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Deuxième tour : premiers constats et réactions à  chaud

Le succès de Pauline Le Fur à Fontenay-aux-Roses est le seul changement de majorité politique au sein du territoire de Vallée Sud Grand Paris ( VSGP). Il  a donné lieu a des manifestations de joie sur place, alors que le climat était beaucoup plus sobre ailleurs. L’analyse des résultats en France montre un progrès général de la droite et de l’extrême droite et un recul des écologistes

Progrès des maires sortants par rapport au premier tour

La réduction du nombre de listes en  présence a notamment profité aux maires sortant. A Bourg-la-Reine, Patrick Donath gagne 7,12%. A Sceaux, le gain de Philippe Laurent est de 6,1%. A Fontenay-aux-Roses, le gain de 9,5% pour Laurent Vastel ne suffit pas à sauver son siège : la liste de Pauline Le Fur recueille 561 voix de plus que la sienne. On savait le scrutin incertain au regard des succès récents de la gauche.

Autres progrès notables :  ceux de Liliane Wietzerbin à Sceaux (+6,8%) et de Christophe Bonazzi à Bourg-la-Reine (+4,43%). Curieusement, à Sceaux,  l’élimination de Claire Bourdier et de Maud Bonte, ne profite ni à Jean-Christophe Dessanges(qui perd 0,7%) ni à Flavien Poupinel (qui ne gagne que 0,4%).

Après sa présentation des résultats, Patrick Donath a remercié les électeurs et tous ceux qui se sont investis dans cette élection, à commencer par le personnel municipal. Il a ensuite laissé la parole à chacun de ses concurrents.

Analyse des résultats en France

Comme c’est souvent le cas, les leaders politiques présents dans les médias dimanche soir ont tous trouvé des exemples pour souligner leur victoire et le bien-fondé de leur programme et de leur  stratégie. L’article de France info sur « les perdants et gagnants du scrutin » est donc bienvenu. Celui-ci distingue les villes de plus de 100.000 habitants, celles de 30.000 à 100.000 et celles de 10.000 à 30.000. Des graphiques montrent l’évolution de chaque camp  par taille de villes lors des 4 derniers scrutins.

Les plus grandes villes (42 de plus de 100.000 habitants) sont majoritairement à gauche. Derrière une stabilité globale, se cachent des gains et pertes dans les deux sens. Les écologistes perdent 4 des 7 villes qu’ils dirigeaient après le scrutin de 2020 qui leur avait été très favorable.

Au sein des villes de 10.000 à 100.000 habitants, la gauche perd de nombreuses villes : 48 pour les divers gauches (de 196 à 148), 12 pour les listes socialistes ou union de la gauche (de 141 à 129) et 18 pour le parti communiste (de 25 à 7 ). Une petite partie de de ces villes ont été gagnées par LFI, d’autres par la droite et le centre. De son côté le RN passe de 9 à 37 villes (+28).

Après ce scrutin, la gauche gère 52% des villes de plus de 100.00 habitants, 33% des villes de 30.000 à 100.000 habitants et 25% de celles de 10.000 à 30.000 habitants. Le RN et ses alliés détiennent entre 3 et 5 % des villes,  selon leur taille. On comprend que le Sénat va  rester à droite dans les années qui viennent.

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