Révélé au grand public par The Voice puis salué pour son incarnation de Marie-Jeanne dans Starmania, Alex Montembrault poursuit un chemin très personnel, entre chanson, instrument et écriture intime. Il revient ici sur son enfance au sein d’une famille de musiciens, sur ses premières scènes avec ses sœurs, son rapport à l’identité, à la pudeur familiale et à la composition, avant d’évoquer ses nouvelles chansons et le concert à venir au Pédiluve de Châtenay le 1er octobre 2026.
Pierre Bozzonne. Vous êtes né dans une famille où la musique et le théâtre semblaient être omniprésents. Grandir dans un tel univers est sans doute une chance. À quel moment avez-vous senti que la musique n’était plus seulement celle de votre famille, mais qu’elle allait devenir votre propre chemin de vie ?
Alex Montembrault. En fait, ça s’est fait très naturellement, de façon très fluide et assez logique. C’est vrai que la musique faisait partie intégrante de notre quotidien. Beaucoup d’instruments à la maison et forcément de voir les parents aussi en faire leur métier avec plaisir, avec passion. Très rapidement, ça devient comme un deuxième langage. Et donc à l’adolescence, je dirais que j’avais déjà des rêves de scène et quelque part de faire sans mes parents. A l’adolescence, c’est devenu une évidence.
Et quand vous leur avez annoncé que ça serait réalisé de façon plus professionnelle, ont-ils eu peur, comment ont-ils réagi ?
Il n’y a pas tellement eu de prise de décision en soi. On a monté un groupe quand on était jeune avec mes sœurs. On a commencé à tourner un petit peu. J’avais 12 ans à l’époque, donc ce n’était pas un travail à proprement parler puisque je n’étais pas encore en âge. Notre père encadrait. J’ai monté divers projets à droite, à gauche. J’ai commencé à monter sur scène. Petit à petit, après mes études, j’ai obtenu mon statut de musicien, d’intermittent du spectacle. Ça suivait son cours avec logique, puisque ça faisait des années que je faisais de la musique en public.
Je sais que vous vous intéressez autant aux mélodies, aux arrangements, à l’enregistrement et à la prod. Depuis l’adolescence, vous écrivez, vous composez dans votre coin. Est-ce que vous vous sentez d’abord chanteur, auteur, compositeur, ou est-ce que vous seriez prêt à composer pour quelqu’un d’autre un jour ?
C’est assez drôle parce que je ne me suis jamais vraiment considéré comme chanteur. Je crois que je n’ai jamais réussi à m’attribuer ce titre-là. J’ai commencé en écrivant des chansons pour moi. Mais très rapidement, j’ai eu l’envie de tester aussi sur des textes qui ne m’appartenaient pas, sur des poèmes, des choses comme ça. Et aujourd’hui, j’aime bien l’exercice de me frotter à une autre créativité, une autre façon de voir les choses. Je commence à écrire pour d’autres personnes et ça m’ouvre des perspectives et j’aime beaucoup cet exercice-là. Je me dirais plus musicien que chanteur, de façon générale.
Vous êtes passé par le conservatoire avant de vous en éloigner, de travailler seul. Est-ce que vous aviez besoin à un moment d’échapper au cadre pour trouver votre propre manière de faire de la musique ?
Je l’ai senti de manière assez flagrante. J’étais au lycée, entouré de plein d’artistes, puisque c’était un lycée artistique. Et je me rendais bien compte que l’académie, la pédagogie du Conservatoire ne me convenait plus du tout. J’avais envie de passer un temps fou sur mon instrument, mais pas du tout à travailler ce qu’on me demandait de travailler. Et je me suis rendu compte que j’avais envie de nourrir cette envie-là plus que de gagner quelques années ou un diplôme au Conservatoire. Et donc j’ai laissé de côté le Conservatoire. Et là, tout un monde s’est ouvert à moi et je ne regrette pas du tout ce choix parce que j’ai appris beaucoup de choses par les liens avec les autres musiciens qui m’entouraient.

Cool. Avec Alice et Sarah, vos sœurs, vous aviez créé Potok on the Sofa. Qu’est-ce que vous avez appris de cette première expérience de groupe ? Est-ce que ça vous a finalement aidé après ? Ou est-ce que c’était quelque chose qui était comme expérience, mais qui n’a pas forcément été utile par la suite ?
Ça a eu quand même une place importante dans ma construction de musicien. C’est grâce à ce projet-là que j’ai mis le pied déjà dans le milieu professionnel. J’y parlais technique, premières dates, premiers cachets, de tout ce qu’il y a autour du projet.
On a monté une association. Ça tournait bien dans notre région et ça a pris des proportions qui faisaient qu’on devait s’occuper de toute la gestion, la partie salaire, etc. Ça a été très formateur, ça a duré près de 10 ans, grosso modo entre mes 12 à mes 22 ans. Ça m’a accompagné à ce moment charnière qu’est la professionnalisation aux alentours de mes 18 ans.
Aujourd’hui, je ne mettrais pas du tout de côté ce groupe-là. Avec mes sœurs, on était jeunes et on ne chantait pas forcément des choses que je chanterais aujourd’hui. Mais ça a été extrêmement formateur et ça a renforcé nos liens. C’était un projet vraiment familial, donc très important pour moi.
En écoutant ce premier album, ça m’a fait penser à Eddy de Pretto dans lequel il a évoqué des choses très intimes et familiales. Votre famille revient pas mal dans vos chansons. Je pense à Chez moi qui traite directement le sujet. Est-ce que c’est plus facile pour vous de dire certaines choses en musique qu’autour d’une table familiale ?
Sans hésiter, je répondrais oui à cette question. On est, comme je l’ai dit, un petit peu décrit dans ma chanson, on est une famille très pudique. Je suis moi-même très pudique et les vérités sont plus faciles à faire passer en musique.
Souvent, dans un premier album, on parle de choses très personnelles avant d’ouvrir son écriture à des choses plus vastes. J’ai retrouvé chez vous des influences diverses, Michel Berger, Véronique Sanson, Supertramp, le rock progressif des années 70. Comment ces univers, apparemment éloignés, se rencontrent-ils lorsque vous écrivez une chanson ? Est-ce que ça vous aide ? Est-ce que vous vous en inspirez ?
C’est plutôt comme une espèce de présence. Je ne vais pas chercher à copier. Je ne vais pas écouter un de ces titres en me disant « ah je vais prendre ça ! ». C’est plutôt que je les ai tellement écoutés, tellement joués quand j’étais plus jeune, que ça s’est intégré à ma façon de réfléchir à la musique. Ces influences-là sont marquées aujourd’hui dans mes chansons, elles sont intégrées à mon essence musicale.
En 2021, avec The Voice vous découvrez un public beaucoup plus large. Avec le recul, qu’est-ce que cette émission a réellement changé pour vous ? C’était un passage obligé ou vous vous dites que vous seriez arrivé de toute façon là où vous en êtes aujourd’hui ?
Les retombées n’étant pas forcément celles qu’on attendait, ça nous a poussés à travailler davantage et à atteindre nos objectifs coûte que coûte. On a découvert le milieu parisien, la télé, etc. C’était quelque chose de très nouveau, qu’on peut mettre dans sa liste d’expériences. On est crédibilisé d’avoir été accompagné par ses coachs. Ça a eu un gros impact. Mais peut-être moins sur le réseau professionnel que ce que j’aurais pensé.
Et puis quand arrive Starmania, est-ce que vous avez hésité longtemps avant d’accepter le rôle de Marie-Jeanne ? Thomas Joly vous confie un personnage qui repose beaucoup sur de l’intériorité, de la retenue. Comment avez-vous trouvé cette façon si particulière d’incarner Marie-Jeanne sans chercher à rivaliser avec des interprètes précédents ?
C’est assez drôle, je ne m’y attendais pas du tout. Je n’étais même pas au courant que le spectacle était en train de se reformer. Je débarquais à Paris, ça faisait seulement 3-4 mois que j’étais là. Je découvrais un monde nouveau. On évoluait avec mes sœurs et ma famille dans un milieu rural et où la musique circulait aux bouches à oreilles.

Et là, je reçois cet appel. J’ai eu un mouvement de recul puisqu’au début je ne comprenais pas vraiment ce qu’on pouvait attendre de moi et ça me paraissait énorme. Après, évidemment, j’ai accepté, c’était une opportunité à ne pas rater, d’autant plus que j’adore la musique de Michel Berger depuis très longtemps. Ça a fait sens immédiatement.
Mais pour ce qui est du personnage, pour le coup, on a énormément travaillé avec Thomas Joly, avec toute l’équipe, pour vraiment se baser sur le texte, sur le choix des mots du livret de Luc Plamondon, et pas sur des interprétations passées, justement pour essayer de faire une recréation au plus près de la façon dont elle a été écrite et non pas interprétée.
Cela m’a aidé aussi à être au plus près du personnage de Marie-Jeanne. J’ai l’impression de m’être retrouvé dans son tempérament, dans cette façon de se mettre en retrait et de regarder les choses avec recul.
Je ne vais pas être insistant trop sur Starmania, parce que vous avez dit que vous vouliez maintenant vous en affranchir. Vous avez reçu une reconnaissance critique avec le trophée de la révélation masculine. Mais à ce moment-là, je voudrais savoir si vous avez craint que le public reconnaisse Marie-Jeanne, plus qu’il ne sache pas encore vraiment qui était Alex?
J’ai été assez surpris de constater que visiblement, il y avait eu un accueil quand même très positif autour de tout ça. Évidemment, en termes d’identité aussi, moi je suis non binaire, donc c’est difficile de me retrouver dans une case ou dans une autre. De fait, j’ai vu ça aussi comme une marque de respect d’être dans la catégorie masculine, mais je pense qu’il y a eu une extrême bienveillance en tout cas dans le milieu aussi de la comédie musicale et du spectacle, puisque la salle est en grande partie remplie d’artistes. Et je pense que le spectacle Starmania a tellement été un succès que par rebondissement, j’ai eu la chance d’avoir eu un bon accueil par suite.
Pardon, mais avez-vous évoqué cela avec Thomas Joly à l’époque ? Comme quoi, en fait, ce personnage de Marie-Jeanne pouvait peut-être aller à l’encontre de votre construction ?
Bien sûr, ça a été un sujet évidemment. Déjà moi, dans ma façon de poser mes limites, aussi, par rapport à mon investissement dans le rôle, dans le personnage. On partait sur un engagement de plusieurs années et on sait à quel point la barrière entre personnage et réalité peut devenir très fine quand on s’investit vraiment. Evidemment, ça a été un questionnement. J’en ai parlé à Raphaël Hamburger, le fils de Michel Berger et de France Gall, avec qui j’étais en discussion pendant toute cette période.
Avec Thomas Joly, on a réfléchi, comment trouver un terrain où je me sentirais en confort, dans mon identité, dans mon corps, dans mon expression, mais qui ait un sens par rapport aux personnages et à la façon dont l’équipe artistique veut représenter le personnage.
La conclusion a été que Marie-Jeanne, si elle ne peut pas avoir de relation avec Ziggy car elle n’est pas un garçon, l’importance qu’elle soit une fille ou une femme n’existe pas. Donc quelque part, je n’avais pas la sensation de devoir me travestir dans ce personnage-là. Elle représente pour moi vraiment la neutralité et elle incarne plutôt une présence, plutôt qu’une femme qui va revendiquer son identité.
Et ça ne m’a pas tellement posé de problèmes. Le costume a été aussi travaillé pour que ça ait un sens et que je me sente à l’aise. On a vraiment très naturellement trouver la bonne incarnation de Marie-Jeanne à ce niveau-là.
D’accord, on va parler un peu de l’album maintenant, de deux ou trois chansons que j’aimerais un petit peu détailler avec vous. L’envie folle : c’est une chanson dont l’écriture me semble très proche d’une page qu’on aurait arrachée d’un journal intime. S’ouvrir ainsi, déclarer son amour par chanson interposée à l’autre, est-ce que c’est quelque chose qui a qui apaise sur le coup, une fois écrite, où on se dit qu’on peut passer à autre chose.
Ça prend un petit peu de temps quand même. Mais évidemment, c’est un exutoire. Ça a toujours été un exutoire de toute façon pour moi d’écrire, et d’autant plus d’écrire des textes. J’ai l’impression que pour n’importe quel artiste, ça commence comme ça. Ça commence par un journal qu’on a besoin de gribouiller pour extérioriser ses sentiments, qu’ils soient positifs ou négatifs. Et L’envie folle, c’est exactement ça. Vous avez mis le doigt dessus.vanille
J’écrivais beaucoup dans mes carnets il y a quelques années, je le fais moins aujourd’hui, puisque ma façon de faire est différente. Mais L’envie folle, c’est vraiment ça. J’ai besoin d’arracher le pansement et de dévoiler ce qu’il y a en dessous quoi. C’est pour ça que l’écriture est un peu plus crue, un peu plus écorchée entre guillemets.
J’ai écouté attentivement Vanille Choco. Personnellement je n’ai jamais aimé le foot. Je n’étais pas à l’aise ni sur un terrain ni dans les vestiaires, d’ailleurs personne ne voulait de moi dans son équipe. Et à vrai dire j’étais plutôt vanille pistache. C’était important pour vous d’évoquer vos goûts en matière de crème glacée ?
(Eclats de rires) En fait, c’est assez drôle cette chanson. Evidemment, il y a le jeu de mots de la binarité avec vanille/choco, noir/blanc. On voit les choses dans un sens ou dans un autre. Mais il y a un double sens à ce titre-là, c’est. Quand j’étais à la chorale, enfant, on avait appris une chanson à l’école de musique de mon village : Aragon et Castille de Bobby Lapointe. J’avais complètement enfoui cette chanson. Je l’avais oubliée. Et cette chanson a ressurgi comme ça. Je me suis dit : ah c’est vrai que j’ai appris ça quand j’étais enfant. C’est assez drôle aujourd’hui de ne me retrouver ni d’un côté ni de l’autre. Et ça m’a fait réaliser qu’il y a des choses qui marquent quand on est enfant et qui ressurgissent à des moments complètement aléatoires. Et donc c’était un petit clin d’œil à cette chanson que j’avais apprise enfant, en transformant ça en Vanille Choco.
A l’autre bout du fil s’adresse à votre mère. Cette chanson semble avoir ouvert la voie à une conversation qui n’a jamais vraiment eu lieu. Est-ce qu’une chanson peut parfois accomplir ce que la parole seule ne parvient pas à faire ?
Je pense que ça peut être un outil, une béquille quelque part, quand on n’arrive pas à trouver les mots dans le langage quotidien. J’ai vraiment la sensation qu’une chanson, à travers la musique et la façon aussi dont on va la construire, va permettre de se dévoiler, en mettant les formes, je ne sais pas comment dire ça autrement, mais ça m’a permis de mettre beaucoup de douceur dans ce que j’avais à dire.
Et je n’aurais pas su m’exprimer avec les mots seuls tout en étant sûr que la personne reçoit comme j’ai envie qu’elle le reçoive. Chez moi, c’est le cas avec n’importe quelle chanson qui s’adresse à quelqu’un. Je sens que la musique m’aide justement à mettre des formes à un discours.
Et vous avez pu échanger finalement avec votre maman ?
On a écouté ensemble et puis ça s’est très bien passé, ça a ouvert un dialogue et c’est exactement ce que je souhaitais.
Ça s’arrête quand l’écriture devient tout à coup plus sociale, avec un regard sur le monde extérieur. Est-ce que vous avez aujourd’hui aussi besoin dans vos chansons de parler aussi de ce qui vous révolte ?
C’est assez étonnant, parce que j’ai longtemps eu le souhait de ne pas vouloir me positionner, politiquement. Et je me rends compte aujourd’hui qu’en fait c’est inévitable quand on est artiste, et que notre parole est entendue par plus ou moins de monde. J’ai l’impression que c’est inévitable justement de se positionner par rapport à tout ce qui nous est présenté dans le monde, toute cette violence. C’est difficile de ne pas en faire partie. Forcément, ça a une place dans la créativité. C’est aussi très anxiogène et personnellement depuis quelques années je sens que ça peut avoir aussi une incidence sur ma façon de dire les choses. Les chansons d’amour et les chansons positives n’ont pas la même saveur. Je me sens obligé de parler de toute cette violence et toute cette injustice qui nous entourent puisque c’est là, omniprésent.
Vous avez placé avec XP un morceau instrumental au milieu de votre répertoire. J’y ai ressenti comme une respiration. Est-ce que c’est une façon de rappeler au public avant les mots, il y a quelque chose de l’ordre de la musique qui est aussi important ?
Exactement. Pour moi, c’est très important de remettre la musique et l’instrument au centre du projet. Sur scène, je m’accompagne systématiquement de ma guitare ou du piano, puisque ça a été l’objet premier de mon lien à la musique. La chanson, le chant sont venus après. C’était indispensable d’avoir justement cette respiration, comme vous dites, au milieu du projet, pour rappeler que pour moi, l’essence de la musique vient de l’instrument.
Quand on fait les premières parties d’artistes comme Véronique Sanson, Pierre Lapointe, Cœur de Pirate, Julien Doré, on joue devant un public d’un autre artiste. Qu’est-ce qu’on ressent à ce moment-là ? Qu’est-ce qu’il faut réussir dans les premières minutes pour donner envie au public de vous écouter ?
Quand je mets un pied sur scène, je me dis que je n’ai rien à perdre, puisque si ça ne se trouve personne ne me connaît dans la salle. Donc quelque part, ça ouvre des possibilités et je me dis il faut que je m’amuse, il faut que je prenne beaucoup de plaisir et que j’essaie de transmettre ce plaisir-là. Et je me pose la question aussi de ce dont j’ai envie que les gens retiennent de moi. Les gens qui ne me connaissent pas.
Et je crois qu’à chaque fois, la réponse, ça a été l’émotion. Et par l’émotion, c’est la sincérité, la simplicité. J’ai fait le choix à chacune de ces premières parties, de venir juste avec ma guitare, et de laisser vraiment place à l’émotion, à la voix, dans son état le plus pur possible, sans fioritures, sans musique additionnelle. J’aime beaucoup cet exercice-là, puisque les enjeux ne sont pas les mêmes, et au final il y a beaucoup moins de pression que pour un concert entier avec un public qui nous attend.
Vous avez publié après l’Envie folle, de nouvelles chansons, notamment Amour immense et toi. Est-ce que c’est déjà un nouveau disque qui est en train de se dessiner ? Dans quelle direction avez-vous envie d’aller maintenant ?
C’est en cours, il y a un deuxième projet dans les tiroirs. J’ai toujours eu besoin de prendre mon temps pour maturer les projets et maturer les chansons. Donc je ne pourrais pas vous donner une date précise.
Je souhaitais juste savoir si ça allait s’orienter sur quelque chose d’un petit peu différent dans l’écriture, de ce qu’on sait de vous, ce dont vous avez envie de dire de vous.
En fait, je ne cherche pas à faire une grande carte de visite, mais plus, comment dire, à tourner les chansons autour d’un sujet, d’un thème. Je les souhaite plus légers, avec notamment des chansons d’amour (je ne sais pas encore si elles seront dedans) mais voilà, il y a des choses en cours.
Ce 1er octobre, vous serez au Pédiluve de Châtenay, que je connais bien. C’est une petite salle où la proximité du public est immédiate. Je pense que vous ne la connaissez pas encore. Est-ce que ce genre de salle permet de vivre ce qu’une grande salle ne permet pas ? Je pense à votre expérience sur la scène de Starmania, etc. Est-ce que vous y avez pensé ?
Vraiment, cette proximité permet un échange plus intime. J’adore jouer dans des salles comme celles-ci. Ça me permet de prendre le temps, de ne pas chercher à être dans la performance, dans le timing, comme ça peut être le cas dans les grosses salles, et donc dans les grosses productions. J’aime les deux, évidemment. Mais l’expérience de proximité permet de voir les visages, de ressentir les émotions. Ça me met dans une posture forte de libération de mes propres émotions. J’ai très hâte.

