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Le 26 avril, journée nationale des déportés

La Journée des déportés (en France, appelée officiellement Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation) existe pour une raison simple et essentielle : se souvenir de celles et ceux qui ont été déportés pendant la Seconde Guerre mondiale et rappeler ce que signifie la déshumanisation organisée.

Un devoir de mémoire

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des millions de personnes ont été déportées vers les camps nazis.

Le terme « camp » est employé dans une acception large, englobant les ghettos, les camps de travaux forcés, les camps de concentration, les camps d’extermination, ainsi que les « centres de soins », c’est-à-dire des lieux d’avortements forcés.

Certains sites, qualifiés de « camps de concentration », étaient à la fois des camps de détention, des camps de travail forcé et de transit, des camps de prisonniers de guerre, ainsi que des centres de mise à mort.

Les cibles des nazis

Outre les Juifs d’Europe dont on parle plus loin, « les nazis persécutèrent, brutalisèrent ou assassinèrent des membres d’autres groupes. Dans certains cas, ils agirent avec l’aide de leurs alliés et collaborateurs. »

L’Encyclopédie multimédia de la Shoah, auteur de cette citation, donne une liste des groupes ciblés par les nazis. L’ordre alphabétique retenu vise seulement à simplifier la lecture. 

  • Civils (non juifs) accusés de désobéissance, de résistance ou d’activités partisanes
  • Hommes accusés d’homosexualité en Allemagne ou ailleurs.
  • Individus marginaux en Allemagne, qualifiés d’« asociaux » ou de « criminels professionnels » 
  • Noirs en Allemagne
  • Opposants politiques et les dissidents en Allemagne 
  • Personnes handicapées
  • Polonais
  • Prisonniers de guerre soviétiques
  • Roms (Tsiganes) et autres personnes qualifiées de manière péjorative de « gitans »  
  • Témoins de Jéhovah 

Beaucoup n’en sont jamais revenus.

Les victimes juives

Sur environ 75.000 Juifs déportés de France, plus de 65.000 furent déportés de Drancy à Auschwitz-Birkenau. Le site du Mémorial de la Shoah, en lien avec Yad Vashem, propose notamment une liste des convois partis de France, indiquant pour chacun le nombre de déportés.

Il met également à disposition une base de données consacrée à la déportation durant la Shoah, présentant le contexte historique, les itinéraires des convois, les organismes et individus impliqués, ainsi que des informations sur les déportés et des récits de survivants (partiellement traduits en français).

Cependant, toutes les victimes n’ont pas péri dans les camps de concentration. Le terme « Shoah » désigne en effet l’ensemble du génocide. Pour la population juive, le Mémorial de la Shoah s’appuie sur les estimations de l’historien américain Raul Hilberg, selon lesquelles environ 5.100.000 Juifs ont été assassinés durant la Shoah. Il en propose la répartition suivante : 800.000 dans les ghettos ; 1.300.000 par exécution (par les Einsatzgruppen) ; 2.700.000 dans les camps d’extermination ; 300.000 dans les camps de concentration.

Une date symbolique

La journée nationale été instaurée en France en 1954 pour préserver la mémoire et éviter que l’horreur des camps ne soit oubliée ou banalisée. Pour transmettre l’histoire et rappeler aux générations suivantes ce qui s’est passé, concrètement, humainement. Également pour honorer les parcours de résistance et de survie. Enfin pour alerter sur les dérives possibles : racisme, exclusion, totalitarisme.

Elle rend hommage tout à la fois aux morts, aux survivants, aux résistants et à toutes les victimes de la déportation.

Elle est célébrée chaque année le dernier dimanche d’avril, à un moment choisi pour englober la libération des camps en 1945, sans se limiter à une seule date précise.

Au contraire d’une commémoration figée, la journée se veut une mémoire qui interroge le présent : comment une société peut basculer, comment la dignité humaine peut être piétinée, et surtout comment rester vigilant.

Commémorations

Des cérémonies sont organisées le dimanche 26 avril 2026 (lieu et horaire à vérifier auprès des mairies).

  • A Bourg-la-Reine, vers 11h00 à l’Hôtel de Ville.
  • A Châtenay, ce sera à 11h30 au Cimetière Ancien (107-109 avenue de la Division Leclerc).
  • A Fontenay, à 11h00, au Monument dédié aux victimes de la barbarie nazie (sur la Coulée verte, au-dessus de la rue Robert Marchand).
  • A Sceaux, vers 11h30 au Monument aux morts, dans la cour de l’Hôtel de Ville

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Ida Makarowski était une jeune fille juive qui fut arrêtée avec sa famille, envoyée au Camp de Drancy, puis déportée vers le camp d’extermination d’Auschwitz où elle est assassinée.

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