qui travaillons ensemble depuis 6 ans. Elle est soutenue par le parti socialiste, Place publique et le PCF.

Le constat

La Gazette: Quel bilan faites-vous de la situation de la ville ?

Aujourd’hui, Sceaux n’est plus la ville qu’elle était il y a 25 ans. Les inégalités sont plus fortes, le risque climatique a augmenté, des services publics ont disparu. Les politiques menées au niveau national conduisent à exiger plus des villes (par exemple pour suppléer à la réduction des services publics) alors même qu’elles ont moins de moyens.

La distance et les hétérogénéités entre quartiers ont augmenté : il faut écouter par exemple les habitants du Petit Chambord ou de Robinson qui se sentent exclus de ce qui est disponible dans la ville (en fait du centre-ville). 

Certains services deviennent très onéreux pour une partie de la population (par exemple, la nouvelle Halle des sports aux Blagis).

Les habitants méritent d’être informés et associés aux décisions.

Le programme

La Gazette : Quel programme proposez-vous aux Scéens ?

L’ensemble du programme sera présenté par toute l’équipe de Sceaux, agir en commun le mardi 17 février à 20h à l’ancienne mairie.

Solidarité. Augmentation des actions de solidarité, par exemple en fixant les cotisations de la MJC ou des clubs de sports en fonction du quotient familial.

Elargir les missions des associations (et les aider pour cela) pour leur donner un rôle plus important. Par exemple pour les jeunes adultes et les adolescents.

Démocratie participative. Les décisions viennent d’en haut (le maire). Il n’y a rien qui ressort des démarches du type Parlons ensemble.

Il s’agira de mettre en place de vrais conseils de quartier : avec les habitants, les élus (de la majorité comme de l’opposition), les commerçants. Ces conseils seront associés aux décisions majeures du quartier.

Les séances du conseil municipal seront retransmises par Internet et les commissions municipales comprendront des élus des minorités et seront l’occasion d’un vrai travail de réflexion et d’échanges.

La volonté des Scéens de participer est une opportunité pour plus de démocratie.

Écologie. La ville est aujourd’hui dans une politique des petits pas. Il faut changer de braquet, que ce soit pour la mobilité, les pistes cyclables ou la désartificialisation des sols. Il s’agit aussi d’être prêts à affronter les risques météorologiques majeurs, qui sont en augmentation.

L’ensemble du programme de la liste est disponible sur son site.

Points particuliers

La Gazette : L’état général des Finances publiques françaises risque de conduire à une diminution des ressources des municipalités dans un futur proche. Qu’allez-vous faire ?

Les ressources des communes baissent depuis de nombreuses années (taxe d’habitation supprimée, diminution de la dotation globale de fonctionnement…). Dans le même temps, on demande de plus en plus aux villes, avec le désengagement de l’État et une société fragilisée.

On ne dit pas qu’on va baisser les impôts, mais il y a des actions qu’on peut faire mieux. Exemple : près de 50% des Scéens sont déjà au prix maximum pour la pause méridienne, cela prouve que ce n’est pas assez progressif (il doit y avoir plus de tranches). 

On veut mettre plus d’argent sur les services publics locaux et les associations, afin de les rendre accessibles à tous de la même façon.

La Gazette : Le PCAET de VSGP a prévu de nombreuses mesures, mais sa réalisation dépend en grande partie des municipalités. Dans le domaine des émissions de gaz à effet de serre (GES), la priorité pour une municipalité est de diminuer ses propres émissions, par exemple en améliorant l’isolation des bâtiments publics.

La politique gouvernementale conduit à réduire les moyens des outils existants : ceux du Fond Vert ou de Ma Prim’rénov par exemple. La Ville doit donner l’exemple et accélérer le programme isolation de ce qui dépend d’elle. Elle peut aussi aider les particuliers qui le souhaitent.

Il n’y a pas que l’isolation : il y a aussi les pistes cyclables. Et sur les aménagements urbains (comme la Place Charles de Gaulle), il faut être très exigeant sur les normes environnementales, intransigeant sur le cahier des charges pour les promoteurs.

La Gazette :  Les conseillers territoriaux (pour VSGP) sont élus en même temps que les conseillers municipaux. Quel avenir pour VSGP et quel partenariat de la ville avec cette intercommunalité ?

Il y a une opacité totale sur ce qui se passe à VSGP. Philippe Laurent n’a jamais présenté au Conseil municipal les positions qu’il prend à VSGP.

On a le sentiment de 11 politiques accolées et l’on perd donc l’intérêt d’une telle maille.

Par exemple, quelle réflexion sur la répartition de certains équipements (piscines ou théâtre par exemple) sur le territoire ?

La Gazette :  Quelle position pour un éventuel deuxième tour ?

Nous présenterons la même liste qu’au premier tour.

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Suivre les municipales : articles par liste

  1. Jacky CHATELAIN Jacky CHATELAIN 13 février 2026

    Il est inexact de dire que les ressources des collectivités territoriales ont diminué. La suppression (certes contestable pour d’autres raisons) de la Taxe d’habitation a été entièrement compensée par un transfert des ressources de TVA. De fait cela Transfère au budget de l’état central un déficit fantôme des collectivités territoriales.
    En revanche, les élus territoriaux de tout type oublient ce rapport de la Cour des Comptes qui chiffre à quelques 14 milliards € la gabegie due au célèbre mille-feuille administratif. Plus on a décentralisé et plus le millefeuille s’est épaissit. Sans doute « la faute à d’autres » que les élus locaux.
    Deux questions :
    1)Vouloir distribuer généreusement au prétexte que « l’Etat » ne donne pas assez, c’est oublier que les municipalités comme les autres collectivités territoriales sont des composantes de cet Etat. La question reste de savoir quels impôts augmenteront pour financer la générosité ?
    2) Beaucoup relève de l’agglomération, or, toutes les listes font l’impasse sur ce point et restent dans une vue étroite sans que l’on ne puisse savoir vers quelle politique on s’orientera au niveau de Vallée Sud ?

    • Gérard Bardier Gérard Bardier Auteur de l’article | 13 février 2026

      Oui, la suppression de la taxe d’habitation a été entièrement compensée. Par contre, il y a eu une baisse progressive de la DGF (dotation générale de fonctionnement), notamment parce que la répartition de cette dotation a évolué pour favoriser les villes les plus pauvres et donc défavoriser les plus riches
      Je trouve comme vous que la question de VSGP est importante car ce seront les conseillers élus lors de ces municipales qui choisiront les membres de l’assemblée territoriale. C’est pourquoi je pose systématiquement une question sur le sujet. Je ferai probablement un article sur le sujet quand j’aurai publié plus d’articles de listes.

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