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Les ciels habités de J.J.J. Rigal

FONTENAY-AUX-ROSES Jusqu’au 30 septembre, l’Espace Rosa Bonheur expose des œuvres du peintre et graveur Jacques Joachim Jean Rigal. Il est rare qu’un artiste cite ses prénoms d’état civil en totalité et les compresse en un acronyme, mais Rigal était un homme rare, un inspiré de la nature et des paysages.

Si l’exposition présente gravures et dessins, elle met l’accent sur la peinture pour nous révéler une part probablement pas la plus connue de celui dont la notoriété s’est d’abord imposée par la gravure.

Le site de l’Association Les Amis d’Edmond et J.J.J. RIGAL et celui de l’Espace Rosa Bonheur nous apprennent qu’il naît en 1926 à Paris et ses parents emménagent l’année suivante à Fontenay-aux-Roses. Son père, Edmond, a un atelier de graveur dans lequel il commence à s’exercer dès l’âge de 4 ans. « Dès l’âge de 10 ans, il expose au Salon d’Automne. Au début de la guerre, alors âgé de 13 ans, les séjours dans sa famille, en Auvergne, favorisent sa création artistique. Il réalise ainsi quelques dessins, lavis et de nombreuses peintures. »

Arbres

On trouvera dans l’exposition de magnifiques toiles consacrées à des paysages. Ainsi celle qui a été retenue pour illustrer l’expo et qui est présentée en haut de cet article. La composition est dominée par un ciel immense travaillé de rouges, d’orangés, de jaunes, le tout dans une imbrication qui les entrelace pour donner une épaisseur à la fois étrange et tragique.

Au centre, un arbre dénudé a une netteté qui tranche avec les arbres dans l’horizon. L’éparpillement de ses branches tranche aussi la balustrade pierreuse, solide et claire, au premier plan. Laquelle donne le sentiment de découvrir le panorama depuis le balcon d’une villa fastueuse.

Sur un autre tableau (voir ci-joint) tout aussi saisissant, c’est un paysage désolé avec trois arbres élancés, presque dépouillés de leurs feuilles. Le ciel est, comme pour le précédent, immense, mais doux, crème. De sorte que les branches fines et tortueuses ont une sévérité décharnée d’hiver. On voit une ligne de bosquets, peut-être de collines dans des ocres lumineux qui contrastent avec la végétation sombre au bas du tableau. Et ce sont dans l’ensemble des lumières chaudes qui éclairent le paysage pourtant austère.

L’avant-goût qu’on voudrait donner ici repose sur des reproductions numériques qui ne donnent guère plus qu’une vague idée. Il faut aller à Rosa Bonheur pour en savoir plus et goûter le bel art de J.J.J. Rigal.

Horaires d’ouverture

  • Lundi, mercredi et vendredi : de 16h à 20h.
  • Samedi et dimanche : de 14h à 20h.

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