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Aimer Sceaux avec Maud Bonté

Maud Bonté, conseillère municipale de Sceaux depuis 2020, a créé et dirige la liste Aimer Sceaux qui se présente aux municipales de 2026. Elle expose à la Gazette les idées maitresses qui guident sa candidature.

La Gazette : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre liste ?

J’habite depuis 50 ans et j’ai quatre enfants. J’ai été longtemps professeur d’économie et de de contrôle de gestion, à l’IUT de Sceaux pendant 15 ans. Je ne suis affiliée à aucun parti politique. En 2020 au premier tour, j’étais présente sur la liste de X. Tamby. J’ai été élue au second tour sur la liste conduite par J.-C. Dessanges à la suite de la fusion entre les deux listes. Il y a un an, j’ai quitté le groupe auquel j’appartenais du fait de mon désaccord sur le budget de la ville. Sujet qui m’est cher.

J’ai un long passé d’engagement associatif. J’ai pu constituer ma liste avec des personnes, des amis que je connais bien et avec qui nous partageons des convictions communes.

Le constat

La Gazette : Quel bilan faites-vous de la situation de la ville ?

Pour moi, le bilan de l’équipe sortante est catastrophique. La triste réalité est :

  • La densification intense de la ville, en particulier boulevard Desgranges et avenue Jules Guesde,
  • La densification du centre-ville sans harmonie, avançant les immeubles jusqu’au milieu de la chaussée et détournant l’esprit de la concertation,
  • L’abattage de nombreux arbres, notamment à l’angle du sentier de la Tour et de la Coulée verte, et ceux de la place de Gaulle à venir, accentuant l’îlot de chaleur déjà repertoriée,
  • Le surendettement désastreux de la ville.

Le programme

La Gazette : Quel programme proposez-vous aux Scéens ?

Redresser les finances pour les Scéens. Réduire la dette de la ville qui est de 50M€ et celle de Hauts-de-Seine Habitat présidé par le maire qui est de 65M€.

Il faut revoir les projets d’investissements. Celui de la démolition-reconstruction du gymnase du Clos Saint-Marcel est de 20M€ ! Le budget de la crèche Robinson est passé de 3,3M€ à 8,5M€. Remettre en question la pertinence de l’acquisition du Centre de tri postal en brique rouge. Il faut aussi revendre les actifs inutiles, comme la maison Lurçat, rue Couderc.

Il faut réduire les frais financiers, et déjà renégocier les taux d’intérêt. L’équipe précédente a privilégié les taux variables, qui sont maintenant élevés. La ville emprunte pour financer son déficit !

Stationnement. Le centre-ville en manque désormais. Sceaux est une ville dynamique dont les commerces attirent jusque dans les villes voisines. La diminution importante de places de parking a engendré une baisse de la chalandise. Il faut en recréer en réexaminant la double piste cyclable entre l’église Saint-Jean-Baptiste et le lycée Lakanal, le projet de la place Charles de Gaulle.

Services publics. Nous avons à Sceaux des agents municipaux compétents. Nous pouvons nous appuyer sur eux pour garantir la présence de services sociaux. Les besoins sont grands auprès des seniors et des familles. Nous avons également les services à l’enfance et au soutien scolaire. Je n’oublie pas l’habitat social. J’assurerai la pérennité de France Services et des subventions à la MJC et au CSBC.

Soutien aux associations. Elles sont essentielles à la vie municipale. Elles agissent dans tous les domaines : sport, culture, social. Je tiens à soutenir non seulement leur existence, mais leur développement.

Préserver l’identité de Sceaux. Je veux conserver une harmonie architecturale avec des bâtiments d’une hauteur raisonnable et des toitures en pente. Cela contribue à une esthétique apaisante, ainsi que la préservation des arbres. Encore faut-il qu’ils restent en bonne santé, pour procurer de l’ombre et capter le CO2. J’ajoute des bancs et des fontaines dans l’espace public. C’est l’ensemble qui créera la respiration visuelle indispensable à l’esprit village qui fait l’identité de Sceaux.

Points particuliers

La Gazette : L’état général des Finances publiques françaises risque de conduire à une diminution des ressources des municipalités dans un futur proche. Qu’allez-vous faire ?

On invoque beaucoup l’Etat pour justifier son incurie. A écouter certains, les maires n’auraient aucun pouvoir. Pourquoi alors observe-t-on de telles différences dans la gestion de villes différentes ? Les frais financiers de la ville de Sceaux sont bien plus importants qu’à Fontenay ou Bourg-la-Reine. Je veux une gestion plus économe et, comme je le disais, une renégociation de la dette.

La Gazette : Le PCAET de VSGP a prévu de nombreuses mesures, mais sa réalisation dépend en grande partie des municipalités. Dans le domaine des émissions de gaz à effet de serre (GES), la priorité pour une municipalité est de diminuer ses propres émissions, par exemple en améliorant l’isolation des bâtiments publics.

C’est vrai. C’est une des missions des municipalités. Commençons d’abord à ne pas abattre nos arbres. Aujourd’hui, à Sceaux, les bâtiments publics, les écoles en particulier, sont de vraies passoires thermiques. La ville, actuellement, ne remplit pas son rôle. Je veux reprendre ce dossier.

La Gazette :  Les conseillers territoriaux (pour VSGP) sont élus en même temps que les conseillers municipaux. Quel avenir pour VSGP et quel partenariat de la ville avec cette intercommunalité ?

La relation entre le territoire et les communes est saine. Chaque maire des onze communes du territoire en est vice-président. Le président n’est pas un supérieur hiérarchique,. On s’abrite souvent derrière VSGP pour ne pas assumer ses décisions. Or, il suffit de considérer que chaque maire est ordonnateur des travaux de sa ville et que le territoire en est l’opérateur en charge de trouver les marchés d’exécution les plus efficaces. Et tout devient transparent.

La Gazette :  Quelle position pour un éventuel deuxième tour ?

Je me présente pour gagner. Je verrai à l’issue du premier tour.

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