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Bourg-la-Reine à cœur avec Cécile Andrieux

Cécile Andrieux, conseillère municipale sortante, qui a quitté la majorité sur ce qu’elle estime des points clés (fusion avec Sceaux, gestion financière) dirige la liste Bourg-la-Reine à cœur avec des Réginaburgiens de toutes origines qui partagent ses valeurs et ses idées.

La Gazette : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre liste ?

La liste que j’ai montée est composée de personnes très diverses en âge et en métier. On y trouve toutes les compétences utiles dans une équipe municipale : des médecins, comptables, financiers, médiatrice et éducatrice sociale, policier et gendarme en retraite, commerçants…

Nous souhaitons porter une vision humaine et juste pour la ville. Nous n’avons pas besoin de gens qui viennent par intérêt personnel, qui se battent pour une place, mais au contraire de personnes motivées par l’intérêt général. L’équipe est 100% locale et ses membres, en majorité, divers droite.

Je suis avocate en droit des affaires et en droit immobilier, conseillère municipale depuis 2020. Je me suis démarquée de la majorité sur le projet de fusion avec la ville de Sceaux : je ne voulais pas être la banlieue de Sceaux ni absorber les dettes de Sceaux. J’ai été choquée d’être dans cette équipe et qu’un projet soit lancé sans qu’on m’en fasse part.

Mais ce qui m’a fait basculer, c’est la découverte du rapport de la Cour régionale des comptes. On y découvrait notamment que notre capacité de désendettement était passée de 7 années en début de mandat à 13 années, alors qu’un ratio supérieur à 12 est considéré comme dangereux et qu’un rapport supérieur à 15 peut conduire à la mise sous tutelle de la Ville.

Le constat

La Gazette : Quel bilan faites-vous de la situation de la ville ?

Comme je l’ai indiqué plus haut, nous sommes dans une situation financière critique : il faut absolument réagir et redresser la ville.

Quand on écoute les habitants, on découvre à quel point Bourg-la-Reine est une ville avec un potentiel incroyable, qui reste en partie latent et qui peut être gâché par la mauvaise gestion de la mairie. Nous avons tout pour être bien, avec des habitants en or qu’on n’écoute pas alors qu’on est là avant tout pour eux.

Le programme

La Gazette : Quel programme proposez-vous aux Réginaburgiens ?

Nous avons défini 3 axes clés, avec des réponses immédiates et d’autres à plus long terme.

Finances : Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 35 à 43 millions d’euros en cours de mandat, ce qui a obligé le maire à augmenter la taxe foncière de plus de 37%. Il faudra réduire notre train de vie, pour réduire ces dépenses de 10%, ce qui devrait permettre en fin de mandat de diminuer de 10% la taxe foncière.

L’équipe sortante affiche que le montant de la taxe foncière est correct quand on le compare aux villes voisines. C’est vrai sur les villes les plus proches mais, dans le département des Hauts-de-Seine, on fait partie des villes les plus mal placées sur ce critère.

Familles : Nous voulons recentrer nos dépenses sur celles utiles au quotidien aux Réginaburgiens : les écoles avant la place Condorcet, recréer des places de crèche, des bancs pour les personnes âgées, …

A propos de l’offre sportive et culturelle, nous voulons proposer encore plus et encore mieux, avec plus de diversité. Remettre en place des fêtes qui rapprochent les gens et qu’on ne fait plus, comme le 14 juillet ou les feux de la Saint-Jean.

L’objectif est aussi de créer de l’intergénérationnel dans les activités du quotidien et les logements.

Tranquillité publique : il y a d’abord un aspect salubrité, en traitant tous les quartiers de manière égale.

Sur l’aspect sécurité, nous voulons étendre les horaires de la police municipale jusqu’au dernier RER, pour que chacun puisse rentre sereinement le soir et pour agir contre les incivilités qui se font plus en soirée.

Points particuliers

La Gazette : L’état général des Finances publiques françaises risque de conduire à une diminution des ressources des municipalités dans un futur proche. Qu’allez-vous faire ?

Oui, je partage cette crainte et nous l’avons prise en compte dans notre programme. On a eu 10 ans de présidence de Macron, pendant lesquelles on a dépensé en augmentant la dette, pour acheter la paix sociale. Je pense que la première méthode pour maintenir la paix sociale, c’est de promouvoir et mettre en œuvre des valeurs fortes, des valeurs républicaines.

La Gazette : Le PCAET de VSGP a prévu de nombreuses mesures, mais sa réalisation dépend en grande partie des municipalités. Dans le domaine des émissions de gaz à effet de serre (GES), la priorité pour une municipalité est de diminuer ses propres émissions, par exemple en améliorant l’isolation des bâtiments publics.

Nous avons intégré le PCAET dans notre programme : géothermie, accompagnement à la rénovation énergétique, conversion des bâtiments vers 0% de CO2 (y compris les écoles). Personnellement, je participe au Défi zéro déchet proposé par VSGP. La préservation de l’environnement, c’est très important pour moi, ce n’est ni de gauche ni de droite, mais universel.

Les conseillers territoriaux (pour VSGP) sont élus en même temps que les conseillers municipaux. Quel avenir pour VSGP et quel partenariat de la ville avec cette intercommunalité ?

La ville travaillera toujours en bonne intelligence avec VSGP, mais il faut qu’on sache qui fait quoi et qu’il y ait une véritable utilité des compétences transférées à VSGP. Pourquoi l’aménagement de la place Condorcet est-il conçu et réalisé par VSGP et pas par la Ville de Bourg-la-Reine ? Cela mobilise peut-être des compétences plus pointues, mais le premier résultat est que nous n’avons pas voté les travaux de cette place au conseil municipal et que nous ne parvenons pas à obtenir de réponse à nos demandes d’informations auprès de VSGP sur le coût d’aménagement de cette place.

Passer à l’échelon intercommunal conduit de fait à un manque de transparence, à une espèce d’éloignement. En soi VSGP donne la possibilité d’économie d’échelle. Très bien. Mais si on n’a pas des interlocuteurs transparents, on perd en information.

Par ailleurs, la présidence de l’association pour le prolongement de la ligne 4 (depuis 2018) m’a donné l’occasion de rencontrer un certain nombre d’élus du territoire, et notamment Carl Segaud aujourd’hui président de VSGP.

Quelle position pour un éventuel deuxième tour ?

En premier lieu, nous devons respecter les citoyens. Nous faisons campagne pour défendre nos idées et nos valeurs. Nous verrons au vu des résultats du premier tour comment continuer à défendre ces idées et ces valeurs.


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